(Actualisé) Ce mercredi 8 avril 2026, la hausse des carburants est toujours dans toutes les têtes, celles des particuliers et des professionnels, obligés de payer le prix fort pour rouler. À l’invitation conjointe du préfet de La Réunion et de la présidente du Conseil régional, une réunion relative à la crise des prix des carburants est organisée au siège de la Chambre de commerce et d’industrie de La Réunion (CCIR). L'ensemble des acteurs - transporteurs, taxis, auto-écoles, pêcheurs, agriculteurs... sont réunis en intersyndicale. La Région a proposé de mobiliser une surplus des recettes de l’octroi de mer pour cette dernière, une proposition refusée par l'intersyndicale (Photo Richard Bouhet/www.imazpress.com)
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L'intersyndicale annonce refuser la proposition de la Région
"On s'est laissé un délai de 72h avec la Région, pour fixer des rencontres complémentaires. On leur a transmis nos revendications, on souhaite un travail sur ces demandes", explique Vianney Settama, porte-parole de l'intersyndicale.
Les prêts proposés par l'Etat sont aussi refusés. "On veut pouvoir arriver à la station-service pour faire le plein à un prix raisonnable", lance-t-il. "On nous parle de stock de carburant, où est-il ? On ne peut pas nous dire qu'on va le payer plein pot, on demande de pouvoir bénéficier de ce stock, nous et la population", demande-t-il.
"Pourquoi certaines entreprises bénéficient d'un effacement de leurs dettes, et nous petites entreprises, non ? On demande donc à l'Etat de travailler dessus. Enfin, si des aides complémentaires doivent être décidées, l'ensemble des travailleurs doivent être concernés", continue Vianney Settama.
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La Région va proposer de mobiliser une partie du surplus des recettes de l’octroi de mer
"Je proposerai aux instances délibérantes de la Région que l’intégralité du surplus des recettes de l’octroi de mer provoqué par la hausse des prix carburants soit mobilisée pour atténuer l’impact de la hausse des prix des carburants", a annoncé Huguette Bello lors de cette réunion, à destination de l'intersyndicale, composée de 17 professions.
Les services réfléchissent aux modalités précises de ce que nous envisageons, et qui s’articulent autour de 2 axes :
• Une partie du surplus serait affecté à l’amélioration du dispositif de remboursement de la TSCC pour les professionnels de la route, en augmentation significativement les montants de ces remboursements, à hauteur de 40.000 euros
• Une autre partie du surplus serait mobilisé pour améliorer l’offre de transports collectifs en faveur des usagers de la route…
"Les pétroliers doivent aussi faire leur part", estime cependant Huguette Bello. "Nous faisons de notre mieux, nous avons le secteur économique qui est de notre compétence et nous voulons apporter notre contribution", assure-t-elle.
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Les pétroliers au centre des débats : tous les regards se tournent vers eux
Après une suspension de séance, les débats reprennent. "Tu as vu les pétroliers quand on parle : ils rigolent" s’agace un transporteur avant de retourner dans la salle. Tous estiment que c’est maintenant à eux de faire un effort et de proposer quelque chose.
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"Zéro proposition du département, zéro proposition des pétroliers", s'exaspère Karine Lebon
"Pour l’instant on a pas de réponse et je ne sais pas si on en aura à la fin de cette réunion. Un milliard de sur profit et zéro annonce! ", dénonce la députée. Écoutez.
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16h50, au fil des échanges rien ne semble bouger du point de vue des transporteurs
En quittant la réunion, un élu lance : "Ils essaient de ménager la chèvre et le chou Pour le moment il n’y a rien de concret, et les transporteurs disent qu’ils sont prêts à se mobiliser."
Contactés par Imaz Press, les transporteurs comptent bien faire "entendre nos revendications". "Faire baisser les coûts, les taxes, faire payer les gros distributeurs, avoir de vraies aides", indique à Imaz Press, Michel Allamèle, président de la FTR (fédération de transporteurs terrassiers).
Sur place, les professionnels disent s’être concertés avant le début de cette réunion. Ils parleront en fin de réunion. Sont présents : la présidente de Région Huguette Bello, le conseiller régional, délégué aux transports, Fabrice Hoarau, la Total Énergy, la FRBTP, la CGPER, les députées Karine Lebon et Émeline K/Bidi, les chauffeurs de taxis ou encore les syndicats de VTC.
Sont présents également des représentants des villes de Saint-Pierre, Le Tampon, les maires de Salazie, Le Port, Les Avirons ou encore l'Étang-Salé.
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À propos
Les transporteurs sont nombreux ce mercredi 8 avril 2026 dans la salle de réunion de la Chambre de Commerce et d’Industrie. Si certains ont trouvé une place assise, d’autres restent debout. Tous espèrent obtenir des solutions, le président de la CCIR, Pierrick Robert est le premier à prendre la parole.
