L'homme armé d'un couteau qui a menacé des gendarmes sous l'Arc de Triomphe à Paris est mort des suites de ses blessures par balles, tirées par l'un des militaires, a annoncé le parquet national antiterroriste (Pnat) dans un communiqué. Né en 1978 et de nationalité française, il avait été condamné en 2013 à de la prison en Belgique pour l'agression de trois policiers, selon le Pnat.
Les faits se sont déroulés vers 18H00 lors du ravivage quotidien de la flamme de la tombe du soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe, à deux pas de l'avenue des Champs-Elysées, lorsqu'un homme muni d'un couteau s'est précipité sur un gendarme de la musique de la gendarmerie mobile qui participait au service d'honneur de la cérémonie.
D'autres gendarmes, dont le nombre n'a pas été précisé, ont fait usage de leur arme de service pour neutraliser l'assaillant, selon la gendarmerie.
Atteint de plusieurs balles, l'homme a Ă©tĂ© transportĂ© Ă l'hĂŽpital. Son Ă©tat de santĂ© est "trĂšs grave", a prĂ©cisĂ© Laurent Nuñez lors d'une prise de parole brĂšve depuis le Var oĂč il est en dĂ©placement.
Le ministre de l'Intérieur a ajouté qu'"à ce stade" on "ne (connaissait) pas la raison" de l'attaque.
Le gendarme de la musique a été trÚs légÚrement blessé par le couteau, selon une source policiÚre.
- Obligation de pointer -
L'attaquant, domicilié à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, fait l'objet, selon une source proche du dossier, d'une "mesure individuelle de contrÎle administratif et de surveillance" (Micas) qui l'oblige à pointer tous les jours au commissariat.
Le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncĂ© aussitĂŽt se saisir des faits. Dans un communiquĂ©, il a prĂ©cisĂ© avoir ouvert une enquĂȘte en flagrance, en ajoutant qu'un magistrat du parquet se rendait sur les lieux.
L'enquĂȘte a Ă©tĂ© confiĂ©e Ă la section antiterroriste de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris, a prĂ©cisĂ© une source proche de l'enquĂȘte Ă l'AFP.
Quelques camions de CRS, gyrophares clignotants, Ă©taient stationnĂ©s sur la place de l'Etoile et barraient l'accĂšs Ă la tombe du soldat inconnu, a constatĂ© une journaliste de l'AFP, tandis que les arrĂȘts de bus environnants n'Ă©taient pas desservis et les stations de mĂ©tro Ă©taient fermĂ©es.
En début de soirée toutefois, vers 20H00, la circulation avait repris, place de l'Etoile, mais les forces de sécurité étaient toujours présentes en nombre. Quelques rues aux abords de la place étaient néanmoins fermées par des rubalises, a constaté une journaliste de l'AFP.
Des touristes sous des parapluies filmaient le monument sans savoir ce qu'il s'y était passé une heure auparavant.
"Nous venons de Pologne, nous avons l'habitude de ce genre de choses. C'est grave bien sĂ»r, mais il n'y a qu'un seul homme impliquĂ© (...). Nous allons tout de mĂȘme poursuivre notre visite et profiter de Paris", dĂ©clare Ă l'AFP Bartek Kowalski, tout juste arrivĂ© dans la capitale avec sa compagne.
Une autre famille est consternée en apprenant la nouvelle. "C'est choquant et encore une fois cela montre l'insécurité, c'est navrant, inquiétant et désolant", réagit auprÚs de l'AFP Franck Ramos, 51 ans, venu de la région de Bayonne en famille à Paris.
AFP


L'assaillant est décédé ,le problÚme est réglé.LFI va faire une marche blanche pour essayer de récupérer quelques voix communautaristes ,mais on s'en fout totalement.