Depuis six ans, l'ßlot Mbouzi au large de Mayotte est devenu un dispensaire. Dans une vielle bùtisse Brigitte Gandon, présidente de "Terre d'asile", accueille, réconforte et soigne des makis, ces petits lémuriens au regard émouvant d'humanité
Brigitte Gandon s'est installĂ©e lĂ pour protĂ©ger et soigner ses malades. Elle connaĂźt tous ses protĂ©gĂ©s. PrĂšs de deux cents makis blessĂ©s ou malades sont passĂ©s par l'infirmerie. Ils sont amenĂ©s par particuliers. Une femelle maki a mĂȘme Ă©tĂ© amenĂ©e de La RĂ©union.Pour ne pas compromettre leur retour dans la nature aprĂšs leur guĂ©rison, Brigitte Gandon veille Ă ne pas trop les habituer Ă la prĂ©sence humaine. Les petits lĂ©muriens sont soignĂ©s et remis en libertĂ© dĂšs qu'ils peuvent Ă nouveau se nourrir seuls. Certains se sont Ă©tablis en clan prĂšs du dispensaire, d'autres sont allĂ©s un peu plus loin et ont colonisĂ© toute l'Ăźle
Car les makis se sont bien reproduits et ont ainsi pu recréer des groupes d'une quinzaine d'individus au maximum. Il y en aurait 25 répartis sur tout l'ßlot. Ce qui porte aujourd'hui la population à plus de 300 animaux.
HĂ©las ce havre de paix est menacĂ©. Des braconniers multiplient les ruses pour chasser les makis. Ces animaux protĂ©gĂ©s sont victimes du braconnage pour ĂȘtre mangĂ©s, vendus sous le manteau ou tout simplement tuĂ©s parce qu'ils "saccagent", selon les agriculteurs, les arbres fruitiers.
Les braconniers ont aussi volĂ© les deux cents bananiers et autres arbres fruitiers plantĂ©s Ă Mbouzi pour que les lĂ©muriens cueillent leur nourriture. Depuis, les fruits sont achetĂ©s et distribuĂ©s chaque jour. La dĂ©gradation des installations est courante. L'association a portĂ© plainte auprĂšs de la direction de l'agriculture et de la forĂȘt (DAF) de Mayotte.









