Voilà qui marque la fin du festival. Le dernier jour, il y a Risofé. Cette année, c'est Ziskakan qui partageait le Risofé avec les festivaliers. C'est bien évidemment matinal, mais bon dieu ! cela en vaut bien la peine. C'était du grand Pounia, une rencontre dominicale historique dans un cadre forcément sublime.
Terre Sainte est terre sacrĂ©e. LĂ voilĂ encore la grande bĂ©nie parmi tous les quartiers de Saint-Pierre. Ziskakan a fait le dĂ©placement, pour enflammer ce petit quartier de pĂȘcheurs. Le groupe historique, qui donne la part belle aux textes des plus grands poĂštes rĂ©unionnais, a jouĂ© les notes sensibles. Gilbert Pounia dit ne plus avoir l'Ă©nergie d'antan. Les annĂ©es Ziskakan sont pourtant encore devant lui. Qui pourrait se passer d'un groupe aussi mythique ? A entendre les festivaliers reprendre en ch?ur les standards de Ziskakan, on sait que ce groupe reste un des prĂ©fĂ©rĂ©s dans le c?ur des rĂ©unionnais. Les nouveautĂ©s sont entonnĂ©es avec autant d'entrain. C'est dire que Ziskakan est indĂ©modable, toujours au devant de la scĂšne. Les festivaliers se sont appropriĂ©s cet espace charmant. La scĂšne de Terre Sainte donne directement sur la mer. La grande surprise du concert sera l'arrivĂ©e de baleines. Elles dansaient sĂ»rement, les festivaliers davantage encore. Soha fera un petit coucou remarquĂ©, sous les vifs applaudissements du public. Une chose Ă dire aprĂšs une telle performance, il faut en remettre une couche. C'est le maloya moringue de Kozman Ti Dalon qui gronde alors sur Terre Sainte. C'est exactement ce qu'il fallait ... pour bien nous rĂ©veiller de quatre jours de festival, et savourer les derniers concerts du Sakifo 2008.