Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a reconnu ce vendredi 30 octobre 2026 avoir prononcé une phrase "malheureuse" mercredi au sujet d'une taxation du carburant élevée en France. Il avait déclaré à l'Assemblée nationale que cette taxe "ne l'empêche pas de dormir". Pour rappel, à La Réunion, le prix du litre d'essence passera à 2,11 euros dès ce lundi ; un record dans une île où 36 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.
Mercredi après-midi, pendant une discussion animée avec les députés où étaient évoqués les prix du carburant lors de l'examen du projet de loi de Finances pour 2027, Roland Lescure avait admis que "les prix de l'essence sont plus élevés en France qu'ailleurs".
Il avait commenté : "la raison essentielle, c'est qu'on taxe plus qu'ailleurs, moi ce n'est pas une taxe qui m'empêche de dormir - je sais que ça en empêche de dormir d'autres - ça permet de financer plein d'infrastructures, c'est très bien" , s'était-il réjoui sans complexe.
- Des excuses deux (longs) jours plus tard -
Vendredi sur franceinfo, Roland Lescure avait reconnu "c'est une expression malheureuse que je regrette sincèrement d'avoir prononcée", a déclaré le ministre sur franceinfo. Regardez
Il a "présenté ses excuses si certains ont été choqués" par ces propos.
Roland Lescure a ensuite souligné que cette phrase choquante a été prononcée dans le contexte "d'un débat assez long sur les taxes sur l'énergie" à l'Assemblée nationale. Il a noté que "personne ne l'a relevée dans l'hémicycle" sur le coup.
Le ministre a précisé qu'en se rasseyant il avait pensé : "Tu aurais sans doute pu dire la même chose de manière différente", car il s'était rendu compte que sa phrase "pouvait être perçue" comme une déconnexion avec les soucis financiers des Français.
Il a assuré qu'au contraire "ce qui le tient éveillé" actuellement est de trouver des solutions pour faire baisser le prix du carburant, via la libération de stocks stratégiques ou les chèques grand rouleur.
- Le désarroi des fins de mois dramatiquement difficiles pour les familles de La Réunion -
Il a regretté la polémique" autour de cette affaire, souhaitant "qu'on comprenne qu'en mettant la lumière sur les phrases - parfois malheureuses - on oublie l'essentiel" et on entraîne "le débat à la surface plutôt qu'en profondeur".
Beaucoup de Français en général et de Réunionnais en particulier pourraient sans doute répondre que pour eux, c'est cette taxe qui les plongent "en profondeur" dans le désarroi des fins de mois dramatiquement difficiles.
Pour rappel, à La Réunion, selon les chiffres de l'Insee, 36,4% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Plus de 92.000 foyers perçoivent le RSA, selon la Caisse d'allocations familiales (Caf).
Près de 500.000 personnes vivent dans un ménage touchant les minima sociaux, soit environ 2 Réunionnais sur 5, selon la Fondation pour le logement.
Quand au coût des aliments et des produits de grande consommation est 37% plus élevé que dans l'Hexagone, selon l'Insee,
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Encore un qui est a cote de la plaque.
"Le temps ne fait rien à l'affaire Quand on est c... on est c... " Ce texte de Brassens a 65 ans (hé oui!), et il est toujours d'actualité, la preuve avec Lescure!
A chacun ses insomnies. Au Chaudron, moi je dors mal depuis quelques nuits. J'ai un dalon qui a fait nuit blanche a Fayard. Et c'est pas lié au prix de l'essence.