Rugby

XV de France: contre les Gallois, rebondir pour rĂȘver

  • PubliĂ© le 20 mars 2021 Ă  10:41
  • ActualisĂ© le 20 mars 2021 Ă  10:59
Le XV de France lors du crunch contre l'Angleterre en Six Nations Ă  Twickenham, le 13 mars 2021

Gagner et le plus largement possible: le XV de France doit se transcender contre le pays de Galles, en quĂȘte du Grand Chelem, samedi (21h00) au Stade de France, pour garder un espoir de remporter le Tournoi des six nations.

Ce sacre, les Bleus lui courent aprĂšs depuis plus d'une dĂ©cennie (2010). Pour l'obtenir malgrĂ© la dĂ©faite Ă  Twickenham contre l'Angleterre (20-23), il faut donc gagner contre un XV du Poireau qui vise aussi la victoire finale, puis rĂ©cidiver le 26 mars face Ă  l'Ecosse. "On sait qu'on n'a pas trop de marge de manoeuvre. Donc il faudra dĂ©jĂ  faire un grand match et essayer de prendre le maximum de points", a rĂ©sumĂ© le pilier gauche Cyril Baille avant le casse-tĂȘte qui attend son Ă©quipe.

Ce casse-tĂȘte consiste Ă  s'imposer avec le bonus offensif Ă  la clĂ© et ce, en privant les Gallois du moindre bonus. En d'autres termes: inscrire au moins quatre essais sans en encaisser plus de trois et l'emporter d'au moins huit points. Telles sont les conditions Ă  remplir pour garder de bons espoirs de dĂ©crocher le titre, pour la premiĂšre fois depuis 2010, le 26 mars Ă  Saint-Denis Ă  l'issue d'un ultime match, en retard, contre l'Ecosse qu'il faudra lui aussi gagner et idĂ©alement avec le bonus.

Balayer le XV du Poireau, leader au bilan parfait jusqu'ici (quatre victoires), est déjà une sacrée performance mais ce n'est donc qu'une premiÚre étape. Ou "une premiÚre finale", selon l'entraßneur des avants français, l'ancien talonneur William Servat, membre de la troupe des "Grands Chelemards" il y a onze ans.

La jeune équipe de France (25 ans et 21 sélections de moyenne) compte donc "tout donner" et "ne pas trop calculer parce que si tu te mets à calculer, aprÚs tu sors de ton match", a expliqué Baille.

- Souvenir d'octobre -

Surclasser le pays de Galles, les Bleus l'ont dĂ©jĂ  fait: le 24 octobre, lors du coup d'envoi de la tournĂ©e automnale et dĂ©jĂ  au Stade de France, privĂ© de public. Ils avaient inscrit cinq essais, dont un doublĂ© du demi de mĂȘlĂ©e Antoine Dupont, pour deux encaissĂ©s et un Ă©cart final de 17 points (38-21).

Mais la sélection galloise traversait une bien mauvaise passe. Elle allait terminer l'année 2020 avec sept défaites en dix matches au compteur et une infamante avant-derniÚre place du Tournoi, indigne de son rang. En 2021, les "Dragons rouges" sont en pleine résurrection et leur sélectionneur Wayne Pivac, aprÚs une premiÚre année de mandat difficile, a fait taire les critiques.

Aujourd'hui, battre les Gallois, selon les critÚres énoncés plus tÎt, ressemble à une prouesse au vu des chiffres. Car les hommes en rouge ont inscrit au moins quatre essais et en ont encaissé moins de deux en moyenne depuis le début du Tournoi. Et ils restent sur trois succÚs bonifiés, dont un d'ampleur à Cardiff contre l'Angleterre (40-24). Face au XV de la Rose, les Bleus ont, eux, essuyé leur premier revers (23-20) samedi dernier à Londres.

- Inusable Alun Wyn Jones -

"C'est une Ă©quipe totalement diffĂ©rente, avec une conquĂȘte forte, des joueurs qui montrent, comme toujours avec le pays de Galles, un gros Ă©tat d'esprit et une grosse abnĂ©gation. Aujourd'hui, les Gallois sont en position de force", estime Servat. Cinq mois aprĂšs la lourde dĂ©faite Ă  Saint-Denis, le XV du Poireau s'appuie toujours sur un collectif trĂšs expĂ©rimentĂ© autour de l'inusable deuxiĂšme ligne Alun Wyn Jones qui, Ă  35 ans, amĂ©liorera encore le record du monde de sĂ©lections avec une 157e cape (en comptant celles avec les Lions britanniques). Le XV prĂ©vu au Stade de France cumule 987 sĂ©lections, soit une moyenne de prĂšs de 66 par joueur. MĂȘme le centre GaĂ«l Fickou, le plus capĂ© des Bleus (61), ne l'atteint pas.

La sĂ©lection galloise dispose aussi d'une dose de sang neuf, avec la pĂ©pite Louis Rees-Zammit (20 ans), co-meilleur marqueur d'essais (quatre Ă  Ă©galitĂ© avec l'Anglais Anthony Watson), qui brille de mille feux sur son aile. "Il faudra ĂȘtre trĂšs compĂ©titifs samedi", a soulignĂ© GalthiĂ©. Et rĂ©ussir un gros coup pour survivre.

AFP

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