(Actualisé) Une vidéo de novembre 2025, dans laquelle des policiers municipaux de Carcassonne tiennent des propos racistes, sexistes et complotistes, a été diffusée par le journal Midi Libre, et le parquet a indiqué mercredi qu'une enquête avait été ouverte.
"Ils roulent vite, ces bougnes, hein ? Hier, ils étaient sur un chameau, aujourd'hui une voiture...", déclare notamment l'un des agents, qui prend le plus souvent la parole sur la vidéo accidentellement captée par la caméra-piéton d'un des policiers, dont des extraits ont été rendus publics mardi soir.
⚠️Images et propos choquants—document exclusif Midi Libre
— Midi Libre (@Midilibre) September 9, 2026
Le 6/11/2025, le chef de service de la police municipale de Carcassonne pense avoir éteint sa caméra.
Elle continue pourtant d’enregistrer pendant près de six heures, captant des propos racistes, misogynes et complotistes pic.twitter.com/YmOunCbX42
- Le parquet a ouvert une enquête contre ces propos racistes -
Le parquet de Carcassonne a indiqué mercredi, avoir déjà ouvert une enquête, sans préciser la date, a-t-il indiqué à l'AFP.
- "On a niqué les bougnoules -
Pendant les six heures d'enregistrement les policiers multiplient les propos racistes et sexistes. Ils déclarent notamment : "on a niqué les bougnoules", "entre tribus, ils se vendaient ces singes", "on est devenu chrétien sous Clovis, tu vois, maintenant on va devenir musulman sous Macron", "ils roulent vite, ces bougnes (...) Hier, ils étaient sur un chameau, aujourd’hui une voiture", "le père c'est celui qui bande, qui a les muscles (...) dans les grottes les connasses si elles avaient pas leur mec, elles se faisaient buter", "tu as un président qui se prend une b*te dans le c*l par son transgenre"
Ces propos tenus dans la vidéo suscitent une vague de réactions indignées.
La ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a dénoncé mercredi sur RMC des propos "absolument inacceptables", qui constituent selon elle un "délit", et a regretté "une libération de la parole raciste".
Le policier qui prend le plus souvent la parole dans la vidéo, filmée en novembre 2025, a participé au service d'ordre d'un déplacement en février à Carcassonne du président du parti d'extrême droite, Jordan Bardella, selon des photos de l'AFP.
"On ne peut pas tolérer ça", a réagi auprès de l'AFP Louis Alliot, maire RN de Perpignan et vice-président du parti. "Ces gens-là sont des irresponsables dangereux. Ils jettent la suspicion sur l'ensemble du corps de la police municipale. C'est évidemment un cas isolé", a-t-il assuré.
- L'un des policiers exclu du RN -
Ce mercredi, le Rassemblement national a annoncé que le chef d'équipe des policiers aux propos racises, a été exclu du RN.
"Que ceux qui passent leur temps à dédiaboliser le Rassemblement national ouvrent les yeux : rien n'a changé dans ce parti infesté par le racisme et le fascisme", a lancé sur X le coordinateur national de La France insoumise, Manuel Bompard.
La présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga, s'est dite "écœurée par ces propos racistes, misogynes et ces appels à la violence de policiers municipaux de Carcassonne", et a appelé à ce que des sanctions soient prises.
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