Un cas de variole du singe, le premier depuis 2024, identifié à La Réunion

  • Publié le 23 janvier 2026 à 06:50
Un homme atteint du mpox montre ses mains dans une salle du centre de traitement Mpox de l'hôpital universitaire de Kamenge à Bujumbura le 22 août 2024 au Burundi

Un premier cas de variole du singe, appelé également Mpox, a été identifié chez une personne résidant à La Réunion et de retour de Madagascar, annonce l'Agence régionale de santé (ARS) ce jeudi 22 janvier. Cette personne a été placée à l’isolement. Le début des symptômes est postérieur à son vol de retour. Ses proches ont été identifiés et bénéficient d’un suivi médical rapproché, en lien avec le CHU de La Réunion, afin d’éviter toute transmission du virus. Les derniers cas recensés à La Réunion datent de juin 2024.

Dès connaissance des premiers cas de variole B (Mpox) à Madagascar, l’Agence Régionale de Santé (ARS), en lien avec les autorités sanitaires françaises, a mis en place des mesures de prévention afin de permettre l’identification et la prise en charge rapides d’éventuels cas de variole B (mpox) avec :

- une information aux professionnels de santé, sollicitant leur vigilance et leur demandant de signaler tout cas suspect à l’ARS,
- le renforcement des actions de prévention et des dispositifs d’information aux frontières à destination des personnes se rendant à Madagascar ou en revenant.

Les derniers cas recensés à La Réunion datent de juin 2024.

Dans un communiqué, le PS de La Réunion a appelé à "des mesures plus drastiques s’imposent, notamment pour les populations sensibles à ce virus".

- L'ARS appelle les voyageurs et la population à la vigilance -

L’Agence Régionale de Santé porte une attention toute particulière à la situation sanitaire locale et appelle la population à être vigilante.

Toute personne ayant effectué un voyage récent à Madagascar et présentant des symptômes évocateurs (fièvre, courbatures, maux de tête accompagnés de boutons) est invitée à :

- Contacter rapidement son médecin traitant ou le SAMU centre 15,
- S’isoler dans l’attente d’un avis médical, éviter les contacts rapprochés avec d’autres personnes ou porter un masque en présence d’autres personnes.et couvrir les lésions cutanées

Toute personne effectuant un voyage à Madagascar est invitée à respecter les mesures barrières suivantes :

- Se laver fréquemment les mains
- Evitez tout contact rapproché avec des personnes malades qui présentent une éruption cutanée en particulier les contacts intimes
- Éviter tout contact avec les objets potentiellement contaminés par une personne malade (vêtements, linge de maison, vaisselle) Par ailleurs, un vaccin existe, renseignez-vous auprès d’un médecin avant votre voyage.

- Plus d'une centaine de cas de Mpox confirmés à Madagascar -

Le 16 décembre 2025, cinq cas de Mpox - variole du singe - ont été confirmés à Madagascar et localisés dans la région côtière de Mahajanga, au nord-ouest du pays. 

En date du 20 janvier, une centaine de cas confirmés et plus de 200 cas suspects notifiés sont observés à Madagascar.

- La variole du singe, une maladie infectieuse causée par le virus Monkeypox -

La variole B (mpox), anciennement appelé mpox, est une maladie infectieuse causée par le virus Monkeypox. Il se manifeste principalement par une éruption cutanée, pouvant toucher le visage, la région ano-génitale, les paumes des mains et les plantes des pieds. Les lésions peuvent également s’étendre à l’ensemble du corps et aux muqueuses, et sont parfois accompagnées de démangeaisons.

L’éruption peut être précédée ou accompagnée d’une fièvre, de maux de tête, de courbatures ou de ganglions. L’incubation de la maladie peut aller de 5 à 21 jours avant l’apparition des premiers symptômes.

La transmission interhumaine du virus se fait :
- par contact direct avec les lésions cutanées ou les muqueuses d’une personne malade,
- par contact indirect avec des objets ou surfaces contaminés (linge, literie, vaisselle).

La transmission par gouttelettes (salives, éternuement, postillons) est très marginale et nécessite un contact en face à face prolongé sans masque. C’est pourquoi le port du masque n’est recommandé que pour les personnes malades. Les autres mesures recommandées aux personnes malades pour éviter la transmission du virus sont l’isolement et couvrir les lésions cutanées dans l’attente d’un avis médical.

La maladie évolue généralement favorablement et dure le plus souvent entre 2 et 3 semaines.

La personne est contagieuse à partir de l’apparition des premiers symptômes et jusqu’à la cicatrisation complète des lésions cutanées. 

- Que faire en cas de symptômes ? -

En cas d’apparition de symptômes (fièvre et éruption cutanée avec des vésicules), contacter le SAMU Centre 15 qui orientera vers une consultation médicale.

Il est recommandé de s’isoler en attendant un avis médical, et d’éviter les contacts rapprochés avec d’autres personnes. La période d’isolement recommandée est de 3 semaines, afin d’éviter toute contamination de l’entourage.

Appelez le numéro vert "mpox info service" au 0 801 90 80 69 (tous les jours de 11h à 1h du matin appel et service gratuit et anonyme) ou RDV sur le site internet www.monkeypox-info-service.fr.

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4 Commentaires
Issap974
Issap974
37 minutes

Comme d’habitude, de la simple prevention
A quoi l’ars au final !!????

Comme les mules
Comme les mules
51 minutes

Ça doit etre comme les mules.
On a arrête 1 sur 10 ?

9 sont dans la nature ?

Incompétence
Incompétence
1 heure

Les portes de l'aéroport sont grandes ouvertes.

Comme le Covid.

Quelle incompétence !

François
François
1 heure

Toujours les mêmes clichés :
Des visages noirs, de noirs, exhibés pour illustrer une maladie qui frappe aussi ailleurs. Les banques d’images médicales, figées dans leurs archives coloniales, alimentent une presse paresseuse. Résultat : une stigmatisation visuelle qui enferme la variole du singe dans un récit raciste.
Ce n’est pas un hasard, mais un choix. Un choix qui nie la diversité des patients, qui entretient les peurs et qui nourrit les stéréotypes. L’ONUSIDA l’a dénoncé : ces photos renforcent les amalgames homophobes et racistes. L’OMS l’a rappelé : la communication doit être inclusive, respectueuse, fidèle à la réalité.
Un visage noir n’est pas une maladie. Une image n’est jamais neutre. Quand l’iconographie trahit, elle devient arme. Ici, elle stigmatise, elle discrimine, elle blesse.
Il est temps de briser ce réflexe. Diversifier les représentations, choisir des visuels neutres, refuser la paresse iconographique. Car la santé publique ne peut se construire sur des clichés racistes.