Alors que la France commémore ce 18 juin 2016 l'appel du Général de Gaulle lancé au micro de la BBC anglaise en 1940, appelant la Résistance française à ne pas céder contre l'Allemagne nazie, les activistes du cannabis appellent eux aussi à continuer la guerre (pacifiste) contre la répression menée par le gouvernement. Cela fait maintenant 40 ans que "L'Appel du 18 Joint" réunit plusieurs cortÚges partout en France pour la demande de l'abrogation de l'article L3421-4 et la sortie de la prohibition de ce que l'on appelle zamal à La Réunion.
Cette année encore, plusieurs milliers de personnes vont défiler dans les rues de Paris, Lyon ou Poitiers pour demander la légalisation de la consommation du cannabis en France.
Depuis 40 ans, les "cannactivistes" tentent de faire entendre leur voix et estiment que la repression du cannabis a de "dĂ©sastreuses consĂ©quences par le dogme prohibitionniste stigmatisant la jeunesse issue des quartiers populaires et des "minoritĂ©s visibles", dynamisant des rĂ©seaux criminels amenĂ©s Ă rĂ©gler leurs diffĂ©rents Ă lâarme lourde et contribuant Ă la corruption des institutions policiĂšres".
2 800 signataires, dont des journalistes, des chefs d'entreprise, des mĂ©decins ou des artistes ont inscrit leur nom sur la pĂ©tition lancĂ©e sur Change.org par la fĂ©dĂ©ration des CIRC ( Collectif dâInformation et de Recherche Cannabique) qui organise chaque annĂ©e les marches pacifistes depuis 1993.
Le mouvement a d'ailleurs été initialiement lancée par des journalistes de Libération en 1976, qui demandaient déjà à l'époque "la dépénalisation totale du cannabis, de son usage, de sa possession et de sa culture". Aujourd'hui encore, les associations de consommateurs de cannabis incriminent la politique répressive à l'encore du produit, rappelant que " le discours stigmatisant sur le cannabis "permet de maintenir et de renforcer une répression de plus en plus lourde, et des arrestations massives de jeunes... ". "Aujourd'hui, force est de constater que la répression du cannabis a coûté trÚs cher et attisé les flammes de l'incendie qu'elle était censée éteindre en dynamisant le trafic et en multipliant le nombre de consommateurs" ajoute encore le CRIC dans un communiqué.
La dépénalisation, l'argument de campagne de Jean-Luc Mélenchon
En France, quelques pistes ont Ă©tĂ© empruntĂ©es vers une possible dĂ©pĂ©nalisation, sans rĂ©el aboutissement. Ailleurs dans le monde, comme au Canada, les arguments anti-repression trouvent Ă©cho chez Jean-Luc MĂ©lenchon notamment, qui estime que "la lĂ©galisation permet de rĂ©glementer et de contrĂŽler la production, la vente et donc la consommation. Dans certains pays, comme lâUruguay, la lĂ©galisation du cannabis sâaccompagne dâun monopole dâĂtat pour sa production et sa commercialisation. Câest une restriction de taille pour qui craint que les financiers ne sâemparent du magot sans souci de santĂ© ou de sĂ©curitĂ© publique. Au Canada, un groupe de travail a prĂ©vu de se pencher sur tous les aspects de la question : " rĂšgles dâaccessibilitĂ©, Ăąge lĂ©gal de consommation, prix de vente, taxation, taux de THC, le principe actif du cannabis autorisĂ©, contrĂŽle de la qualitĂ© des produits, des rĂ©seaux de production et distributionâŠÂ " Ă©crit le candidat d'extrĂȘme gauche sur son blog, en citant le journal le Monde.
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La loi du pétard contre celle des flingues https://t.co/S08QqH9xzt Mais M. Mélenchon n'a tjrs pas signé l'Appel du 18 Joint! @JLMelenchon
â FĂ©dĂ©ration des CIRCs (@FederationCirc) 27 avril 2016
Les" cannabis social club"
Si "l'Appel du 18 Joint" est suivi par plusieurs miliers de personnes, à la Réunion, il se veut plus discret, malgré la culture existante (mais aussi réprimée) du zamal local. En 2013, une marche avait eu lieu à Saint-Leu, tandis qu'il existe plusieurs "cannabis social club" locaux, dédiés à la culture de cannabis entre particuliers.
Ce systĂšme, apprĂ©ciĂ© par les consommateurs rĂ©guliers, permet notamment de ne pas s'adresser aux dealers pour se procurer de l'herbe ou de la rĂ©sine de cannabis et ainsi arrĂȘter d'alimenter le marchĂ© sous-terrain. Les vertus mĂ©dicinales de la plante constituent Ă©galement un argument fort pour les pros-lĂ©galisation. Les CSC sont tenus secrets car illĂ©gaux malgrĂ© plusieurs dĂ©marches allant vers une existance lĂ©gale, Ă l'instar de l'Espagne. Et les arguments vers une dĂ©pĂ©nalisation sont encore Ă©tayĂ©s en 2015, notamment par l'ancien maire de Sainte-Rose Bruno Mamindy-Pajani, favorable Ă une culture encadrĂ©e du cannabis afin d'en tirer les bĂ©nĂ©fices Ă©conomiques et crĂ©er de l'emploi.
Pour l'heure, la consommation du zamal est toujours passible d'une peine pouvant aller jusquâĂ 3 750 euros dâamende ou un an dâemprisonnement Quant Ă la production, mĂȘme pour usage personnel, celle-ci est passible d'une peine maximale de vingt ans de rĂ©clusion criminelle ou d'une amende pouvant aller jusqu'Ă 7,5 millions dâeuros.
www.ipreunion.com

Vous ne respectez donc rien !
Un policier qui refuse de serrer la main du prĂ©sident de la rĂ©publique et une presse qui ironise sur l'appel Ă la rĂ©sistance de la Nation ! oĂč va t on ?
Une fois que nous aurons enterré nos symboles il ne nous restera que la triste réalité de la France !
Et que dirons alors les fossoyeurs ?