#ToushPaNoutLéa : victime de cyberharcèlement, La Réunion se mobilise pour défendre sa championne

  • Publié le 5 septembre 2026 à 07:53
  • Actualisé le 5 septembre 2026 à 07:54
Léa Fontaine

Le 30 août 2026, Léa Fontaine faisait une nouvelle fois rayonner La Réunion sur la scène internationale en remportant le Grand Slam de Lausanne dans la catégorie des +78 kilos. Une performance exceptionnelle qui lui permet de s'imposer au sommet de sa catégorie. Mais alors que cette victoire aurait dû être uniquement synonyme de fierté et de célébration, la championne réunionnaise a été confrontée à une vague de commentaires et d'attaques personnelles sur les réseaux sociaux, visant notamment son physique. La Réunion a décidé de lui apporter son soutien (Photo : Fédération française de judo)

Face à cette situation, Léa Fontaine a choisi de prendre la parole, rappelant une distinction essentielle : "la critique sportive est légitime ; l'humiliation et les attaques personnelles ne le sont pas".

Léa Fontaine indiqué avoir porté plainte après que ces attaques ont touché ses proches.

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- Un soutien qui dépasse le monde du judo -

Depuis sa prise de parole, les messages de soutien se multiplient.

Sportifs, artistes, personnalités réunionnaises et acteurs de la société civile se mobilisent pour rappeler une chose simple :Léa Fontaine doit être regardée pour ce qu'elle accomplit, pas jugée sur son apparence.

Parmi les soutiens réunionnais mobilisés autour de la championne figurent notamment Grégory Bon, Daniel Sangouma, Olivier Araste - Lindigo, Gwendoline Absalon, Leïla de Nivarna, Sylvio Ouassiero et la chanteuse Rashel, dont les messages participent à faire entendre une voix collective.

Cette mobilisation rejoint celle déjà exprimée par le monde sportif. Le Cros de La Réunion a apporté son soutien à Léa Fontaine, tandis que France Judo a condamné fermement les propos discriminatoires. L'International Judo Federation a également rappelé que les attaques personnelles et les commentaires visant l'apparence physique d'une athlète n'ont pas leur place dans le judo.

Du côté des politiques, la sénatrice Audrey Bélim, la députée Karine Lebon ou encore la maire Éricka Bareigts ont fait part de leur indignation.

- La Réunion lance le #ToushPaNoutLéa -

Léa Fontaine est une championne. Son parcours, son travail, sa détermination et ses performances sont aujourd'hui les véritables sujets.

Elle a gagné. Elle a travaillé. Elle a combattu. Elle a fait rayonner La Réunion.

"Et derrière l'athlète de haut niveau, il y a aussi une femme qui mérite le même respect que n'importe quelle personne", lance Aimée Diagne, à l'initiative du #ToushPaNoutLéa.

Cette mobilisation n'est donc pas seulement un soutien à une sportive. Elle porte un message plus large : nous pouvons débattre du sport, analyser une performance, discuter d'un combat. Mais nous devons collectivement refuser que les réseaux sociaux deviennent un espace où l'on banalise l'humiliation, les insultes et les attaques sur le corps des femmes.

 

- Le cyberharcèlement, un délit punissable par la loi -

En France, le cyberharcèlement est un délit puni par l'article 222-33-2-2 du Code pénal, passible de peines pouvant aller jusqu'à 3 ans de prison et 45.000 euros d'amende.

Le cyberharcèlement désigne des propos ou des comportements répétés sur internet. Cela inclut : les messages haineux ou insultants sur les réseaux sociaux, les e-mails ou les SMS répétés et menaçants, la diffusion de photos ou de vidéos intimes sans accord.

Que faire en cas de cyberharcèlement ?

- Conserver les preuves : faire des captures d'écran des messages avec les dates et les URL.

- Signaler les faits : utiliser la plateforme officielle Pharos ou contacter le 3018 (numéro vert gratuit pour les jeunes et les familles).

- Porter plainte : aller dans un commissariat ou une gendarmerie.

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1 Commentaires
HULK
HULK
10 heures

Ce qu'il y a de fantastique c'est que la gauche monte au créneau pour la défendre alors qu'elle est par ailleurs très laxiste,voire complaisante avec les délinquants. Les sa..ds qui vomissent leurs insultes sur les réseaux sociaux méritent d'être sanctionnés. Est-ce que la gauche est d'accord pour celà? Je n'en suis pas si s^ur.