Pour lui, les auteurs des attentats du 13 novembre sont "trĂšs courageux": ces propos valent au cofondateur d'Action directe Jean-Marc Rouillan, condamnĂ© pour assassinats et en libertĂ© conditionnelle, d'ĂȘtre visĂ© par une enquĂȘte pour "apologie du terrorisme". Le parquet de Paris a en effet, ouvert lundi une enquĂȘte prĂ©liminaire aprĂšs ces propos qui ont Ă©tĂ© tenus dans une interview au mensuel marseillais Le Ravi de mars.
"Moi, je les ai trouvĂ©s trĂšs courageux, en fait. Ils se sont battus courageusement: ils se battent dans les rues de Paris (alors qu'ils) savent qu'il y a 2.000 ou 3.000 flics autour d'eux", y dĂ©clare l'ex-figure d'Action directe, organisation armĂ©e d'extrĂȘme gauche qui commettait dans les annĂ©es 1980 assassinats et attentats.
"On peut dire (qu')on est absolument contre leurs idĂ©es rĂ©actionnaires, on peut dire plein de choses contre eux, dire "c'Ă©tait idiot de faire ci, de faire ça", mais pas dire que c'est des gamins qui sont lĂąches", poursuit-il dans cet entretien, dont l'enregistrement intĂ©gral peut ĂȘtre Ă©coutĂ© sur le site internet de ce mensuel militant d'extrĂȘme gauche, diffusĂ© dans la rĂ©gion Provence-Alpes-CĂŽte d'Azur.
Contacté par l'AFP, M. Rouillan a dit assumer ces propos, tout en affirmant qu'il ne s'agissait "pas d'une valorisation du tout" des jihadistes, dont il dit ne pas partager l'idéologie.
Ces propos ont fait rĂ©agir lundi le ministre de l'IntĂ©rieur Bernard Cazeneuve, interrogĂ© durant son audition par la commission d'enquĂȘte parlementaire mise en place aprĂšs les attentats qui ont tuĂ© 130 personnes et blessĂ© des centaines d'autres le 13 novembre. "Je n'ai aucune mansuĂ©tude Ă l'Ă©gard de ce type de propos (...). Ces propos sont une offense Ă la mĂ©moire des victimes et une blessure supplĂ©mentaire pour des familles qui ont dĂ©jĂ beaucoup endurĂ©", a dĂ©noncĂ© le ministre."Il appartient au ministĂšre public de requĂ©rir la rĂ©vocation de la libĂ©ration conditionnelle de cet individu", a-t-il ajoutĂ©.
Dans un courrier adressé lundi au procureur de la République François Molins, Me Samia Maktouf, avocate qui défend plusieurs familles de victimes des tueries de novembre, avait elle aussi dénoncé ces propos, et appelé à des poursuites pénales à l'encontre de l'ancien d'Action directe.
"La position de Jean-Marc Rouillan heurte la mĂ©moire des victimes et de leurs familles (...) A l'heure oĂč de jeunes Français continuent de tenter de partir pour la Syrie, de tels propos irresponsables peuvent avoir des consĂ©quences graves, voire irrĂ©mĂ©diables", a-t-elle affirmĂ© dans un communiquĂ© transmis Ă l'AFP.
Jean-Marc Rouillan, 63 ans, est le dernier membre du noyau dur d'Action directe à avoir recouvré la liberté, aprÚs 24 ans de prison, en mai 2012. Il avait été condamné en 1987 à perpétuité pour les assassinats de l'ingénieur général de l'armement René Audran et du PDG de Renault Georges Besse.
Il avait pu bĂ©nĂ©ficier en 2007 d'un rĂ©gime de semi-libertĂ©, rĂ©voquĂ© fin 2008 car il n'avait pas respectĂ© son interdiction de s'exprimer publiquement au sujet des faits pour lesquels il avait Ă©tĂ© condamnĂ©, avant d'ĂȘtre Ă nouveau en semi-libertĂ© en 2011.
L'enquĂȘte le concernant sur le dĂ©lit d'"apologie du terrorisme" a Ă©tĂ© confiĂ©e Ă la Brigade de rĂ©pression de la dĂ©linquance aux personnes de la PJ parisienne.
AFP

c'est avec ce genre de commentaires stupides et parfaitement inutile que la vraie gauche acheve de se discrediter pour laisser le terrain des revendications sociales au FN. Ce debile ne represente rien politiquement mais avant lui, d'autres se grillés de la meme facon avec des declarations à la con sur l'internationalisme alors que les gens qui en bavent veulent du protectionisme sur la concurence des pays esclavagistes.