La police antiterroriste britannique enquĂȘte pour dĂ©terminer si l'Iran est Ă l'origine d'un projet d'attaque "terroriste" contre une base militaire en Angleterre utilisĂ©e par l'armĂ©e amĂ©ricaine, rapportent lundi des mĂ©dias britanniques.
Cinq hommes soupçonnĂ©s de "prĂ©paration d'un acte terroriste" ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s dans la nuit de samedi Ă dimanche prĂšs de la base de la Royal Air Force de Fairford, dans le centre de l'Angleterre, que l'armĂ©e amĂ©ricaine utilise dans sa guerre contre l'Iran.
Interrogé pendant la nuit de dimanche à lundi par des journalistes sur les suspects, le président américain Donald Trump a déclaré :
"Nous savons tout d'eux, et vous en entendrez parler trĂšs bientĂŽt".
"On enquĂȘtait sur eux. Ils voulaient faire de gros dĂ©gĂąts Ă notre base, et travailler avec les Britanniques a super bien fonctionnĂ©", avait-il plus tĂŽt affirmĂ©.
En mars, le Royaume-Uni a autorisé les Etats-Unis à utiliser la base de Fairford pour des "opérations défensives spécifiques visant l'Iran", afin de détruire des missiles iraniens.
Depuis, des bombardiers et d'autres appareils américains ont été vus en train de décoller et d'atterrir à Fairford.
Les enquĂȘteurs de la police antiterroriste qui mĂšnent l'enquĂȘte "cherchent Ă dĂ©terminer si les suspects ont des liens avec l'Iran", Ă©crit le Times lundi.
Selon le Telegraph, la police "soupçonnerait l'Iran d'ĂȘtre l'acteur Ă©tatique le plus susceptible d'ĂȘtre Ă l'origine" de ce projet d'attaque.
En juillet, les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé d'attaquer la base de Fairford, avertissant que toute base utilisée pour lancer des attaques contre l'Iran constituerait une "cible légitime", selon ce quotidien.
InterrogĂ© par Times Radio sur la possibilitĂ© que le projet d'attaque "ait Ă©tĂ© motivĂ© par un Etat Ă©tranger hostile", le ministre de la DĂ©fense Wes Streeting a dit lundi qu'il ne souhaitait "pas spĂ©culer Ă ce stade de l'enquĂȘte".
La police a été alertée dans la nuit de samedi à dimanche par une agricultrice vivant prÚs de la base. Elle a raconté à la BBC lundi matin avoir vu "un groupe d'hommes masqués" alors qu'elle rentrait d'une soirée.
"J'ai compris que quelque chose de trÚs inhabituel était en train de se passer", a-t-elle expliqué.
"Etant consciente de l'existence d'une menace pour la sécurité de la base, j'ai immédiatement appelé la police du ministÚre de la Défense. Le téléphone a sonné dans le vide et personne n'a répondu", a poursuivi cette femme qui n'a pas donné son nom. Elle a ensuite téléphoné à la police.
"Il semble que quelqu'un ait gravement failli à sa tùche dans cette affaire", a-t-elle critiqué.
AFP
