Une recrudescence de la coqueluche a Ă©tĂ© identifiĂ©e Ă La RĂ©union ces derniĂšres semaines, indique l'agence rĂ©gionale de santĂ© de l'ocĂ©an Indien (ARS-OI) dans un communiquĂ©. Afin de limiter la propagation de la maladie sur l'Ăźle, l'agence recommande la mise Ă jour de la vaccination aux personnes concernĂ©es. Elle rappelle Ă©galement que la coqueluche peut ĂȘtre trĂšs grave, voire mortelle, chez les nourrissons qui ne sont pas encore protĂ©gĂ©s par le vaccin. (photo archives)
Ainsi, selon lâARS-OI, si les mĂ©decins sentinelles de lâĂźle nâont pas constatĂ© dâaugmentation du nombre de consultations pour suspicion de coqueluche depuis le dĂ©but de lâannĂ©e, le nombre de passages aux urgences est lui en augmentation en 2013 par rapport aux annĂ©es prĂ©cĂ©dentes.
Au total, 25 passages pour suspicion de coqueluche ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s dans les services dâurgences de lâĂźle entre le 1er janvier 2013 et le 1er septembre 2013, alors que sur lâannĂ©e 2012, seuls 8 passages avaient Ă©tĂ© recensĂ©s. Ces passages ont concernĂ© principalement des enfants de moins de 1 an. "Les investigations ont mis en Ă©vidence la prĂ©sence de tousseurs adultes dans lâentourage des enfants malades", souligne lâARS-OI.
Lâagence de santĂ© rappelle que la coqueluche est une maladie bactĂ©rienne trĂšs contagieuse qui touche lâarbre respiratoire. "Elle est responsable dâune toux et dâune dyspnĂ©e prolongĂ©es pouvant ĂȘtre graves voire lĂ©tales chez les nourrissons. La transmission est interhumaine par voie aĂ©rienne via les gouttelettes infectĂ©es Ă©mises au cours de la toux ou dâĂ©ternuements", explique-t-elle.
LâARS-OI recommande donc une "attention particuliĂšre" concernant la vaccination contre la coqueluche, notamment chez les enfants et les adultes susceptibles de devenir parents dans les mois ou annĂ©es Ă venir.
