La Direction de l’Économie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DEETS) de la Réunion, indique avoir sanctionné la société Profima Réunion du groupe Bernard Hayot, "chargée de négocier avec les fournisseurs les conditions commerciales des contrats, notamment pour les produits vendus dans les magasins de l’enseigne Carrefour exploités par GBH". Ces observations ont été faites le 11 décembre 2024, dans le cadre de l'enquête menée par la DEETS sur le respect des règles du code de commerce en matière d’équilibre et de transparence des relations commerciales. De son côté, le groupe estime que ce "contrôle relève des points purement formels, dont nous contestons avec vigueur le bien fondé et même, dans certains cas, la réalité." (Photo d'illustration : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
Dans un communiqué, la DEETS indique que le groupe Bernard Hayot a été sanctionné pour plus de 170 "manquements au respect du formalisme des contrats prévu par le code de commerce".
Les fautes constatées concernent : la mention d’un chiffre d’affaires prévisionnel, présence d’une clause de renégociation, présence d’une clause de révision automatique, présence d’engagements sur les volumes dans les contrats portant sur la vente de produits agricoles périssables.
De son côté, Carrefour Réunion juge la publication du rapport "précipitée" et annonce faire un recours.
- "Vindemia Logistique continuera à être un partenaire loyal et engagé auprès de ses fournisseurs" assure le groupe qui conteste le rapport de la DEETS-
L'entreprise se défend et conteste le résultat de l'enquête de la DEETS : "Le contrôle relève des points purement formels, dont nous contestons avec vigueur le bien fondé et même, dans certains cas, la réalité. C'est pourquol nous avons introduit un recours hiérarchique contre cette décision, avant de saisir le tribunal administratif, si cela s'avérait nécessaire pour faire valoir nos droits".
"Nous relevons que les contrats de fournisseurs qui sont en cause, ont été soumis au contrôle de la DEETS à de très nombreuses reprises, sans appeler de remarques particulières de sa part".
"Nous relevons aussi que la qualité des engagements de protection des fournisseurs de Vindemia a été distinguée par l'Autorité de la concurrence, qui en a même souligné le caractère "inédit dans la pratique décisionnelle de l'Autorité ".
Persuadé de n'avoir commis aucune faute, le groupe insiste : "Nous n'avons, pour notre part, aucun doute sur le fait que tout ou partie de ce contrôle sera remis en cause à l'issue des procédures engagées. Vindemia Logistique continuera à être un partenaire loyal et engagé auprès de ses fournisseurs, au service des consommateurs réunionnais et du développement de la production locale".
La DEETS ne précise pas si ces irrégularités, fortement contestées par le groupe, sont le signe d'un process délibéré, inscrit dans le temps qui relève d'un choix de fonctionnement de l'entreprise, ou s'il s'agit d'erreurs ponctuelles.
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Et combien est évalué le gain de cet irrégularité ? Il faudrait comparer par rapport à l’amende.
La tactique est au point et bien huilée depuis des années..! GBH n’est pas le seul. On s’enrichit pendant des années en attendant d’être controlé , le montant des gains est largement supérieur en général .
C'edt du pipi de chat pour GBH.
120 millions d'amendes auraient plus juste pour celui qui MONOPOLISE la Reunion.
Merci qui Caillé qui l'a fait venir a la Reunion.
Et une pensee pour les nomvreux Antillais qui ont le cancer avec le Chlordécone.
Une paille pour un groupe au chiffre d'affaire qui tourne autour des 5 milliards d'euros