Intempéries dans l'ouest et le sud : la FDSEA réclame un plan de sauvetage d'urgence pour les agriculteurs sinistrés

  • Publié le 24 juin 2026 à 02:57
Garance : La Réunion, l'île en phase de sauvegarde

Canne couchées, craintes des nuisibles... Suite aux intempéries qui ont frappé la zone sud-ouest de l’île lors du week-end du 21 juin 2026, de nombreux exploitants agricoles font face à des dégâts significatifs sur leurs cultures cannières et maraîchères et leurs infrastructures. La FDSEA réclame un plan de sauvetage d'urgence pour les agriculteurs sinistrés (Photo www.imazpress.com)

Dans les Hauts de Terre Rouge à Saint-Paul, l'exploitation de Monsieur Horus a été en partie détériorée par les intempéries. Huit hectares de cannes ont été intégralement couchés.

Mais il n'est pas le seul à avoir été touché. "C'est en réalité l'ensemble du grand ouest et du sud, jusqu'à Saint-Philippe, qui panse ses plaies", se désole le FDSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles).

- 45 % de pertes de canne sur le bassin Savannah-Stella -

Des hauts de l'Ouest jusqu'au Sud sauvage, "les pertes sont massives et les témoignages des responsables de terrain confirment l'épouvantable réalité", lance la FDSEA.

Pour Monsieur Élin, président de la commission mixte d'usine de Savannah-Stella, "les pertes estimées représentent déjà entre 40 % et 45 % de la récolte", alerte-t-il. "C'est un coup de massue pour les planteurs de la zone", dit-il. 

"Les cannes couchées par les rafales de vent et les pluies ne pourront pas être récoltées mécaniquement. Passer d'une coupe mécanique à une coupe exclusivement manuelle représente un surcoût de main-d'œuvre colossal pour les planteurs, en plus d'un défi logistique immense", poursuit Monsieur Élin.

"Sans un soutien financier immédiat, la campagne est d'ores et déjà compromise pour ces exploitations en grande détresse", dit-il.

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- Des serres dévastées et une production retardée -

Les planteurs de canne ne sont pas les seuls à payer un lourd tribut. Dans le bassin ouest et sud, les maraîchers ont également été durement impactés. Les vents violents ont arraché de nombreuses bâches de cultures sous serre.

Au-delà du coût financier que représente la remise en état de ces structures, "c'est tout l'outil de production qui est paralysé", souligne la FDSEA.

Ces dégradations vont entraîner de retards sur les récoltes et la mise sur le marché des fruits et légumes, "fragilisant encore un peu plus la trésorerie des producteurs et l'approvisionnement local".

- Les agriculteurs réclament des aides d'urgence -

Devant cette crise, la FDSEA interpelle l'État et les institutions pour un déploiement d'aides d'urgence.

Ils demandent à l'État le déclenchement des dispositifs de secours et de calamité agricole pour l'ensemble des zones touchées (Ouest, Bassin Ouest, Sud jusqu'à Saint-Philippe),

Les agriculteurs appellent le Département à un soutien d'urgence ciblé sur deux leviers critiques pour les canniers, le financement d'une aide à la main-d'œuvre à l'hectare pour compenser le coût de la coupe manuelle forcée et la fourniture et le soutien logistique en raticides.

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