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"Vatileaks": scandales financiers peu reluisants selon deux nouveaux livres

  • PubliĂ© le 3 novembre 2015 Ă  16:31
Le pape François (c) dirige une messe pour le "repos des Ăąmes des cardinaux et Ă©vĂȘques morts au cours de l'annĂ©e", le 3 novembre 2015 au Vatican

Des affaires financiÚres vaticanes peu reluisantes, avec notamment la non redistribution aux pauvres d'une partie des dons des oeuvres de bienfaisance, sont révélées par deux livres à paraßtre dans le cadre du nouveau "Vatileaks" au Vatican, a rapporté mardi la presse italienne.


Un prĂ©lat espagnol, Mgr Lucio Angel Vallejo Balda, et une laĂŻque italienne, Francesca Chaouqui, accusĂ©s d'avoir divulguĂ© des documents Ă©conomiques du petit Etat, ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s ce week-end au Vatican. Mme Chaouqui a Ă©tĂ© remise en libertĂ©.
Les livres "Avarice" d?Emiliano Fittipaldi de l'hebdomadaire L'Espresso et "Via crucis" de Gianluigi Nuzzi du groupe télévisé Mediaset seront en librairie le 5 novembre.
Ils rapportent que les dons reçus par le Saint-SiÚge à l?intention des plus pauvres ne sont pas tous destinés à des ?uvres de bienfaisance. Selon Emiliano Fittipaldi, 400 millions d'euros auraient été ainsi détournés de la caisse du "Denier de Saint-Pierre" pour les besoins de la Curie.
De mĂȘme, des cardinaux "continuent Ă  vivre dans des appartements de 500 m2", ajoute Gianluigi Nuzzi, qui fut aussi impliquĂ© lors de la prĂ©cĂ©dente fuite de documents Ă  la fin du pontificat de BenoĂźt XVI.
M. Nuzzi fait état "de pertes dues à des différences d?inventaire", avec des ?trous? de 700.000 euros au supermarché du Vatican et de 300.000 euros à la pharmacie vaticane.
Selon ce journaliste, le pape aurait présidé une réunion à huis clos en 2013, déplorant que "les frais soient hors de contrÎle", relevant une augmentation de 30% du nombre des employés en 5 ans.
Sans mentionner Mgr Vallejo Balda et Mme Chaouqui, M. Nuzzi affirme que "ses sources" ont souhaitĂ© "aider le pape", en publiant des documents auxquels ils avaient pleinement droit d?accĂšs dans la Commission d'experts Ă©conomiques oĂč ils travaillaient.
Cela "n'est absolument pas une façon d'aider la mission du pape", avertissait lundi le communiqué du Vatican en parlant de "grave trahison de sa confiance".
Le journaliste Fittipaldi a dĂ©fendu mardi son enquĂȘte dans La Stampa: "ce travail a commencĂ© il y a un an et se fonde sur des informations vĂ©rifiĂ©es", a-t-il assurĂ©.
"Je comprends bien que le Vatican se montre prĂ©occupĂ© (...) Une telle enquĂȘte peut alarmer parce qu'elle rĂ©vĂšle la distance entre le positionnement pour les pauvres du pape et le fonctionnement rĂ©el de la machine vaticane", a ajoutĂ© le journaliste.


- © 2015 AFP
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1 Commentaires
10 ans

on le dit a chaque fois qui controle le vatican ! , cela ce n'est que le sommet de l'iceberg.