La chambre régionale des comptes (CRC) de La Réunion publie, ce lundi 23 février 2026, un audit flash consacré à la restauration scolaire du lycée Marguerite Jauzelon, situé dans le quartier de Bellepierre à Saint-Denis, portant sur les exercices 2021 et suivants. La CRC tire la sonnette d'alarme sur la gestion, encore fragile, de la cantine. (Photo sly/www.imazpress.com)
À la suite d’un premier rapport dédié à la politique de restauration scolaire dans les lycées publics conduite par la Région Réunion, cet audit flash inaugure une série de contrôles portant sur cinq établissements, "dans la perspective de la publication d’un rapport thématique", précise la Cour des comptes.
À la rentrée 2024, le lycée Marguerite Jauzelon accueille 1.476 élèves. La restauration scolaire y représente une part croissante des moyens mobilisés, avec 74 % des recettes de fonctionnement en 2024, contre 55 % en 2021.
- + 92 % de demi-pensionnaires en 3 ans -
"Depuis 2023, le service a connu une forte transformation sous l’effet du transfert partiel de la production de la cuisine centrale du lycée Mahatma Gandhi et de la mise en place du repas à un euro décidé par la Région", explique le rapport d'observation de la CRC.
Entre 2021 et 2024, le lycée a vu son nombre de demi-pensionnaires augmenter de 92 %, et "le nombre de repas servis au sein du réfectoire de la cuisine satellite a plus que triplé".
Une montée en charge rapide qui a fragilisé l’équilibre financier entre 2021 et 2023, "le coût de production des repas excédant le prix fixé par la Région", peut-on lire dans le rapport. "La situation s’améliore en 2024 grâce à la revalorisation tarifaire de la participation de la Région Réunion et à un encadrement renforcé des dépenses", rassure la CRC.
- Encore trop de gaspillage alimentaire -
Le rapport pointe un déficit important du budget de la cuisine centrale, conséquence de l’absence de maîtrise des dépenses alimentaires entre 2021 et 2023. "La situation ne s’améliore qu’en 2024 grâce à la revalorisation du coût des denrées et à la mise en place d’un circuit de commandes".
Malgré des progrès, le gaspillage reste élevé, près d’un quart des repas commandés sont encore jetés en 2024. "Des actions sur l’inscription, la réservation et l’organisation du temps méridien pourraient améliorer la situation", indique la Chambre.
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