Les salariés grévistes décident de durcir leur mouvement et organisent une opération escargot dans le sud, entre Saint-Leu et Pierrefonds. Mobilisés depuis ce lundi 20 avril, ils demandent à être traités à l'égal des confrères du secteur public de la santé et lancent un appel à l'aide au ministère de la Santé. Après des échanges qu'ils jugent infructueux avec l'Agence Régionale de Santé, ils réclament aujourd'hui une rencontre avec le préfet de La Réunion. Ce mercredi 22 avril 2026 marque le troisième jour de mobilisation des salariés des cliniques privées. (Photo d'illustration : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
"Le mouvement se durcit fortement aujourd’hui à cause de l'ARS qui ne prend pas en compte nos revendications" indiquent les salariés grévistes.
Ce mercredi 22 avril 2026, ils demandent une réunion en préfecture entre l’intersyndicale, les députés de La Réunion, la Fédération de l'Hospitalisation Privée Océan Indien, et les cliniques privées.
Dans l'attente d'une réponse des services de la préfecture ils vont prendre la route en direction de Pierrefonds, point de départ d'une opération escargot : Le Portail à Piton Saint-Leu.
Pour rappel, ce mouvement a débuté le lundi 20 avril 2026 à Sainte-Clotilde.
L’Agence Régionale de Santé assure avoir mis des mesures en place pour assurer la continuité des soins, de son côté, la préfecture procède à la réquisition de personnels soignants pour maintenir l'accueil des patients.
- Une grève pour dénoncer des inégalités de traitements entre le privé et le public -
L'intersyndicale CFTC Santé Sociaux Réunion - CGTR Santé et Action Sociale - UR 974 - FO est en grève et elle réclame une égalité de traitement entre le privé et le public.
Les syndicats demandent des solutions urgentes. "C'est salaire égal, travail égal", lance Rudolphe Dain, représentant des cliniques privés au sein de la CFTC Santé Sociaux Réunion. Ils réclament également "la mise en place immédiate d’une prime de vie chère adaptée au territoire réunionnais".
Il explique : "nous avons quand même 1.200 euros d'écart, ce n'est pas négligeable".
Selon l'intersyndicale, "la situation actuelle est particulièrement préoccupante. Les salariés expriment une souffrance croissante liée à leurs conditions de travail, dans un contexte marqué par un coût de la vie élevé à La Réunion et un manque de reconnaissance de leur engagement".
"Les soignants du privé ne demandent pas de privilèges, mais l’égalité de traitement et la reconnaissance effective de leur engagement", dit-il, pour une meilleure qualité des soins.
- Des préoccupations partagées, mais un enjeu relevant du national -
La FHP Océan Indien "entend les préoccupations exprimées par les salariés des cliniques privées en matière de rémunérations, de conditions de travail et de reconnaissance professionnelle".
"Ces enjeux font l’objet d’une attention constante de la Fédération, qui les relaie régulièrement auprès des instances nationales compétentes."
Elle précise : "Les évolutions attendues relèvent toutefois en grande partie des négociations de branche et des décisions nationales de financement, qui conditionnent directement les marges de manœuvre du secteur. Ni les établissements individuellement, ni la FHP Océan Indien ne disposent à eux seuls des leviers permettant d’apporter des réponses structurelles à ces enjeux".
Il convient également de rappeler que, "sur le territoire réunionnais, les établissements privés appliquent d’ores et déjà des niveaux de rémunération supérieurs aux grilles nationales, afin de tenir compte des spécificités locales", souligne la FHP Océan Indien.
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