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Tennis: Monfils, la renaissance

  • PubliĂ© le 28 fĂ©vrier 2019 Ă  22:34
  • ActualisĂ© le 1 mars 2019 Ă  06:50
Le Français Gaël Monfils, vainqueur du Lituanien Ricardas Berankis à Dubaï, le 28 février 2019

Un titre à Rotterdam, un top 10 sur les 12 victoires engrangées depuis le début de l'année, une demi-finale pour l'instant à Dubaï et un retour parmi les 20 meilleurs mondiaux: Gaël Monfils signe un début de saison tonitruant, et semble donner, enfin, des signes de maturité.

Il faut toujours s'attendre à l'inattendu avec Gaël Monfils. Le joueur de 33 ans, aussi prévisible qu'une météo normande, n'en finit pas de surprendre depuis quelques semaines, mais dans le bon sens.

"GaĂ«l fonctionne un peu plus que les autres Ă  l'affect. Il est profondĂ©ment humain, profondĂ©ment sensible. Il faut que tous les facteurs convergent. Et cela a l'air d'ĂȘtre le cas en ce moment", rĂ©sume Arnaud Di Pasquale, ex-DTN français.
Rien pourtant ne laissait penser que l'entame de cette saison serait différente de la fin de la précédente, clÎturée avec une 29e place bien triste, conclusion d'un exercice 2018 oscillant entre méforme, blessures, et doutes.

- Tùté du Challenger -

L'Antillais avait mĂȘme Ă©tĂ© tĂątĂ© le niveau challenger, la 2e division mondiale, pour se relancer en septembre dernier. Sans grand succĂšs. Trois mois plus tard, il annonce avoir choisi un nouvel entraĂźneur aprĂšs le dĂ©part, pour raisons personnelles, du SuĂ©dois Mikael Tillström. Son choix s'est portĂ© sur l'AmĂ©ricain Liam Smith, rĂ©putĂ© pour son travail en Australie, ayant participĂ© Ă  l'Ă©mergence de la gĂ©nĂ©ration des De Minaur, Kyrgios, Ebden. Mais rares sont les entraĂźneurs qui sont parvenus Ă  trouver la clĂ© pour "la Monf".

Sa saison 2019 débute d'ailleurs à l'image de ces derniÚres années: une blessure le contraint à déclarer forfait à Auckland. Et le N.2 français débarque à l'Open d'Australie sans repÚres. Il perd au 2e tour contre l'Américain Taylor Fritz (50e mondial). Le déclic ne va pourtant pas tarder.
Quelques jours plus tard Ă  Sofia, il signe deux victoires solides avant d'affronter la sensation grecque Stefanos Tsitsipas (11e) qui vient de signer une demi-finale Ă  Melbourne. Un vrai test que Monfils passe en deux sets (6-3, 7-6).

Intéressant, mais le Français a tellement habitué à ces coups d'éclats sans lendemain que sa défaite en demi-finale face à une autre sensation de ce début de saison, le Russe Daniil Medvedev (16e) semble logique.

Puis vient Rotterdam. Et lĂ  Monfils va clairement marquer les esprits. Non seulement parce qu'il remporte le deuxiĂšme ATP 500 de sa carriĂšre, mais aussi avec son tableau de chasse. Il prend se revanche sur Medvedev (16e) aprĂšs avoir sorti le Belge David Goffin (21e) au premier tour et s'offre le Suisse Stan Wawrinka en finale, un ex N.3 mondial.

Une superbe semaine. Et le Français continue sur sa lancée aprÚs avoir fait l'impasse à Marseille en raison d'une blessure au poignet gauche. A Dubaï, il s'offre son premier top 10 de la saison en écartant le Croate Marin Cilic au 1er tour, par ailleurs bourreau des Français en finale de Coupe Davis.
"J'Ă©tais prĂȘt et j'aime ma maniĂšre de jouer et de me battre", lĂąche-t-il notamment aprĂšs ce match. Quelque chose semble bien avoir changĂ© chez le Français, qui retrouvera Tsitsipas en demi-finale Ă  DubaĂŻ.

- "Prise de conscience" -

"Aujourd'hui on sent qu'il y a plus de fluidité, une prise de conscience aussi certainement et le fait qu'il soit trÚs bien dans sa vie perso, ça y contribue énormément je pense", analyse Arnaud Di Pasquale.

Le Français a effectivement officialisé depuis plusieurs semaines sa relation avec l'Ukrainienne Elina Svitolina, 6e joueuse mondiale. Sa relation avec son entraßneur semble elle aussi idyllique jusqu'ici. Bref, tous les voyants sont au vert.

"On le sent trĂšs Ă©panoui. Et il a besoin de ça, il a besoin d'ĂȘtre heureux. Comme tout le monde en fait, mais lui un peu plus que les autres", reprend Di Pasquale.

Naturellement, ce dĂ©but de saison fait naĂźtre quelques espoirs pour la suite. "Ce qui va ĂȘtre intĂ©ressant c'est sur les Grands Chelems, comment il va se comporter. C'est vraiment lĂ  qu'on verra s'il a vraiment passĂ© un cap", assure Di Pasquale.

Le prochain est Ă  Paris, dans trois mois.

AFP

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