Actualités du monde

Pour le candidat Valls, "la voie est étroite", selon la presse

  • PubliĂ© le 6 dĂ©cembre 2016 Ă  10:31
Manuel Valls lors de l'annonce de sa candidature à l'élection présidentielle le 5 décembre 2016 à Evry dans l'Essonne

Les chances de Manuel Valls à la primaire présidentielle du PS ? "Un trou de souris" concluent mardi de nombreux éditorialistes, qui jugent "malaisée" la tùche de rassemblement du Premier ministre sortant.


Certes, sur la forme, le candidat Valls "est déjà dans le costume. Droit comme un +i+, ferme dans son propos, comme s?il avait vécu pour cela toute sa vie", analyse Cécile Cornudet dans le quotidien économique Les Echos.
L'Union sous la plume d'Hervé Chabaud l'a toutefois jugé "théùtral et excessif dans chaque scÚne de ce premier acte" qui a eu pour cadre son fief électoral d'Evry. "Manuel Valls s?est auto-promu chantre de la réconciliation", ce qui nourrit les doutes de l'éditorialiste du quotidien rémois et de plusieurs de ses confrÚres.
MĂȘme si, selon LibĂ©ration, le nouveau candidat "fait profil bas" avec une entrĂ©e en campagne tendant Ă  "rassembler son camp", Yann Marec rappelle dans Le Midi Libre "l'attitude clivante" du Premier ministre sortant.
Dans L'HumanitĂ©, Michel Guilloux se remĂ©more "l?hĂŽte de Matignon (qui) a tout fait pour interdire un vĂ©ritable choix de sociĂ©tĂ© contestant les dogmes capitalistes. SolidaritĂ©, progrĂšs social, Ă©galitĂ©, fraternitĂ© et mĂȘme libertĂ©s ne sont pas Ă  son menu".
"Celui qui parlait de +gauches irréconciliables+ veut désormais... réconcilier et rassembler", ironise Christophe Bonnefoy dans le Journal de la Haute-Marne.
"Si on le comprend bien, Manuel Valls va donc tenter de rĂ©concilier deux gauches dont il a lui-mĂȘme prononcĂ© l?acte de divorce. La tĂąche est malaisĂ©e", juge sobrement Paul-Henri du Limbert dans Le Figaro.
"Un trou de souris", confirme Nicolas Beytout de L'Opinion, car "l?espace de Manuel Valls est étroit, entre la gauche libérale et la gauche anti-mondialisation".
"Coincé entre Macron et Montebourg, sa voie ne tient qu?à un fil", renchérit Philippe Marcacci, de L'Est Républicain.
- Des 'mots durs' aux 'mots doux' -
"On ne doute pas de la capacitĂ© de Manuel Valls de passer subitement des +mots durs+ qui ont fait sa rĂ©putation aux mots doux en direction de ses nombreux adversaires. Qu?il soit entendu par ces mĂȘmes camarades, c?est une autre affaire !", Ă©crit HervĂ© Favre dans La Voix du Nord.
Cela fait dire à Michel Urvoy dans Ouest France que "pour Manuel Valls, candidat depuis hier soir, gagner la primaire serait déjà un exploit !"
Plus largement, Le Parisien estime que "franchement, on a beau se gratter la tĂȘte, on ne voit pas qui, pour l'instant, est capable de rassembler les Ă©lecteurs pour Ă©viter Ă  la gauche la dĂ©bĂącle de 2002: l'Ă©limination dĂšs le premier tour de la prĂ©sidentielle".
Seul motif d'espoir pour le nouveau candidat, qui avait concouru Ă  la primaire de 2011 et n'avait rĂ©uni alors qu'un peu plus de 5% des voix: "Qui aurait pensĂ©, il y a seulement un mois, que la droite se rassemblerait comme un seul homme derriĂšre François Fillon?? Pourquoi Manuel Valls ne tenterait-il pas le mĂȘme pari Ă  gauche??" demande Jean-Louis Hervois dans La Charente libre.

- © 2016 AFP
guest
0 Commentaires