Forte de 120 dĂ©putĂ©s cosignataires et dâun activisme ininterrompu auprĂšs du gouvernement, la proposition de loi portĂ©e par la dĂ©putĂ©e Karine Lebon a Ă©tĂ© adoptĂ©e ce mardi 20 janvier 2026 aprĂšs-midi en commission des affaires sociales (Photo : sly/www.imazpress.com)
"Câest une premiĂšre Ă©tape majeure vers la reconnaissance et la rĂ©paration financiĂšre des survivants et de leurs familles. Lâadoption du texte devra ĂȘtre confirmĂ©e la semaine prochaine dans lâhĂ©micycle de lâAssemblĂ©e nationale", souligne la dĂ©putĂ©e.Â
Au terme de nombreuses auditions rĂ©unissant anciens mineurs transplantĂ©s, historiens, experts, institutions et personnalitĂ©s politiques, le texte initial a pu Ă©voluer favorablement vers une rĂ©daction de "compromis, sans renoncer Ă lâessentiel : vĂ©ritĂ©, dignitĂ©, droits".
"Le travail acharnĂ© des survivants et des associations a fini par payer. Une joie immense, Ă la hauteur des dĂ©cennies de silence. Car ces enfants, arrachĂ©s Ă La RĂ©union puis envoyĂ©s dans lâHexagone, ont subi le dĂ©racinement, la rupture des liens familiaux, des placements brutaux, parfois la maltraitance, lâexploitation, les humiliations et la stigmatisation. Beaucoup ont grandi loin de leurs repĂšres et portent encore aujourdâhui les consĂ©quences sociales, psychologiques et familiales de cette politique", rappelle l'Ă©lue.
"Cette adoption en commission, câest la preuve que la persĂ©vĂ©rance peut faire bouger la RĂ©publique. Nous nâeffaçons pas les blessures mais nous ouvrons enfin une voie de justice et de rĂ©paration", dĂ©clare Karine Lebon.
Un travail de réécriture menĂ© avec le gouvernement a permis dâaboutir Ă un texte de compromis, "fidĂšle Ă lâexigence de justice portĂ©e depuis des annĂ©es par les survivants et les associations".
Le texte consolide des garanties concrÚtes et garantit un cadre clair pour une juste réparation.
Lâexamen en sĂ©ance publique interviendra les 28 ou 29 janvier, avant transmission du texte au SĂ©nat.
Karine Lebon appelle lâensemble des dĂ©putĂ©s, au- delĂ des appartenances politiques, Ă confirmer lâadoption de cette proposition de loi : "Il nây a pas de rĂ©paration possible sans vote, pas de dignitĂ© sans reconnaissance, pas de RĂ©publique pleinement Ă la hauteur sans actes", rappelle la dĂ©putĂ©e.
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Bravo à votre ténacité sans faille !
A Joseph,
Les barons de terres, de la canne, du sucre, des industriels.....qui ont fait travailler les engagés comme des esclaves, sans déclarations, sans retraites, maigre salaire....Oui Joseph, a quand une répartition ? A quand un vrai lieu de mémoire ?
L'esclavage crime contre l'humanitĂ©, qui va dĂ©fendre cette grande cause ? Les esclavagistes se sont enrichis tandis les esclaves se sont appauvris, rĂ©sultat la rĂ©union vit pour sa moitiĂ© de la population sous le seuil de pauvretĂ©. Que font nos dĂ©putĂ©s pour honorer la mĂ©moire de nos ancĂȘtres ? Pour demander rĂ©paration ?
Bravo Madame
L'Ă©poque de.la droite avec a leur tĂȘte DEBRE.