AprĂšs la manifestation du mercredi 23 avril 2003 qui a rĂ©uni 25 000 personnes dans les rues de Saint-Pierre, certains grĂ©vistes de l'Ăducation nationale ont dĂ©cidĂ© de reprendre les cours dĂšs ce jeudi. D'autres attendront lundi, comme l'a demandĂ© l'intersyndicale, pour le faire. Mais il est certain que la mobilisation reste entiĂšre
En effet, tĂŽt jeudi matin, une centaine de manifestants ont organisĂ© un piquet de grĂšve devant de campus au Moufia. Ils ont essayĂ©, visiblement en vain, d'entraĂźner les Ă©tudiants dans leur mouvement. Le prĂ©sident de l'UniversitĂ© a fait fermer les portes du site universitaire mais les cours se sont poursuivis. Dans le mĂȘme temps des grĂ©vistes se rassemblaient devant le rectorat. En milieu de journĂ©e, les deux groupes dĂ©cidaient de se rendre dans le centre ville de Saint-Denis et plus exactement au siĂšge de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) oĂč le personnel est en grĂšve depuis mercredi.Par ailleurs des assemblĂ©es gĂ©nĂ©rales se sont tenues dans la plupart des Ă©tablissements scolaires de l'Ăźle. Il a beaucoup Ă©tĂ© question des manifestations prĂ©vues pour le 1er mai et le 6 mai (l'intersyndicale a dĂ©cidĂ© de suivre le mot d'ordre de manifestation lancĂ© les syndicats en mĂ©tropole). L'espoir des grĂ©vistes est bien sĂ»r que les personnels enseignants et non - enseignants des AcadĂ©mies de l'Hexagone emboĂźtent le pas Ă La RĂ©union et se mettent elles aussi en grĂšve illimitĂ©e.
En attendant, certains enseignants ont choisi de reprendre les cours jeudi matin, notamment pour permettre aux collégiens et lycéens de préparer les examens maintenant tout proches. D'autres grévistes reprendront le travail lundi. Et il y a les plus déterminés qui parlent de qui poursuivre la grÚve jusqu'aux vacances scolaires qui débutent le 30 avril.
Reste que la grogne contre le projet de dĂ©centralisation s'amplifie. La direction rĂ©gionale des affaires culturelles et les missions locales sont en grĂšve depuis jeudi matin. Les syndicats soupçonnent l'Ătat de vouloir se dĂ©sengager de ces structures qu'il finance Ă hauteur de 50%. Les grĂ©vistes envisagent de durcir leur mouvement "si une mĂ©diation rassemblant les diffĂ©rents bailleurs des Missions locales n'est pas mise en place dans les plus brefs dĂ©lais" ont-ils annoncĂ©.
