Trump soutient finalement un vote Ă  la Chambre sur la publication du dossier Epstein

  • PubliĂ© le 17 novembre 2025 Ă  08:52
  • ActualisĂ© le 17 novembre 2025 Ă  09:01
Le président américain Donald Trump s'adresse aux journalistes avant de monter à bord d'Air Force One, le 16 novembre 2025, à l'aéroport international de Palm Beach, en Floride

Dans une volte-face, Donald Trump a déclaré dimanche qu'il soutenait un vote à la Chambre des représentants américaine pour la publication du dossier du délinquant sexuel Jeffrey Epstein.

"Les républicains de la Chambre devraient voter pour publier le dossier Epstein, parce que nous n'avons rien à cacher et qu'il est temps de mettre ce canular démocrate derriÚre nous", a écrit sur sa plateforme Truth Social le président, qui était jusque-là opposé à l'idée.

"Le ministÚre de la Justice a déjà rendu publiques des dizaines de milliers de pages sur +Epstein+, et s'intéresse à plusieurs agents démocrates" concernant leur "relation" avec celui-ci, a ajouté Donald Trump, citant "Bill Clinton, Reid Hoffman, Larry Summers, etc".

La Chambre des représentants doit examiner cette semaine une proposition de loi qui forcerait le ministÚre de la Justice à publier le reste du dossier du riche financier new-yorkais, mort en prison avant son procÚs.

Donald Trump a Ă©tĂ© accusĂ© de chercher Ă  empĂȘcher un vote pour dissimuler des Ă©lĂ©ments l'impliquant dans cette affaire, ce que l'intĂ©ressĂ© a dĂ©menti.

La position qu'il tenait avant son revirement a semé la division dans le camp républicain, habituellement loyal.

Le milliardaire a pris ses distances avec de proches alliés issus de son mouvement "MAGA" (Make America Great Again), dont des parlementaires comme Marjorie Taylor Greene, à laquelle il a retiré ce week-end son soutien pour les élections de 2026.

"Certains +membres+ du Parti républicain sont +utilisés+, et on ne peut pas laisser cela se produire", a-t-il lancé.

"La Commission de surveillance de la Chambre peut avoir tout ce à quoi elle a légalement droit, JE M'EN FICHE!", a encore affirmé le président, qui avait promis pendant sa campagne des révélations fracassantes, puis tenté de clore le dossier une fois revenu au pouvoir.

- Révélations d'emails -

L'affaire a été relancée la semaine derniÚre par la publication de courriers électroniques de Jeffrey Epstein, que M. Trump a fréquenté quand ils étaient des figures de la jet-set new-yorkaise, avant de se brouiller avec lui.

Avec sa complice Ghislaine Maxwell comme rabatteuse, M. Epstein faisait venir des mineures dans ses résidences notamment à New York et en Floride pour, sous le prétexte de massages, les agresser sexuellement.

Il est mort en prison en 2019, par suicide selon les autorités. Ghislaine Maxwell purge, elle, une peine de 20 ans de prison pour exploitation sexuelle.

Donald Trump "savait Ă  propos des filles" agressĂ©es sexuellement et a mĂȘme "passĂ© plusieurs heures" avec l'une d'elles, affirment des emails de Jeffrey Epstein rĂ©cemment dĂ©voilĂ©s par des parlementaires dĂ©mocrates.

"Je ne sais rien de cela. (Sinon) cela aurait été dit il y a longtemps", a assuré le président américain vendredi.

"Jeffrey Epstein et moi avons entretenu de trÚs mauvaises relations pendant de nombreuses années", a-t-il ajouté.

Dans ces courriers électroniques figurent aussi des échanges avec Larry Summers, qui a été conseiller économique de Barack Obama et a présidé la prestigieuse université Harvard.

Bill Clinton a pour sa part fréquenté le financier new-yorkais dans les années 1990 et 2000.

AprĂšs ces rĂ©vĂ©lations, Donald Trump a rĂ©clamĂ© une enquĂȘte fĂ©dĂ©rale contre M. Summers, l'ancien prĂ©sident Clinton et l'investisseur-entrepreneur Reid Hoffman, notamment.

En juillet, le ministĂšre de la Justice et la police fĂ©dĂ©rale (FBI) avaient pourtant annoncĂ© qu'ils n'avaient "pas dĂ©couvert de preuves sur lesquelles fonder une enquĂȘte contre des personnes jusqu'ici non poursuivies" dans l'affaire Epstein.

Les deux institutions avaient aussi jugé qu'il ne serait "pas pertinent" de rendre public le "dossier Epstein", suscitant l'incompréhension, voire la colÚre, de nombreux partisans "MAGA".

AFP

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