Semaine nationale de la prévention du diabÚte

"Ne vous laisser pas attraper, testez-vous"

  • PubliĂ© le 4 juin 2013 Ă  04:16
Diabete

La deuxiĂšme semaine nationale de prĂ©vention du diabĂšte se tient depuis ce lundi 3 juin 2013. L'occasion pour l'association française des diabĂ©tiques, Ă  l'initiative de la manifestation, d'Ă©veiller les consciences sur les rĂ©alitĂ©s de cette maladie et de sensibiliser la population au dĂ©pistage. À La RĂ©union, le diabĂšte touche 70 000 Ă  80 000 personnes, et dans un cas sur 3, le diabĂšte n'est pas connu. Il y a donc un vĂ©ritable enjeu dans la prĂ©vention et le dĂ©pistage de la maladie.

En France, plus de 3 millions de personnes souffrent du diabĂšte, dont 700 000 qui ignorent qu’elles sont malades. Selon les prĂ©visions, un Français sur dix devraient ĂȘtre atteint de diabĂšte dans dix ans. À La RĂ©union, ils sont entre 70 000 et 80 000 Ă  ĂȘtre concernĂ©s par la maladie. PrĂšs de 15% des RĂ©unionnais, ĂągĂ©s de 18 Ă  69 ans sont, en effet, diabĂ©tiques, soit trois plus qu’en mĂ©tropole.

Mais, dans un cas sur trois, la maladie n’est pas connue. Le constat est alarmant quand on sait que le diabĂšte, s’il reste dĂ©sĂ©quilibrĂ© pendant plusieurs annĂ©es, peut entraĂźner de nombreuses complications. Se plaçant dans la catĂ©gorie des maladies "graves", il cause environ 30 000 dĂ©cĂšs chaque annĂ©e, selon l’association française des diabĂ©tiques.

C'est donc pour Ă©veiller les consciences et rappeler toute l’importance du dĂ©pistage que l'association a lancĂ© la deuxiĂšme Semaine nationale de prĂ©vention du diabĂšte avec le slogan "DiabĂšte, ne vous laisser pas attraper, testez-vous". Pour cette occasion, elle a mis en ligne un site spĂ©cifique, le www.contrelediabete.fr, oĂč elle propose aux internautes de tester leur risque d'ĂȘtre diabĂ©tiques et informe plus largement le public sur la maladie.

Il existe, en effet, plusieurs types de diabÚte. L'affection de type 2 est la plus fréquente. Elle concerne 9 cas sur 10.

Parmi les causes, figurent les facteurs de prédisposition, comme les gÚnes et les antécédents familiaux. Avec un parent diabétique, un individu a en effet 40% de risque de développer la maladie, tandis qu'avec deux parents malades, le risque atteint 70%.

Outre le facteur hĂ©rĂ©ditaire, d'autres facteurs de risque prĂ©disposent Ă  la survenue d'un diabĂšte de type 2, tels ceux liĂ©s au mode de vie. Les facteurs sociaux et environnementaux, comme le surpoids, l'obĂ©sitĂ©, le manque d'activitĂ© physique, ou la sĂ©dentaritĂ©, expliquent en effet l'accroissement important du diabĂšte. Le diabĂšte de type 2 peut ainsi ĂȘtre Ă©vitĂ© dans beaucoup de cas en aidant et en encourageant les personnes Ă  risque Ă  surveiller leur poids et Ă  faire rĂ©guliĂšrement de l'exercice.

A noter que le diabĂšte de type 2 est une maladie qui peut, au dĂ©but, ĂȘtre sournoise et ne se manifester par aucun symptĂŽme. L'Ă©lĂ©vation du taux de sucre dans le sang (la glycĂ©mie) peut rester discrĂšte. Et de nombreuses complications de la maladie risquent d'apparaĂźtre si le diabĂšte reste dĂ©sĂ©quilibrĂ© pendant plusieurs annĂ©es : cĂ©citĂ©, maladies rĂ©nales, plaies du pied conduisant parfois Ă  l'amputation, infarctus du myocarde ou encore accident vasculaire cĂ©rĂ©bral.

Il y a donc un véritable enjeu dans la prévention et le dépistage du diabÚte, d'autant qu'on sait qu'en améliorant la glycémie, on réduit le risque de complications.

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1 Commentaires
Hygiéniste Naturopathe : Yana Martinez
Hygiéniste Naturopathe : Yana Martinez
12 ans

" Mieux vaut prévenir que guérir "
La meilleure prévention est une bonne hygiÚne de vie.
On consulte le médecin uniquement quand on a une maladie mais on ne fait pas grande chose pour prévenir la maladie et pour conserver et développer la santé.
Si on fournissait au patient des conseils sur une alimentation saine, qui doit apporter suffisamment de glucides lents de préférence, protéines de bonne qualité nutritionnelle, acides gras essentiels, vitamines et oligoéléments ; l'exercice physique adaptée et réguliÚre ; la gestion du stress au quotidien, comme le fait le naturopathe, cela permettrait, de prévenir le diabÚte et de faire sauver à l'état de l'argent.
L'hygiÚne de vie c'est comme l'huile à moteur, si on ne s'en occupe pas, on a des grosses dépenses de réparation par la suite.
Notre société souffre d'un mal nutritionnel et du stress. Si on veut vraiment s'attaquer aux coûts des soins de santé, si on veut vraiment s'occuper de la santé des patients, il va falloir s'orienter vers l'aspect préventif de la maladie. Le médecin étant limité par le temps, n'aborde que rarement ces aspects pourtant nécessaires au maintien de la santé et ne cherche pas des solutions naturelles adaptées pour prévenir les maladies.
Dans ce sens, le médecin aurait avantage à collaborer avec le naturopathe, car le naturopathe est un spécialiste en prévention