Rugby

XV de France: une cĂŽte pour attaquer le marathon vers le Japon

  • PubliĂ© le 10 novembre 2018 Ă  10:29
  • ActualisĂ© le 10 novembre 2018 Ă  10:59
Séance d'entraßnement pour le XV de France au centre national du rugby de Marcoussis, le 9 novembre 2018

Une entrée épicée: le XV de France débute samedi (21h05) au Stade de France ses test-matches de novembre contre l'Afrique du Sud, ragaillardie et qu'ils n'ont plus battue depuis 2009, pour engranger victoire et confiance sur la longue route jusqu'à la Coupe du monde 2019 au Japon.

Le passĂ© est Ă©galement dans le rĂ©troviseur des Bleus qui, il y a quasiment tout juste un an, s'apprĂȘtaient Ă  dĂ©fier ces mĂȘmes Springboks au milieu d'une sĂ©rie d'automne au final fatal au sĂ©lectionneur Guy NovĂšs.

Battus (18-17) aprÚs avoir déjà cédé devant la Nouvelle-Zélande (18-38), ils allaient ensuite concéder un nul miraculeux contre le Japon (23-23) aux allures de défaite.
Au programme cette année ne figurent pas les maßtres All Blacks, ni les "Brave Blossoms" mais, outre l'Afrique du Sud, les Fidji (24, au Stade de France de nouveau) et l'Argentine (17 novembre à Lille), qu'ils retrouveront dans moins d'un an au Japon (20 septembre-2 novembre).

Le pays du Soleil levant pointe à l'horizon, obscurci d'un léger brouillard pour des Bleus qui, depuis le remplacement de NovÚs par Jacques Brunel en toute fin d'année 2017, n'ont remporté que deux de leurs huit rencontres.
Ils se sont offert le scalp de l'Angleterre (et de l'Italie), ont cédé d'un petit pouce contre l'Irlande et le pays de Galles sur ses terres, et ont rivalisé à mi-temps contre la Nouvelle-Zélande chez elle en juin.

"La victoire est impérative"

Mais il leur manque l'essentiel: des victoires, seul matĂ©riau Ă  mĂȘme de vĂ©ritablement cimenter une Ă©quipe en recherche de certitudes et de constance.
"On a montré depuis le début de l'année des qualités, mais des faiblesses aussi. On veut un contenu avec une qualité constante sur l'ensemble de la partie, qu'on n'a pas eue jusqu'ici. La victoire est la seule ambition qu'on peut avoir. On a besoin de conforter ce qu'on fait, notre groupe. La victoire est impérative, nécessaire" a convenu Brunel.
Il a aussi reconnu une autre évidence: "Le temps nous est compté, il faut qu'on stabilise cela trÚs rapidement."
Cette quĂȘte de stabilitĂ© est entravĂ©e par les absences de plusieurs titulaires, comme Ă  chaque rendez-vous (Parra, Fofana, Atonio), Ă  l'heure d'affronter les Springboks qui eux aussi ont changĂ© de sĂ©lectionneur en 2018.
Avec succĂšs, puisque Johan "Rassie" Erasmus est parvenu Ă  remporter la sĂ©rie contre l'Angleterre en juin avant de triompher de la Nouvelle-ZĂ©lande mi-septembre sur ses terres (36-34), d'oĂč les Bleus Ă©taient repartis avec trois lourdes dĂ©faites en juin.

Si les Bleus ont perdu en route Morgan Parra, Wesley Fofana, Uini Atonio, Bernard Le Roux et Rémi Lamerat, ils ont récupéré deux joueurs expérimentés à des postes-clés: Camille Lopez, attendu, aprÚs une absence d'un an et demi, comme le titulaire à l'ouverture, et Louis Picamoles, seul N.8 perforant de France mais sur courant alternatif en bleu depuis plusieurs années.

Double défi

La puissance du MontpelliĂ©rain devrait ĂȘtre prĂ©cieuse pour relever le traditionnel dĂ©fi physique imposĂ© par les Boks. Le premier challenge auquel s'attend l'encadrement tricolore qui a, en consĂ©quence, titularisĂ© une paire de centres Bastareaud-Doumayrou robuste et rodĂ©e en dĂ©fense Ă  dĂ©faut d'ĂȘtre rapide et crĂ©ative.
"Ils nous avaient donnĂ© des garanties sur le dernier Tournoi des six nations, notamment face Ă  l'Angleterre, qui est une Ă©quipe trĂšs physique aussi. On pense que ce sera Ă  peu prĂšs le mĂȘme match", a commentĂ© vendredi SĂ©bastien Bruno, chargĂ© de la mĂȘlĂ©e tricolore.

L'autre défi qui attend les Bleus est celui de l'intensité: ils ont quasi systématiquement cédé physiquement aux alentours de la derniÚre demi-heure face aux nations majeures du Sud, qu'ils n'ont plus battues depuis juin 2016 (Argentine).
Plus frais en novembre qu'en juin, ils espÚrent enfin briser cette série dans un Stade de France aux gradins clairsemés. Mais qui ne demande qu'à s'embraser et, surtout, voir ses joueurs empocher une victoire pour faire le plein de confiance.

AFP

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