Municipales à La Possession : Gilles Hubert veut "remettre le bateau à flot"

  • Publié le 23 février 2026 à 02:58
Gilles Hubert candidat à la Possession

À quelques semaines des municipales de mars 2026, Gilles Hubert, candidat sans étiquette et tête de liste "La Possession par Passion", poursuit sa campagne sur le terrain. Entre critiques de la gestion actuelle et propositions concrètes, il expose ses priorités et sa stratégie de campagne (Photo : eg/www.imazpress.com)

De Dos d'âne à Ravine à Malheur en passant par Moulin Joli ou Coeur de ville, Gilles Hubert serre les mains, écoute, prend des notes. Autour de lui, une petite équipe tracte, discute, frappe aux portes. "C'est là-dessus qu'on fait notre campagne", glisse-t-il. "La proximité, c’est une méthode qu'on a toujours employée". 

Sur le terrain, le discours est rodé : "La Possession est un bateau à la dérive qui a cessé de voguer. Il faut tout remettre en marche", affirme-t-il, évoquant "des projets abandonnés pour des raisons encore obscures et un service public qui n’est plus au rendez-vous".

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Après avoir lancé sa campagne en septembre dernier et inauguré sa permanence le 25 janvier, Gilles Hubert a déposé sa liste le 11 février en sous-préfecture.

Ce samedi, il a officiellement présenté son équipe lors d’un meeting. "Il y a des citoyens, des habitants engagés, des membres du monde associatif". Gilles Hubert l'assure, "on ne peut pas gérer une collectivité seul". 

- L’eau, priorité absolue -

Dans la commune de 37.000 habitants, qui a "grandi trop vite" d'après le candidat, le sujet de l'eau est central. "65 % de la population est alimentée grâce à l’usine de Pichette. Mais le système de filtration n’est plus aux normes depuis 2018", rappelle Gilles Hubert.

Des études ont été lancées, puis stoppées en 2022, en raison d’un surcoût estimé à deux millions d’euros. Aujourd’hui, la facture grimperait à neuf millions supplémentaires. "Si les filtres rompent, il n’y a pas de solution alternative pour les Possessionnais", alerte-t-il. Il existe pourtant des solutions : le projet pourrait bénéficier de 80% de financements FEDER. "Il reste huit millions à trouver et nous sommes prêts à relancer ce chantier car il est indispensable".

Conséquence directe de cette problématique liée à la distribution en eau : la commune ne délivre plus de permis de construire. "On bloque le développement d’une ville parce que la ressource n’est pas sécurisée". À la Grande Chaloupe, ou encore aux Lataniers, certains habitants ne bénéficient toujours pas d’un accès à l'eau potable. "L’eau est une ressource universelle. Elle doit être accessible à tous, sans distinction. C'est un combat que nous souhaitons mener, pour la dignité des Possessionnais".

- Rompre avec l'instabilité politique -

Pour Gilles Hubert, trop de dossiers sont enlisés : le quatrième collège de la Possession, validé par le Département en 2021 mais refusé par la municipalité ; la reprise du Pôle loisirs et nature de Dos d'Âne, abandonnée ; ou encore la cuisine centrale, qui doit toujours être réhabilitée.

Il dénonce également "une instabilité politique chronique". "En deux mandats, dix directeurs généraux des services sont passés par la mairie. Aujourd’hui, La Possession est la seule ville sans DGS. Il y a eu une confusion majeure entre le rôle des élus et celui de l’administration". 

Le candidat déplore une "rupture de confiance", tant chez les habitants que les collaborateurs, agents et partenaires de la municipalité actuelle. "Il faut de la transparence et de la rigueur".

- Circulation et sécurité -

Parmi les problèmes auxquels souhaite s'attaquer Gilles Hubert, les embouteillages. "C’est un enfer routier", il martèle. Le candidat propose une réflexion sur la modulation des horaires, notamment pour les écoles et les agents municipaux, afin de réduire les pics de circulation de 10 à 20%.

La sécurité est une autre préoccupation majeure. "Le narcotrafic amène une nouvelle forme de délinquance. Si on veut régler un problème, il faut accepter qu’il existe", lance-t-il. I

Il plaide pour un travail coordonné entre police municipale, forces de l’ordre, médiateurs et tissu associatif. En discutant, une habitante évoque l’éclairage public, allumé trop tard et éteint tôt. "Elle m’a avoué avoir renoncé à un emploi dans l’ouest parce qu’elle ne se sentait pas en sécurité lorsqu'elle rentrait la nuit, après son service", rapporte-t-il.

Impôts jugés élevés, sentiment d’engagements non tenus, "goût d’inachevé" : sur le terrain, Gilles Hubert assure sentir "une attente forte de stabilité". Jusqu'au scrutin, son équipe et lui poursuivent le travail auprès des habitants. Reste à convaincre que le bateau peut, cette fois, changer de cap.

vg / www.imazpress.com / [email protected]

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