Politique

Sarkozy mettait ses ministres sur écoutes, selon Wauquiez

  • PubliĂ© le 17 fĂ©vrier 2018 Ă  03:00
  • ActualisĂ© le 24 fĂ©vrier 2018 Ă  06:58
L'ancien président français Nicolas Sarkozy, le 22 novembre 2017 à Saint-Aignan-sur-Cher

Nicolas Sarkozy plaçait ses ministres sur écoutes, et Emmanuel Macron avait mis en place une "cellule de démolition" de François Fillon, affirme Laurent Wauquiez, selon un extrait sonore d'une conférence donnée à l'Ecole de management de Lyon, diffusé vendredi sur TMC.


"Nicolas Sarkozy, il en Ă©tait arrivĂ© au point oĂč il contrĂŽlait les tĂ©lĂ©phones portables de ceux qui rentraient en Conseil des ministres. Il les mettait sur Ă©coutes pour pomper tous les mails, tous les textos, et vĂ©rifier ce que chacun de ses ministres disait au moment oĂč on rentrait en Conseil des ministres", relate Laurent Wauquiez dans cet enregistrement, rĂ©alisĂ© Ă  son insu, et dont des extraits ont Ă©tĂ© diffusĂ©s dans l'Ă©mission Quotidien. ContactĂ© par l'AFP, l'entourage de M. Wauquiez n'a pas souhaitĂ© faire de commentaires.

Quant Ă  Emmanuel Macron, "objectivement, il a quand mĂȘme eu un alignement de planĂštes assez inespĂ©rĂ©. Que Fillon gagne la primaire et que derriĂšre, il le dĂ©molisse? Je suis sĂ»r et certain, qu?il l?a organisĂ©, je pense qu?ils ont largement contribuĂ© Ă  mettre en place la cellule de dĂ©molition", affirme le prĂ©sident de la rĂ©gion Auvergne-RhĂŽne-Alpes.

M. Wauquiez aborde Ă©galement le cas de GĂ©rald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes publics, dont la plainte pour viol qui le visait vient d'ĂȘtre classĂ©e par le parquet de Paris, mais qui doit encore affronter une enquĂȘte pour abus de faiblesse. "Il sait trĂšs bien ce qu?il a fait". "Il va tomber", dit notamment le prĂ©sident des RĂ©publicains (LR), au cours de cette confĂ©rence rĂ©alisĂ©e avant l'annonce du classement sans suite de l'enquĂȘte. Pour lui, le ministre va devenir, dans le quinquennat Macron, "l'incarnation de ce qu'a Ă©tĂ© (JĂ©rĂŽme) Cahuzac".

M. Wauquiez revient Ă©galement sur l'appel Ă  la dĂ©mission lancĂ© par son parti Ă  l'encontre du ministre, ex-LR lui-mĂȘme. "J'ai sorti ça, j'ai Ă©tĂ© en minoritĂ© Ă  l'intĂ©rieur de mon parti. Moment trĂšs dur pour moi Ă  gĂ©rer. J'ai eu toute une sĂ©rie de voix dissonantes qui ont dit +non mais nous on trouve que c'est bien, faut qu?il reste, prĂ©somption d'innocence+. En ayant eu une sĂ©ance de dĂ©bat autour de la table avec un certain nombre de responsables de notre famille politique... En les regardant dans les yeux, je me demandais: il y en a combien qui se disent +pourvu que ça ne m'arrive pas+".

"Diffamations, injures, vulgarité... Une conception particuliÚre de l'enseignement... Les étudiants de EMLYON méritent mieux!", a réagi sur Twitter Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement.

AFP

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