Agriculteurs, transporteurs, taxis et chauffeurs VTC écoutent avec attention le discours de la présidente de Région, Huguette Bello.
Depuis le début des prises de parole, le silence règne dans la salle. À 15h50 un transporteur s’exprime : depuis le coin presse installé non loin de la salle de réunion, nous entendons des applaudissements. Les interlocuteurs sont nombreux, le tour de table continue.
- Près de 40 % de taxes sur les carburants dans les caisses de l'État et de la Région -
À La Réunion, le prix des carburants comprend 48,2 % du coût de la matière première, 1,91 % de frais portuaires, 0,85 % pour le stockage, 4,81 % de rémunération des grossistes et 7,08 % des stations-services (marges réglementées).
Mais surtout, 38 % de fiscalité en moyenne (pour le sans-plomb : 46%, dont 38% de fiscalité locale et 8% de fiscalité nationale et européenne, pour le gazole : 30%, dont 23,5% de fiscalité locale, et 6,5% de fiscalité nationale et européenne).
Sur chaque litre de carburant, une partie correspond également à des frais et marges de la Société réunionnaise des produits pétroliers et des stations-service (SRPP).
Des taxes régionales que les transporteurs demandent de baisser.
La Région rappelle "en tout état de cause, la fiscalité sur les carburants, n’est en rien responsable de l’augmentation du prix des carburants et ne saurait être la variable d’ajustement des prix des produits pétroliers sur un marché mondial extrêmement volatile", estime-t-elle.
La collectivité demande "qu’un effort soit fait par les pétroliers dont les profits mirobolants leurs confèrent des marges de manœuvre".
- Des aides pour seulement certains professionnels -
Le vendredi 27 mars 2026, le gouvernement a annoncé des aides "ciblées" pour près de 70 millions d'euros. Un plan d'aide pour les secteurs les plus touchés par la flambée des prix des carburants : la pêche, l'agriculture ou les transports.
Parmi ces aides, une aide forfaitaire exceptionnelle aux TPE/PME du transport routier, équivalente à 20 c€/L, un soutien à la pêche via une aide sur le prix du carburant, équivalente à 20 c€/L, l'exonération totale du droit d’accise sur le GNR agricole pour les agriculteurs et le report des cotisations sociales, étalement des échéances fiscales, prêts de court terme via Bpifrance.
Si certaines professions bénéficient d’une aide de la Région Réunion sur la consommation de carburant tout au long de l’année, ou d’un remboursement de leurs frais de carburant lorsque ces prix augmentent, ce n’est pas le cas des infirmiers libéraux, grands oubliés de ces négociations.
- La préfecture justifie cette hausse en raison "de la diminution de l’offre et d’une demande toujours forte" -
Alors que la population a l'impression de devoir toujours passer à la caisse, la préfecture de La Réunion a tenu à clarifier ces tarifs. "L’origine du pétrole consommé à La Réunion garantit la sécurité de son approvisionnement mais ce pétrole n’échappe pas à l’augmentation du prix qui touche cette matière première partout dans le monde, en raison de la diminution de l’offre et d’une demande toujours forte", précise l'État.
Lors de la conférence de presse, Philippe Collowald, vice-président de la SRPP a pourtant assuré qu'à ce jour "notre logistique d'approvisionnement continue avec un stock de deux mois de conservation en plus des navires qui continuent à arriver".
Selon l'État, ces stocks stratégiques sont calculés en fonction de la consommation habituelle de carburant et représentent 29 jours de consommation. Les stocks sont une réserve de sécurité pour faire face à une rupture d’approvisionnement. Les consommer maintenant obligerait à les recompléter immédiatement, sans aucun avantage de prix.
Pour rappel, depuis le mercredi 1er avril, les prix des carburants a grimpé haut, très haut : 1,96 euro le litre de sans-plomb contre 1,54 en mars, et 1,77 euro le litre de gazole contre 1,25 le mois dernier.
Un prix que La Réunion n'avait pas connu depuis 2022, lors de la crise en Ukraine. Le sans-plomb avait alors grimpé à 1,96 euro.
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A l'Etat de se bouger le cul et de baisser le tarif.
Qui représente l' état ? Il ne faut surtout pas se dérober et mettre tout sur la faute l' état ,une façon de se dérober,et nier ses responsabilités locales .
Ceux qui nous expliquent que c'est normal,quand ils étaient dans l' opposition ils avaient un autre langage une fois va arrivé au pouvoir un tout autre langage tous des bons a rien des pourris que nous donnons le bâton mour nous assommer. C est bien fait pour notre gueule.