Calendrier scolaire - Les syndicats ont été reçus au rectorat

Le recteur évoque une rentrée des vacances d'été pour la fin janvier

  • Publié le 6 février 2014 à 12:30
Rectorat syndicats

La rencontre entre le recteur Thierry Terret et les syndicats de l'éducation a été constructive ce jeudi matin 5 février 2014 à Saint-Denis. "On s'achemine vers une rentrée fin janvier, les choses bougent de façon positive", a ainsi confié le secrétaire général de la CGTR Educ'action Patrick Corré, ajoutant que "ça peut être de nature à apaiser les esprits dans les établissements scolaires". Par ailleurs, interrogé par Radio Festival, le recteur Thierry Terret dit "réfléchir sur différentes hypothèses", présentée ce matin, "allant dans le sens d'un allongement du mois de janvier". "Mais rien n'est tranché encore", a-t-il affirmé. À noter que le préavis de grève déposé pour la journée du 13 février va être levé.

Les différentes entrevues menées par le recteur d’académie depuis ce début de semaine semblent avoir fait bouger les lignes concernant une future modification du calendrier scolaire. Alors qu’il avait jusqu’ici évoqué une prolongation des vacances d’été d’une semaine, Thierry Terret serait désormais prêt à envisager une rentrée à la fin du mois de janvier. C’est en tout cas ce qui est ressorti de la réception des syndicats – CGTR, UNSA, Saiper, FO, FSU, SNALC/FGAF et la CFTC – ce jeudi matin au rectorat.

"On a eu une discussion très riche avec le recteur d’académie qui s’est montré ouvert et on lui a bien fait comprendre que c’était très important d’allonger la période de vacances pendant la période de chaleur. Je crois qu’il a pris la mesure de notre demande et on va aller en ce sens", a ainsi affirmé le secrétaire général de la CGTR Educ’action, Patrick Corré, au sortir de la réunion.

"Concernant les dates précises, je ne peux pas vous les communiquer avec exactitude car c’est encore un avant-projet, mais on s’achemine vers une rentrée fin janvier. Les choses bougent de façon positive", a-t-il ajouté, soulignant que "ça peut être de nature à apaiser les esprits dans les établissements scolaires".

"C’est une légère avancée, mais on se serait économisé beaucoup d’énergie et de temps perdu si dès le départ, avant le mois de juin, une vraie concertation avait eu lieu", a indiqué, de son côté, Marie-Hélène Dor, secrétaire départementale de la FSU.

Cette dernière a dit également regretter que "cette discussion importante sur le calendrier scolaire ne débouche pas sur un grand débat public". "Car ça va au-delà de l’éducation nationale. Les usagers même de l’école ont dû descendre dans la rue pour exprimer leur point de vue. Il faut essayer de se figurer ce qu’est une journée de travail dans une école. C’est épouvantable quand on passe d’une salle climatisée à une salle à 40 degrés, après les plateaux sportifs en ce moment, c’est 50 degrés, voire 70 degrés, quand les revêtements sont synthétiques. Je ne comprends pas qu’on ne puisse pas être sensible à cet argument et qu’on ne réfléchisse pas plus en amont à un calendrier harmonieux", a-t-elle expliqué.

Marie-Hélène Dor a ensuite souligné que "le recteur doit également se tourner vers les collectivités qui ont également leur part de responsabilité dans l’affaire, puisqu’ils sont responsables du bâti, des équipements, des ventilateurs".

Si la réponse définitive du recteur devrait être connue ce vendredi 7 février dans l’après-midi, la CGTR Éduc'action a d’ores et déjà décidé de lever le préavis de grève déposé pour la journée du 13 février.

À noter que le SNALC/FGAF a également été reçu. "Nous espérons que ce consensus sera suivi par le recteur et que le calendrier sera revu dans ce sens pour les 3 années à  venir. Une réponse sera donnée demain. Le SNALC sollicite également les collectivités et le rectorat pour une réflexion sur le bâti scolaire et sur la mise en place de projets écologiques pour permettre un refroidissement des salles de classe dans les établissements. L'installation de panneaux solaires, les éoliennes, l'utilisation de l'eau de mer comme dans le projet SWAG pour les hôpitaux et l'aéroport peuvent être des pistes de réflexion utiles à  des projets pédagogiques novateurs dans ces domaines", indique le syndicat.

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1 Commentaires
fred
fred
12 ans

Ridicule... Comme si la chaleur allait d'un coup s'arrêter à la rentrée des classes...
Chez nous il fait chaud d'octobre à avril, alors agiter le spectre de la grève pour une semaine de plus... Ca c'est du syndicalisme!!! En revanche, réfléchir à l'amélioration des bâtiments pour que nos marmailles puissent durablement bénéficier de meilleurs conditions d'apprentissage, là il n'y a plus personne... Ah oui pour info le pic de chaleur de l'année vient d'être mesuré le 3 février à 3 Bassins avec 36°... et quoi qu'il arrive les marmailles seront dans les mêmes salles de classe, à souffrir de la même façon. Le problème ce n'est pas les vacances, ce sont les locaux...