"On est en finale !": les supporteurs de l'équipe de France ont laissé éclaté leur joie mardi soir à Paris aprÚs la victoire des Bleus face aux Belges (1-0) en demi-finale de la Coupe du monde de football à Saint-Pétersbourg, a constaté une journaliste de l'AFP.
Plus de 20.000 supporters des Bleus, massés devant un écran géant sur la place de l'HÎtel de ville, ont chanté la Marseillaise d'une seule voix au coup de sifflet final, qui propulsait l'équipe de France en finale, 20 ans les Bleus de 98.
Au mĂȘme moment, un concert de klaxons a rĂ©sonnĂ© dans les rues de la capitale, en Ă©chos aux "On est en finale" venus des terrasses des bars parisiens. Les gens sautaient dans tous les sens, se prenant dans les bras, les couples s'embrassant debout sur les tables de cafĂ©s. "On est en finale, on est en finale !", chantaient les supporteurs en dansant, rejoignant la rue de Rivoli toute proche, et dĂ©jĂ noire de monde, pour aller en direction des Champs-ElysĂ©es. La foule agitait des drapeaux français, des pĂ©tards Ă©taient lancĂ©s.
Au premier but tricolore inscrit Ă la 52e minute par Umtiti, des supporteurs munis de drapeaux tricolores, coiffĂ©s pour certains d'une perruque bleu-blanc-rouge et souvent vĂȘtus d'un maillot de foot, n'ont pas boudĂ© leur plaisir aprĂšs une premiĂšre mi-temps infructueuse. Devant l'HĂŽtel de ville le public criait comme un seul homme: "Aux armes, aux armes, nous sommes les Français et nous allons gagnĂ©" ou "on est les meilleurs, on est les meilleurs", a constatĂ© une journaliste de l'AFP.
Faute de places sur ce parvis, des Parisiens ont mĂȘme tentĂ© de forcer Ă plusieurs reprises le passage, montant sur des camionnettes, poubelles, abri-bus ou dans des arbres pour tenter d'apercevoir le grand Ă©cran. En vain. La foule a dĂ» se rĂ©signer Ă se rendre dans les bars aux alentours pour regarder la rencontre.
Dans un contexte de menace terroriste, plus de 1.200 policiers et gendarmes Ă©taient mobilisĂ©s pour assurer la sĂ©curitĂ© autour la fan zone. L'ambiance Ă©tait Ă la fĂȘte dans plusieurs autres quartiers de la capitale. A quelques mĂštres du Moulin Rouge, les pĂ©tards claquaient rĂ©guliĂšrement au cours du match alors que les terrasses Ă©taient bondĂ©es depuis plusieurs heures.
FidĂšle Ă ses traditions, le public pourrait rejoindre les Champs-ElysĂ©es, oĂč les services de police et pompiers ont prĂ©vu un dispositif.
AFP


