Les 24, 25 et 26 juillet 2026, le Tour Auto de La Réunion revient pour sa 57ème édition. Organisé par l’association sportive automobile de la Réunion (ASAR), sous l'égide de la Ligue de sport automobile de La Réunion (LSAR), cet événement phare des passionnés de mécanique parcourra huit communes cette année. Le départ sera donné le vendredi sur le circuit de la Jamaïque, à Saint-Denis, à 13h. (Photo : Stephane Laï-Yu / www.imazpress.com)
Au total, c'est près de 148 km 800 de spéciales pour 590 km de liaison environ. La première étape, le vendredi 24 juillet, commencera à partir de 13h, sur le circuit de la Jamaïque, avant d’aller sur la spéciale très attendue de 3 bancs sur 4 km. Cette année, les pilotes sillonneront 8 communes de l'île : Saint-Denis, Sainte-Rose, Saint-Benoit, Le Plaine-des-Palmistes, Le Tampon, Saint-Pierre et Trois-Bassins. 14 spéciales devront ravir les poikés de la vitesse avec 130 engagés attendus.
- Une préparation physique et stratégique -
À l'occasion de la présentation de cette 57ème édition, Réhane Gany, pilote de rallye, explique sa préparation. Un entraînement physique qui passe par du vélo, du renforcement musculaire ou encore du cross-fit. Puis, un passage en reconnaissance, une semaine avant la compétition, permet de prendre des notes et reconnaître le parcours. "Mon copilote prend des notes et me les dicte de vive voix, le jour j, une fois qu'on passe vite avec les voitures de course". La préparation passe également par l'entretien et les réglages de la voiture pour être le plus rapide possible le jour J.
- Une sécurité maximale –
Plus de 300 bénévoles vont assurer le bon déroulement de l'événement. Un point que souligne la présidente de l'Asa Réunion, Muriel Rajoel, pendant la conférence, notamment en ce qui concerne les spectateurs indisciplinés : "Sachez, que c'est le travail de près de 300 bénévoles et des institutions que vous réduisez à néant par votre comportement", dénonce la présidente.
En effet, si cette conférence annuelle avait pour but de présenter cette 57ème édition, l'accent fut particulièrement mis sur la sécurité. Après le drame d'octobre 2025 "le scepticisme sur la sécurité a atteint son paroxysme. L'Asa Réunion était obligée de négocier et plusieurs réunions ont été organisées pour assurer la sécurité", explique la présidente.
Le Tour auto menacé à cause des événements tragiques, veut rebondir. Cette année, la sécurité est maximale et la présidente prévient que tout manquement à celle-ci entraînera l'annulation de la course.
Le major de la police nationale, Jean-François Lebihan, a insisté sur les mesures mises en place et les conséquences en cas de non-respect de celles-ci, au niveau de la spéciale des 3 bancs. Un moment qui attend plus de 3.000 à 5.000 personnes chaque année.
"Si jusqu'à présent les spectateurs se mettaient en hauteur, hors zones prévues, et que l'organisateur estimait qu'ils étaient en sécurité, on avait tendance à laisser la course se dérouler", dit-le major. "Cette fois-ci, il n'y aura pas de possibilité. Les zones prévues sont les zones publiques qui sont délimitées par une rubalise verte. Si les gens ne se trouvent pas derrière les rubalise vertes, il n'y aura pas de lancement de la spéciale", prévient le major.
Présente dès 10h du matin pour assurer la sécurité, si les règles ne sont pas respectées, la police verbalisera avec une amende de 135 euros. À partir de 12h30, un arrêté sera établi interdisant la circulation à pied ou en véhicule. La police nationale insiste sur une responsabilité que chacun doit prendre pour assurer le bon déroulé de cet événement majeur et faisant partie du patrimoine réunionnais.
Le comportement de tous sera décisif, même en dehors des spéciales, comme le souligne le major : "Des contrôles de vitesse seront effectués un peu partout dans l'île et aux endroits où les gens s'y attendent peut-être le moins, pour que, là encore, la sécurité soit mise en place. Sur les spéciales, mais aussi sur les liaisons. Pas pour les pilotes, cette fois, mais pour les gens qui se déplaceraient d'une spéciale à l'autre".
- De nouveaux dispositifs –
Si les forces de l'ordre seront plus sévères, au niveau de la ligue les dispositifs changent aussi pour la sécurité des pilotes et des spectateurs. Le président de Lsar, Mamisoa Rajoel, explique le renforcement de ces dispositifs avec la mise en place de chicanes à chaque passage près des ralentisseurs, des caméras embarquées aux alentours de tous les 10 véhicules environ, pour suivre en direct depuis la direction des courses.
"En cas de déplacement du public, la direction de courses déploie, bien entendu, le drapeau rouge qui arrête la course immédiatment", explique le président. Davantage de zones publiques seront également mises en place et des navettes, notamment en partenariat avec la Sodiparc, vont permettre l'acheminement des spectateurs vers ces zones.
- Les spéciales du tour -
Après la spéciale des 3 bancs, les pilotes feront deux fois la spéciale de Petite-France sur 14 km 650, sur la commune de Saint-Paul, avant de revenir à Saint-Denis où ils pourront dormir.
Le samedi 25 juillet, la course commence de nouveau sur le circuit de la Jamaïque, avant de poursuivre dans l’est de l’île avec les spéciales de radiers Cambourg et Arômes. "Les trois spéciales sont parcourues deux fois, avant de dormir dans le sud à Saint-Pierre sur le port, quai sud", précise le vice-présidence Mathieu Rajoel, secrétaire général adjoint de l'Asa Réunion et traceur.
La troisième et dernière étape du dimanche 26 juillet, débute sur le port de Saint-Pierre à partir de 8h30 avant d’attaquer la boucle composée par Notre dame de la paix et montée Panon. Les coureurs reviendront sur une spéciale spectacle sur le circuit de la Jamaïque. Le tour se clôturera sur la place de la liberté à Saint-Denis, à partir de 19h. "Au total, on a 148 km 800 de spéciales pour 590 km de liaison environ", ajoute le secrétaire général.
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