Un enfant sur huit est concerné par le harcèlement à La Réunion, soit 15 000 à 18 000 élèves. 250 écoliers étaient conviés jeudi 5 novembre à un débat organisé par le conseil départemental au Palais de la Source à Saint-Denis, à l'occasion de la première journée nationale contre le harcèlement.
Ils étaient 250 enfants à signer la charte contre le harcèlement scolaire. Un texte qui sera adopté dans les 77 collèges publics du département. Une matinée - ce 5 novembre 2015, première journée nationale contre le harcèlement - destinée à sensibiliser les élèves à travers de courtes vidéos et un échange avec les professionnels. Présents pour encadrer le débat : des enseignants, mais aussi deux assistantes sociales ainsi que le recteur d’Académie. Le but : placer les élèves dans la situation du harcelé, du harceleur ou du témoin afin d’être en mesure d’identifier dans leur quotidien à l’école lorsqu’ils se trouvent dans l’une ou l’autre de ces situations.
Zoé, 10 ans, a bien compris le message. “Le harcèlement c’est injuste pour la personne alors qu’elle a rien fait. Il y a trois types de harcèlement : le moral, le physique et aussi le cyber-harcèlement”. Contre le harcèlement, une solution : en parler. “J’ai appris qu’il fallait essayer d’arrêter le harcèlement en en parlant aux adultes, explique Enzo. Avant je savais pas ce que c’était, maintenant je sais.”
“Le danger du harcèlement, c’est le silence, la banalisation, explique un agent de police interrogé par Réunion Première. Les témoins ont un rôle clé à jouer. Il faut en parler aux parents, à l’équipe éducative et ne pas hésiter à appeler le référent scolaire, à faire appel à la police et à déposer plainte.”
Maria l’a déjà vécu. Pour elle, les menaces et les coups de pieds se sont arrêté au bout d’un an lorsqu’elle s’est rendue dans le bureau du directeur de l’école. “J’étais en CP et il y avait trois grandes filles qui faisaient leurs intéressantes. Elles venaient me voir en me disant ‘si tu me donnes pas d’argent je te frappe’.” Pour elle aussi franchir le cap de la parole n’a pas été si facile. “Pendant toute cette année, je n’ai rien dit parce que j’avais quand même un peu peur”, confie-t-elle.
En France, un élève sur dix sont concernés par le harcèlement, un sur huit à La Réunion. “Cela représente 15 000 à 18 000 élèves, résume Thierry Theret le recteur de l’île. On estime que parmi eux, 2500 osent s’exprimer, osent en parler à des adultes qui du coup règlent le problème, mais ça en laisse une grande partie dans l’ombre.” Un problème d’abord présent dans les écoles primaires où il touche 12% des écoliers contre 7% des collégiens et 3,5% des lycéens.
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il faut apprendre aux enfant victimes de violence à l'école les arts martiaux . c'est bien pour le moral , le physique et cela fait mal aux attaquants .