Plusieurs membres du collectif des syndicats et des associations professionnelles de La RĂ©union se sont rassemblĂ©s ce vendredi 11 octobre 2013 en fin de matinĂ©e devant les locaux du bureau d'Ă©tudes Egis, en charge de la conception du projet de la nouvelle route du littoral, Ă Sainte-Marie. Alors que la commission d'appel d'offres doit statuer mardi prochain sur le marchĂ© du viaduc, ces derniers sont venus exprimer leurs craintes d'ĂȘtre exclus du projet. Des banderoles, oĂč sont inscrits "Didier, sauve Ă nous, donne Ă nous travail", - s'adressant directement Ă Didier Robert, prĂ©sident du conseil rĂ©gional -, ou encore "Egis, arrĂȘt mĂšne Ă nous en bateau" ont Ă©tĂ© installĂ©s devant les locaux. "Si je ne travaille pas, j'irai manger chez Monsieur Fournel", lance Michel AllamĂšle, membre du collectif et prĂ©sident de l'IPR (intersyndicale des professionnels de la route). Le collectif a prĂ©vu de manifester devant la RĂ©gion ce mardi.
En effet, deux entreprises se sont positionnĂ©es pour lâattribution du marchĂ© du viaduc de la nouvelle route du littoral : Eiffage, misant sur un systĂšme dâestacade ou passerelle provisoire le long de l'actuelle route du littoral, qui permettrait Ă tous les transporteurs dâacheminer les matĂ©riaux, et le groupement GTOI (filiale de Bouygues) et SBTPC (filiale de Vinci), qui propose lâapprovisionnement en matĂ©riaux depuis Saint-Denis et le Port par voie maritime. Une proposition qui exclurait les entreprises de BTP locales, non qualifiĂ©es pour effectuer ce travail en mer, et qui provoque la colĂšre du collectif des syndicats et des associations professionnelles de La RĂ©union.
Pour le collectif, rassemblĂ© devant les locaux dâEgis en fin de matinĂ©e, il ne sâagit pas de montrer leur soutien Ă Eiffage mais dâexprimer sa crainte dâĂȘtre Ă©cartĂ© du projet et de demander des quotas pour les entreprises locales. "Il est inconcevable que le peuple rĂ©unionnais ne puisse pas en profiter. Aujourdâhui, en tant quâorganisation professionnelle, il est de notre devoir de protĂ©ger lâĂ©conomie. On dit que La RĂ©union a un fort taux de chĂŽmage et on trouve encore le moyen dâexclure les RĂ©unionnais", dĂ©plore Michel AllamĂšle.
Le membre du collectif ne manque pas non plus de sâen prendre aux politiques : "Ă lâapproche des municipales, ils sont tous en campagne et nâont rien Ă foutre de la gueule des RĂ©unionnais. Nous avons sept dĂ©putĂ©s mais oĂč sont-ils ?".
Ce mardi, les membres du collectif et des associations professionnelles de La RĂ©union ont prĂ©vus de se faire entendre devant la RĂ©gion lors de la commission dâappel dâoffres. "Si je ne travaille pas, jâirai manger chez Monsieur Fournel (vice-prĂ©sident du conseil rĂ©gional, dĂ©lĂ©guĂ© Ă la nouvelle route du littoral, ndlr). Il faudra quâil rajoute un couvert. Il a dĂ©clarĂ© que les transporteurs travailleront sur la digue. Mais le viaduc, câest pour qui ?", lance Michel AllamĂšle.
Ă noter quâĂ partir de ce vendredi aprĂšs-midi, le collectif a prĂ©vu dâafficher plusieurs banderoles aux ronds-points stratĂ©giques de lâĂźle.
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bizzare... GTOI e tSBTPC repondent sur la digue et Bouygues Vinci sur le viaduc. Certes c'est les mĂȘme Groupes mais pas les memes entreprises