Adoption en commission de la proposition de loi sur les enfants dits "de la Creuse"

  • PubliĂ© le 20 janvier 2026 Ă  20:43
  • ActualisĂ© le 21 janvier 2026 Ă  06:44
48 "enfants de la Creuse" de retour sur leur terre natale

Forte de 120 dĂ©putĂ©s cosignataires et d’un activisme ininterrompu auprĂšs du gouvernement, la proposition de loi portĂ©e par la dĂ©putĂ©e Karine Lebon a Ă©tĂ© adoptĂ©e ce mardi 20 janvier 2026 aprĂšs-midi en commission des affaires sociales (Photo : sly/www.imazpress.com)

"C’est une premiĂšre Ă©tape majeure vers la reconnaissance et la rĂ©paration financiĂšre des survivants et de leurs familles. L’adoption du texte devra ĂȘtre confirmĂ©e la semaine prochaine dans l’hĂ©micycle de l’AssemblĂ©e nationale", souligne la dĂ©putĂ©e. 

Au terme de nombreuses auditions rĂ©unissant anciens mineurs transplantĂ©s, historiens, experts, institutions et personnalitĂ©s politiques, le texte initial a pu Ă©voluer favorablement vers une rĂ©daction de "compromis, sans renoncer Ă  l’essentiel : vĂ©ritĂ©, dignitĂ©, droits".

"Le travail acharnĂ© des survivants et des associations a fini par payer. Une joie immense, Ă  la hauteur des dĂ©cennies de silence. Car ces enfants, arrachĂ©s Ă  La RĂ©union puis envoyĂ©s dans l’Hexagone, ont subi le dĂ©racinement, la rupture des liens familiaux, des placements brutaux, parfois la maltraitance, l’exploitation, les humiliations et la stigmatisation. Beaucoup ont grandi loin de leurs repĂšres et portent encore aujourd’hui les consĂ©quences sociales, psychologiques et familiales de cette politique", rappelle l'Ă©lue.

"Cette adoption en commission, c’est la preuve que la persĂ©vĂ©rance peut faire bouger la RĂ©publique. Nous n’effaçons pas les blessures mais nous ouvrons enfin une voie de justice et de rĂ©paration", dĂ©clare Karine Lebon.

Un travail de réécriture menĂ© avec le gouvernement a permis d’aboutir Ă  un texte de compromis, "fidĂšle Ă  l’exigence de justice portĂ©e depuis des annĂ©es par les survivants et les associations".

Le texte consolide des garanties concrÚtes et garantit un cadre clair pour une juste réparation.

L’examen en sĂ©ance publique interviendra les 28 ou 29 janvier, avant transmission du texte au SĂ©nat.

Karine Lebon appelle l’ensemble des dĂ©putĂ©s, au- delĂ  des appartenances politiques, Ă  confirmer l’adoption de cette proposition de loi : "Il n’y a pas de rĂ©paration possible sans vote, pas de dignitĂ© sans reconnaissance, pas de RĂ©publique pleinement Ă  la hauteur sans actes", rappelle la dĂ©putĂ©e.

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5 Commentaires
Catherine
Catherine
3 mois

Bravo à votre ténacité sans faille !

Zembrocal
Zembrocal
3 mois

A Joseph,
Les barons de terres, de la canne, du sucre, des industriels.....qui ont fait travailler les engagés comme des esclaves, sans déclarations, sans retraites, maigre salaire....Oui Joseph, a quand une répartition ? A quand un vrai lieu de mémoire ?

Joseph
Joseph
3 mois

L'esclavage crime contre l'humanitĂ©, qui va dĂ©fendre cette grande cause ? Les esclavagistes se sont enrichis tandis les esclaves se sont appauvris, rĂ©sultat la rĂ©union vit pour sa moitiĂ© de la population sous le seuil de pauvretĂ©. Que font nos dĂ©putĂ©s pour honorer la mĂ©moire de nos ancĂȘtres ? Pour demander rĂ©paration ?

Jacky
Jacky
3 mois

Bravo Madame

Époque de la droite avec Debre
Époque de la droite avec Debre
3 mois

L'Ă©poque de.la droite avec a leur tĂȘte DEBRE.