Le gouvernement doit revoir sa copie en matiĂšre de vente en ligne de mĂ©dicaments. C'est ce qu'affirme, en substance, l'AutoritĂ© de la concurrence dans un avis, rendu public la semaine derniĂšre, sur ce projet d'arrĂȘtĂ© ministĂ©riel. Un projet qu'elle juge trop restrictif. Ce qui limiterait, estime-t-elle, le dĂ©veloppement de la vente en ligne par les pharmaciens français.
Ainsi, selon www.destinationsante.com, lâAutoritĂ© de la concurrence reproche au gouvernement de "dĂ©favoriser les pharmaciens â mais in fine aussi les consommateurs - par des restrictions abusives". "La rĂ©glementation europĂ©enne par exemple, autorise les pharmacies des pays de lâUnion EuropĂ©enne Ă vendre en ligne sur un mĂȘme site internet tous les mĂ©dicaments non soumis Ă prescription. Les produits cosmĂ©tiques et dâhygiĂšne â ou produits de parapharmacie â peuvent Ă©galement ĂȘtre proposĂ©s sur ces mĂȘmes sites", explique le site.
Or, souligne Destination SantĂ©, "le projet gouvernemental introduit deux entraves significatives Ă la vente en ligne pour les officines françaises" : un accĂšs direct aux produits et la crĂ©ation dâun site internet distinct pour les produits de parapharmacie. "Les pharmaciens français devront donc crĂ©er deux sites diffĂ©rents et les internautes faire leurs achats eux aussi, sur deux sites distincts", poursuit le site.
Ces mesures constituent, selon lâAutoritĂ© de la concurrence, "un handicap qui risque de placer les pharmaciens français dans une position plus dĂ©favorable que leurs concurrents europĂ©ens", rapporte encore Destination SantĂ©. En effet, pour lâinstance, "le dĂ©veloppement de la vente en ligne doit permettre aux pharmaciens français de saisir de nouvelles opportunitĂ©s, dâaugmenter leur chiffre dâaffaires et de faire Ă©merger de nouveaux modes de commercialisation".Â
Enfin, citĂ©e par www.destinationsante.com, lâAutoritĂ© de la concurrence rappelle au gouvernement quâune "rĂ©glementation excessive de lâactivitĂ© de vente en ligne de mĂ©dicaments pourrait placer la France en situation de manquement Ă ses obligations au regard du droit de lâUnion europĂ©enne".
