Affaire Grégory

Nouvelle demande de liberté conditionnelle pour Murielle Bolle

  • PubliĂ© le 4 aoĂ»t 2017 Ă  12:02
Les avocats de Murielle Bolle Jean-Paul Teissonniere (D) et Christophe Ballorin (G) arrivent au palais de justice de Dijon, le 4 août 2017

Murielle Bolle, témoin clé de l'affaire Grégory récemment écroué, est arrivée vendredi matin à la chambre de l'instruction de Dijon, qui doit statuer sur sa demande de remise en liberté, a constaté un journaliste de l'AFP.


AgĂ©e de 48 ans, Mme Bolle a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©e de la maison d'arrĂȘt de Dijon dans un monospace foncĂ© aux vitres occultĂ©es, sous la protection des forces de l'ordre. Elle a Ă©tĂ© mise en examen le 29 juin pour enlĂšvement suivi de mort et placĂ©e en dĂ©tention provisoire.
L'audience devait démarrer à 09H30. "Je crois que ce sera une audience longue, puisque tout a été ressorti par les parties civiles et le parquet", a déclaré Me Jean-Paul TeissonniÚre, l'un des conseils de Murielle Bolle, en arrivant à la cour d'appel de Dijon.
"On va s'expliquer sur la totalité des éléments qui sont en contradiction (...) et nous avons bon espoir de parvenir à un résultat satisfaisant", a-t-il ajouté.
Adolescente à l'époque des faits, la suspecte avait accusé son beau-frÚre Bernard Laroche du rapt du garçon de quatre ans retrouvé mort dans la Vologne, avant de se rétracter.
Pour le parquet général, qui a requis le maintien en détention, le revirement de la jeune fille de 15 ans s'explique par des violences familiales subies à l'époque. Et il estime que de nouvelles pressions ne sont pas à exclure.


Mais les avocats de Murielle Bolle demandent de leur cÎté quelles "pressions récentes et actuelles" pourraient justifier le maintien en détention provisoire de leur cliente et affirment que "tous les éléments (...) sont réunis" pour une libération sous contrÎle judiciaire, avec notamment une solution d'hébergement extra-familiale.
L'affaire GrĂ©gory avait Ă©tĂ© relancĂ©e de maniĂšre spectaculaire Ă  la mi-juin avec l'arrestation de Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante de GrĂ©gory, soupçonnĂ©s d'ĂȘtre les "corbeaux" de l'affaire, auteurs de plusieurs lettres anonymes bien renseignĂ©es.
Mis en examen pour enlÚvement et séquestration suivis de mort, les deux septuagénaires, jamais inquiétés jusqu'alors, avaient été remis en liberté quelques jours plus tard, sous contrÎle judiciaire strict: domiciliés séparément dans des lieux tenus secrets, avec notamment l'interdiction absolue de parler à la presse.

Par Maria ANTONOVA - © 2017 AFP

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