Confirmation attendue: lancĂ© dans sa prĂ©paration Ă la Coupe du monde par un prometteur succĂšs contre l?Ăcosse Ă Nice (32-3), le XV de France retrouve le XV du Chardon, mieux outillĂ© et revanchard, samedi (14h10 françaises) Ă Ădimbourg.
Ce deuxiÚme tour de chauffe, avant un dernier contre l'Italie le 30 août au Stade de France, en dira un peu plus sur l'état d'avancement du chantier redressement des Bleus sur la route du Japon (20 septembre-2 novembre).
Et quelle valeur accorder, a posteriori, au carnaval aperçu Ă Nice. DĂ©fense solide, pragmatisme dans les sorties de camp, courses et placements prĂ©cis, solutions multiples en attaque: pour leur retour aux affaires aprĂšs un Tournoi des six nations inquiĂ©tant, ils ont paru transfigurĂ©s. Et en jambes, capable de supporter de longues sĂ©quences. "Un renouveau? C'est peut-ĂȘtre un grand mot. Il y a eu des amĂ©liorations, des changements dans notre jeu. Il y a plus de prĂ©cision, ce qui nous manquait ces derniers temps", relativise le demi de mĂȘlĂ©e Antoine Dupont.
Difficile de ne pas associer cette embellie à l'arrivée dans l'encadrement de Fabien Galthié, accompagné de son préparateur physique Thibault Giroud. Mais à quel point sont-elles liées? "Bien sûr qu'il a apporté des idées neuves, ça se voit. (...) Mais on est plus précis car on a plus de temps (pour travailler, ndlr)", avance Jean-Baptiste Elissalde, entraßneur des arriÚres.
- Extérieur nuit -
Quoi qu'il en soit, ces progrĂšs affichĂ©s passeront samedi au rĂ©vĂ©lateur de Murrayfield. OĂč les Français restent sur deux dĂ©faites, la derniĂšre (fĂ©vrier 2018) suivie de la fameuse "virĂ©e nocturne", et oĂč les Ăcossais les attendent de pied ferme, aprĂšs avoir changĂ© quatorze de leurs quinze titulaires: seul l'arriĂšre Stuart Hogg a conservĂ© sa place dans le XV de dĂ©part, oĂč plusieurs cadres reviennent, dont la charniĂšre Greig Laidlaw - Finn Russell.
AprĂšs ce rendez-vous, on en saura plus: les Bleus se sont trop souvent pris les pieds dans le tapis aprĂšs une bonne performance pour ne pas ĂȘtre vigilants. Surtout Ă l'extĂ©rieur, oĂč, hormis en Italie, ils n'ont signĂ© qu'une victoire depuis le Mondial-2015, en juin 2016 en Argentine...
Dupont a justement convoqué le souvenir d'un autre match gagné face aux Pumas, en novembre dernier à Lille (28-13), pour appeler à la vigilance: "Tout le monde nous a encensés, derriÚre on perd contre les Fidji (21-14) et on retombe au fond du trou. Donc j'espÚre qu'on aura grandi et appris de ces expériences. Il ne faut pas se relùcher et maintenir un niveau constant."
Et l'emporter, afin de continuer à engranger des certitudes pour aborder dans les meilleures conditions la "poule de la mort" au Japon (Argentine, Angleterre, Etats-Unis et Tonga). "Enchaßner une victoire est important pour la confiance et la dynamique de l'équipe", dit ainsi Félix Lambey.
- "Un peu de pression" -
Ce besoin de succÚs et d'automatismes a poussé le staff a reconduire aux trois-quarts les vainqueurs de Nice, puisque seuls quatre joueurs apparaissent dans l'équipe de départ (le capitaine Guilhem Guirado, Lambey, Arthur Iturria en 3e ligne et l'arriÚre Thomas Ramos). Ils auront à des degrés divers "un peu de pression", selon Lambey, pour se hisser au niveau de leurs prédécesseurs. Que ce soit en vue d'une place de titulaire ou pour valider leur présence dans la liste, qui sera réduite de 37 à 31 noms le 2 septembre.
On pense notamment à Iturria et Yacouba Camara (remplaçant), aprÚs que les réservistes Charles Ollivon et François Cros ont brillé à Nice, ou à Ramos, qui peut s'affirmer comme buteur N.1 et ainsi marquer des points face à Maxime Médard, son concurrent au poste. Et enfin au centre Sofiane Guitoune, remplaçant au pied levé de Wesley Fofana, forfait vendredi (cuisse) et qui a une occasion inespérée de se montrer prÚs de quatre ans aprÚs sa derniÚre cape.
Les joueurs reconduits seront également scrutés avec attention, comme Ollivon, le N.8 Grégory Alldritt, ou Alivereti Raka sur son aile.
Ainsi que la charniĂšre Dupont-Lopez, que l'encadrement semble vouloir installer. Samedi, peu aprĂšs 16h00, on y verra plus clair.
AFP



