Les allocations familiales seront modulées selon les revenus à partir de 2015

"Touch pa not z'allocations" : l'autre cheval de bataille

  • PubliĂ© le 17 octobre 2014 Ă  10:19
Continuité territoriale

"Touch pa not z'allocations !" était l'un des slogans scandés et brandis lors de la manifestation initiée par le président de Région Didier Robert ce jeudi 16 octobre 2014 pour défendre la continuité territoriale devant la préfecture. Quelques heures plus tard, la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, confirmait que les députés socialistes allaient déposer, "en accord avec le gouvernement", un amendement visant à moduler les allocations familiales selon les revenus à partir du 1er juillet 2015. La réforme du congé parental a également été confirmée, tandis que la prime de naissance ne sera finalement pas abaissée.

Au-delà de la continuité territoriale, les allocations familiales devraient également se trouver au coeur de la prochaine mobilisation prévue par Didier Robert et la droite locale le dimanche 9 novembre, "dans l’Ouest". Ce jeudi devant la préfecture, c’est en effet aussi sur ce sujet que le gouvernement a été attaqué, accusé de "casser la famille" en voulant diminuer les allocations pour certains ménages, réformer le congé parental ou encore réduire la prime de naissance.

Au final, cette dernière sera maintenue à son niveau actuel de 923,08 euros par enfants. Mais le gouvernement compte bien en revanche faire des économies en modulant les allocations familiales selon les revenus, par le biais d’un amendement au projet de budget 2015 de la Sécurité sociale. Pour les couples avec deux salaires et deux enfants, et gagnant plus de 6 000 euros nets par mois, elles seront divisées par deux. Au-delà de 8 000 euros net, elles seront divisées par quatre.

Selon le Premier ministre Manuel Valls, "cette mesure de modulation est une mesure de justice qui va concerner 13 % des familles qui perçoivent des allocations". Mais cette remise en cause de l’universalité de ce dispositif, qui devrait rapporter 400 millions d’euros en 2015 puis 800 millions d’euros en 2016, a déjà déclenché une levée de boucliers dans les rangs de l’opposition et de certains syndicats dénonçant une "atteinte aux familles".

Des mesures proposées comme la baisse de la prime de naissance et le report à 16 ans de la majoration des allocations familiales ne seront "plus nécessaires , a précisé par ailleurs Marisol Touraine. En revanche, la réduction de 30 à 24 mois du congé parental des mères, et de 6 à 12 mois pour les pères, à partir de l'arrivée d'un deuxième enfant, a été confirmée.

Nul doute que les pancartes pour "défendre la famille" ne manqueront pas de refleurir lors des prochaines manifestations envisagées par la droite réunionnaise.

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4 Commentaires
Moumoune
Moumoune
11 ans

On paye on paye et mĂŞme si on a l'impression de bien gagner sa vie ( en bossant 10 a 15 h par jour) on a du mal Ă  s'en sortir tellement on est taxe. Mais bon Ă  un moment ne plus donner que 30 euros parce qu'on passe le seuil de 1 ou 2 euros garder les c mesquin. Vive les familles. Merci la gauche merci Hollande vive la republique

kekere
kekere
11 ans

Mon couple n'arrête pas de donner et pourtant on ne nous donne rien en échange. C'est facile de faire des mômes et de vivre uniquement des aides de l'état providence, en l'occuence les français comme mon mari et moi qui avons du mal à comprendre cet assistanat sans limite

charlyrunbaie
charlyrunbaie
11 ans

Tous les salariés cotisent au même taux soit à peu près 8% de leurs salaires pour alimenter les Caisses d'allocation familiales. Un salarié à 8OOO euros verse environ 640 euros par mois et un salarié au SMIC environ 96 euros. Ils touchent le même montant d'AF maintenant. Allons au bout de la logique. On devrait moduler aussi les taux de cotisations ou revenir à la règle antérieure. Les AF étaient réservés à ceux qui justifiaient de cotiser à la CAF, et qui résidaient en France ou dans les DOM.

PP
PP
11 ans

Casse de la famille en règle : moins d'allocations et moins d'aide à la continuité territoriales, les familles condamnées à rester "à terre"