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Real-Barça: un clasico pour une finale, un autre pour la Liga

  • PubliĂ© le 27 fĂ©vrier 2019 Ă  14:59
  • ActualisĂ© le 27 fĂ©vrier 2019 Ă  15:11
Le défenseur du Barça, Clément Lenglet, lors d'une interview à l'AFP au centre d'entraßnement de Sant Joan Despí, le 13 février 2019

Une rivalité centenaire condensée en trois jours ! Le Real Madrid accueille le FC Barcelone pour deux clasicos décisifs cette semaine, avec pour enjeu une place en finale de Coupe du Roi mercredi (20h00 GMT), puis l'issue de la course au titre samedi en Liga.

Au stade Santiago-Bernabeu, les deux grands d'Espagne s'affrontent deux fois en 72 heures pour dĂ©cider du dĂ©nouement de toute une saison. C'est vertigineux et c'est tout le sel des 241e et 242e clasicos de l'histoire, qui peuvent bouleverser toutes les dynamiques du moment sur un coup de dĂ©s, un coup franc, un coup de tĂȘte. "Ça peut ĂȘtre charniĂšre pour la suite de la saison", a rĂ©sumĂ© le dĂ©fenseur barcelonais ClĂ©ment Lenglet dans un entretien Ă  l'AFP.

Le premier de ces deux chocs, mercredi soir Ă  Madrid, doit dĂ©terminer qui disputera la finale de la Coupe du Roi le 25 mai Ă  SĂ©ville, contre Valence ou le Betis, qui s'affrontent pour leur part jeudi (aller: 2-2). La demi-finale aller Ă  Barcelone s'Ă©tant soldĂ©e par un nul 1-1, tout reste ouvert au match retour entre le Barça, quadruple tenant du titre en quĂȘte d'un quintuplĂ© inĂ©dit et d'une sixiĂšme finale de rang, et son dernier bourreau dans cette Ă©preuve, le Real, vainqueur du trophĂ©e en 2014.

- Vinicius pas effrayé par Messi -

La premiÚre manche, le 6 février, a d'ailleurs acté le retour en forme des MadrilÚnes: balayé 5-1 en octobre au Camp Nou, le club merengue a été métamorphosé par son changement d'entraßneur. Avec Santiago Solari, la "Maison blanche" a retrouvé de l'allant et le Bernabeu s'est trouvé un nouveau chouchou: le Brésilien Vinicius.
"Il a gagné le respect par son talent", s'est enthousiasmé Solari mardi.

Du haut de ses 18 ans, le jeune ailier n'a pas froid aux yeux, au point d'avoir renvoyé sur le banc des remplaçants l'attaquant-vedette Gareth Bale, qui a boudé ostensiblement ce week-end... Un sujet brûlant que Solari a esquivé avec prudence en conférence de presse.

"Vini", lui, a assurĂ© n'ĂȘtre pas impressionnĂ© par un adversaire comme Lionel Messi. "C'est un joueur incroyable qui fait des choses que personne ne fait", a concĂ©dĂ© le BrĂ©silien. "Mais nous n'avons pas peur de Messi, mĂȘme si c'est un grand joueur, car nous avons les meilleurs du monde." Gare nĂ©anmoins au capitaine barcelonais, irrĂ©sistible ce week-end en Liga: l'Argentin, meilleur buteur de l'histoire des clasicos (26 buts), reste sur un triplĂ© somptueux Ă  SĂ©ville (4-2) et ne veut "renoncer Ă  aucune compĂ©tition" cette saison.

- "Un match qui fige le temps" -

"Nous sommes à un pas d'atteindre une nouvelle finale", a prévenu Messi. "C'est face au Real, sur son terrain. Mais nous devons aller gagner ce match comme partout ailleurs et nous avons confiance dans le fait d'y parvenir."

Cent dix-sept annĂ©es de rivalitĂ© entre les deux clubs l'ont prouvĂ©, la forme du moment ne compte pas. Et d'ailleurs, le rĂ©sultat en Coupe du Roi mercredi ne prĂ©juge pas de l'issue du second choc samedi en Liga, oĂč le Barça (1er, 57 pts) peut dĂ©finitivement distancer le Real (3e, 48 pts)... ou au contraire le relancer.
Comme pour tous les clasicos, l'avant-match a été dominé par ces sempiternelles polémiques dont l'Espagne est si friande: Solari a jugé "hilarant" le calendrier qui offrait 24h de repos en plus au Barça avant mercredi. Et la presse catalane s'est agacée du penalty litigieux concédé au Real dimanche contre Levante (2-1) aprÚs recours à l'arbitrage vidéo (VAR).

Voilà le décor planté. Deux des meilleures équipes de la planÚte foot vont jouer leur destin sur deux matches à quitte ou double, avec environ 600 millions de téléspectateurs attendus à chaque fois. "Un match qui fige le temps", aux yeux de Clément Lenglet.
Et la rencontre de clubs la plus suivie au monde promet du grand spectacle: 3,3 buts par rencontre en moyenne. "Ce match fait toujours de l'Espagne la capitale mondiale du football", a prévenu Solari.

AFP

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