Une tonne de cocaïne saisie au large de La Réunion : un Brésilien et deux Boliviens mis en examen et écroués

  • Publié le 11 juillet 2026 à 17:44
marine national le Nivôse

Deux Boliviens et un Brésilien ont été mis en examen et écroués à Paris vendredi 10 juillet 2026 après avoir été arrêtés fin juin à bord d’un bateau dans l’océan Indien avec plus d’une tonne de cocaïne. Leur navire a été intercepté le 25 juin au large de La Réunion ont indiqué plusieurs sources. D’après l’une des sources, ils naviguaient depuis l’Amérique du Sud vers l’Australie. Selon des informations confirmées à Imaz Press par des sources proches des enquêteurs, le navire a été escorté jusqu'à La Réunion après avoir été intercepté (Photo : Fazsoi)

Le voilier a été intercepté par l'Astrolab, un patrouileur de la Marine Nationale. Selon nos informations, le bateau est arrivé à La Réunion, sous bonne garde, le vendredi 26 juin.

Dans le cadre de l'enquête immédiatement ouverte, les trois mis en cause ont été placés en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie à la Redoute à Saint-Denis.

- La drogue détruite à La Réunion -

A l'issue de leurs garde à vue de 96 heures - la durée légale pour les affaires de drogue -, les deux Boliviens et le Brésilien ont été déférés au tribunal de Saint-Denis. 

Une information judiciaire ayant été ouverte par le parquet national anti-criminalité , les trois hommes ont été transférés vers l'Hexagone le jeudi 2  juillet, a-t-il été indiqué à Imaz Press.

Selon nos informations, la drogue a été détruite à La Réunion.

Arrivés en France hexagonale vendredi, les trois hommes ont été mis en examen par le tribunal de Paris pour pour importation et trafic de stupéfiants en bande organisée. Les trois suspects ont ensuite comparu devant une juge des libertés et de la détention, qui les a placés en détention provisoire, indique l'AFP.

- Audience à huis clos à Paris -

Barbe blanche et chemise noire, le Brésilien, 58 ans, est apparu calme dans le box.

"La non-publicité des débats est nécessaire pour préserver les investigations", a fait valoir le procureur, requérant le huis clos.

Cet homme s’est présenté comme un marin-pêcheur aux enquêteurs, selon l’une des sources proches.

Sollicité par l’AFP, son avocat a assuré que son client n’avait "aucun lien avec le monde du narcotrafic, qui a manifestement abusé de sa précarité physique et psychique". C’est "un homme âgé et fatigué", a insisté Eliott Amzallag.

Deux Boliviens, âgés d’une trentaine et d’une quarantaine d’années, ont aussi été arrêtés. Ils ont été mis en examen et écroués à Paris dans le cadre de la même information judiciaire , d’après les sources proches de l'enquête citées par l'AFP.

"Mon client coopérera pleinement", a répondu à l’AFP l’avocat du trentenaire, Baptiste Bellet. Les investigations à venir montreront que "mon client est étranger au réseau criminel visé par cette enquête", a-t-il promis.

L’avocate du quadragénaire, Sophie Guinamant, n’a pas souhaité commenter.

Lire aussi - Narcotrafic : 271 kg de stupéfiants saisis en mer lors d’une opération régionale inédite

www.imazpress.com/[email protected]

guest
1 Commentaires
HULK
HULK
1 heure

Encore trois innocents qui vont être injustement condamnés... Les pauvres.