[Vidéo] Outre-mer : Naïma Moutchou promet d'assumer, de trancher et de tenir ses engagements dans la durée

  • Publié le 1 janvier 2026 à 18:40
visite de Naïma Moutchou , MOM

Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, a adressé ses vœux ce jeudi 1er janvier aux départements et régions d'Outre-mer. Dans son allocution, la sixième ministre des DROM sous l'ère Macron reconnaît que "les décisions n'ont pas été assez vite ou pas assez loin". La ministre poursuit : "nous devons changer de méthode". "Les Outre-mer ne sont pas un sujet à part. Je veux que 2026 soit une année où l’État assume, tranche quand il faut et tienne ses engagements dans la durée", dit-elle (Photo : sly/www.imazpress.com)

"Cette année a été difficile. Pour beaucoup, elle a même été éprouvante. La vie est chère. Les inégalités restent fortes. Les chocs climatiques se répètent. Ces réalités, nous les connaissons. Elles ne sont pas nouvelles, elles sont même parfois très anciennes. Mais nous sommes aux responsabilités. Donc nous devons les regarder en face", déclaire Naïma Moutchou en introduction.

"Depuis plusieurs années, les gouvernements successifs ont pris des décisions. Certaines ont produit des effets. D’autres n’ont pas suffi. Et parfois, il faut le dire clairement, ça n’a pas été assez vite. Ou pas assez loin."

- La ministre des Outre-mer veut changer de méthode -

Elle poursuit, "c’est justement pour ça que nous devons changer de méthode. Il faut tenir un cap plus durable : être constants. Aller au bout des décisions prises. Il faut plus d’exécution et de mise en œuvre. C’est souvent moins visible, mais c’est ce qui change réellement les choses".

Premièrement sur la vie chère. "En 2026, une loi continuera d’être débattue pour encore mieux s’attaquer aux mécanismes qui tirent les prix vers le haut et pèsent sur les familles. Ce sera un travail sérieux et exigeant avec pour seule boussole des résultats concrets."

Concernant l'économie des territoires, "nous devons faire mieux". "En 2026, nous agirons pour sécuriser l’investissement, soutenir les filières locales, et lever les freins qui empêchent de produire, de construire, d’embaucher. Parce qu’il n’y a pas d’égalité réelle sans une économie solide et durable dans chaque territoire", dit-elle.

Ciblant les jeunes, la ministre des Outre-mer indique : "le talent est là. L’envie est là. Ce qui manque encore trop souvent, ce sont des perspectives claires. Formation, emploi, logement, mobilité : c’est là que nous devons concentrer l’effort".

Elle ne promet pas "tout ira vite ou que tout sera simple. Mais je vous promets d’y travailler, d’assumer ce cap".

Reste à voir maintenant pour La Réunion, si ces vœux resteront pieux où s'ils se réaliseront vraiment.

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1 Commentaires
Antipode
Antipode
2 heures

Lorsqu'un-e élu-e promet d'assumer et déclare façon "faute avouée à moitié pardonnée" je cite "Depuis plusieurs années, les gouvernements successifs ont pris des décisions. Certaines ont produit des effets. D’autres n’ont pas suffi. Et parfois, il faut le dire clairement, ça n’a pas été assez vite. Ou pas assez loin." alors t'es certain qu'il n'en sera rien, d'autant que c'est l'année de fin de règne Macron ! D'ailleurs l'auteur de l'article m'apparaît tout aussi sceptique dans sa conclusion ;)