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Pékin: le sommet Trump-Xi "capital" pour les futures relations

  • PubliĂ© le 3 avril 2017 Ă  13:00
Le président chinois Xi Jinping, le 30 mars 2017 à Pékin

Le premier sommet prévu jeudi aux Etats-Unis entre Donald Trump et Xi Jinping est "capital" pour l'avenir des relations bilatérales, ont convenu dimanche les deux pays, aprÚs la défiance affichée ce week-end par le président américain.


Le conseiller d'Etat chinois Yang Jiechi, vĂ©ritable chef de la diplomatie chinoise (au-dessus mĂȘme du ministre des Affaires Ă©trangĂšres Wang Yi), s'est entretenu dimanche soir au tĂ©lĂ©phone avec le secrĂ©taire d'Etat amĂ©ricain Rex Tillerson, a prĂ©cisĂ© lundi le ministĂšre chinois des Affaires Ă©trangĂšres.

Lors de cette discussion destinée à préparer le terrain à la rencontre entre les présidents américain et chinois, les deux responsables ont souligné dans des formules trÚs semblables les enjeux de ce premier sommet de l'Úre Trump.
"C'est au sommet des priorités pour les deux parties, c'est d'une importance capitale pour le développement des relations bilatérales, ainsi que pour la paix, la stabilité et la prospérité en Asie et dans le monde", a martelé M. Yang, selon un communiqué du ministÚre chinois.

"La rencontre des deux chefs d'Etat est extrĂȘmement importante pour l'avenir des relations sino-amĂ©ricaines", lui a fait Ă©cho M. Tillerson, selon la mĂȘme source, assurant que Washington "ne mĂ©nage pas ses efforts pour les prĂ©paratifs".
Xi Jinping doit ĂȘtre reçu jeudi et vendredi dans la luxueuse villa du prĂ©sident amĂ©ricain Ă  Mar-a-Lago en Floride, un sommet censĂ© illustrer le rapprochement entre les deux puissances sur fond de crise nuclĂ©aire avec la CorĂ©e du Nord.
Mais depuis l'annonce de ce sommet jeudi dernier, Donald Trump a soufflé le chaud et le froid, indiquant sur Twitter qu'il anticipait un entretien "trÚs difficile" avec le chef d'Etat chinois. "Nous ne pouvons plus avoir d'énormes déficits commerciaux (...) et des pertes d'emplois", a-t-il insisté, soulignant la nécessité d'envisager des "alternatives" pour les entreprises américaines.

Et pour enfoncer le clou, l'occupant de la Maison Blanche a demandé vendredi à son administration de recenser les pays exportateurs qui "trichent" avec les rÚgles en place, appelant à prendre les mesures nécessaires "pour mettre fin aux abus".
Des formules semblant viser la Chine sans la dĂ©signer: M. Trump avait fait du gĂ©ant asiatique un Ă©pouvantail de sa campagne Ă©lectorale, accusant PĂ©kin d'ĂȘtre un "champion de la manipulation de sa devise" pour favoriser ses exportations - ce que le rĂ©gime chinois avait farouchement rĂ©futĂ©.

Enfin, dans un entretien au quotidien Financial Times publiĂ© dimanche, Donald Trump s'est dĂ©clarĂ© prĂȘt Ă  "rĂ©gler" seul le problĂšme du nuclĂ©aire nord-corĂ©en... sans l'aide de la Chine. Une dĂ©claration qui intervient alors que Washington dĂ©nonce ouvertement l'insuffisance des sanctions adoptĂ©es par PĂ©kin contre Pyongyang, en dĂ©pit de l'arrĂȘt de ses importations de charbon nord-corĂ©en.

AFP

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