Ăa y est, il n'y a plus une minute Ă perdre, il ne reste que quelques jours avant le lancement des grands repas de fĂȘtes. Si vous n'avez pas de menu en tĂȘte, pas de panique, nous nous occupons de tout (enfin, pas de la cuisson). Voici nos idĂ©es de menus petit budget, il ne vous reste plus qu'Ă faire quelques courses. (Photo : sly/www.imazpress.com)
Kosa i manj aswar? C'est une question qui revient tous les jours, mais en pĂ©riode de fĂȘte on essaie d'anticiper un minimun.
Pour un budget maĂźtrisĂ© : on investit dans la prĂ©paration, on compare les prix, on se fournit au marchĂ© forain. On privilĂ©gie le fait maison, on dĂ©coupe, on tranche, on stock.Â
D'accord, cela demande un peu de temps, mais pas d'inquiĂ©tudes nous avons fait quelques recherches pour vous.Â
- Le classique : soirĂ©e grillade -Â
Saucisses grillĂ©es, poulet marinĂ©, autre viande ou lĂ©gumes, ce qui change tout : c'est lâassaisonnement.
Attention, c'est un plat simple, qui demande peu de prĂ©paration mais une bonne dose dâĂ©pices. Dans un pilon ou un mixeur, on mĂ©lange ail sel poivre, on Ă©crase bien le tout, et on insĂšre dans les cuisses de poulet prĂ©alablement lardĂ©es.
On recouvre le tout de siave, on ajoute du thym, on mélange. Il est possible d'ajouter du cumin, du paprika, du gingembre ou du piment. Sak zot i ém.
Puis, on laisse la viande reposer au frigo toute la journĂ©e. On passe ensuite Ă une cuisson en mode grillade, mais entre nous, mĂȘme au air fryer ça marche aussi.Â
L'option la plus Ă©conomique, le petit poulet entier que l'on dĂ©coupe Ă la maison, vendu en ce moment Ă 5 euros le kilo. Ou les ailes de poulet, si achetĂ©es en gros, elles sont Ă un peu moins de 5 euros le kilo.Â
Pour un budget maĂźtrisĂ©, on Ă©vite les viandes dĂ©jĂ marinĂ©es, ou les plateaux grill spĂ©cial grillade.Â
- Astuce du chef -
Si vous prenez de la viande fraĂźche, il est possible de tout prĂ©parer en avance, de mettre la prĂ©paration dans un sac de congĂ©lation Ă zip, Ă conserver au congĂ©lateur et Ă sortir le matin du jour J.Â
En accompagnement
Achard express - riz- haricot blanc - piment - painÂ
- L'hyper locavore : le menu local -Â
Grin vér, rogay brinjél, rogay mang vér, rogay tout zafér. La zot boush i fé dlo. Voici un menu 100% péi.
Out vwasin na mang? Ou na rogay!
Pour ce menu nous partons sur un accompagnement local, Ă choisir et prĂ©parer en fonction de votre budget.Â
Nous partons sur des zambrovates ou zantacs, Ă 4 euros le kilo. Comptez un kilo pour 3/ 4 bons mangeurs si les zantacs sont servis comme un plat.
Dans cette option, on fait revenir dans une marmite bien chaude, dans de l'huile, ail, onion, thym et safran, puis on ajoute les zantacs ou zambrovate prĂ©alablement rincĂ©s. On recouvre de deux fois son volume d'eau, et on observe la cuisson.Â
Pour une version plus Ă©conomique : le zembrocal, moins de grains Ă acheter (et Ă Ă©cosser) Une fois les grains revenus dans les Ă©pices on les ajoute dans le riz avant cuisson, et avant d'y mettre de l'eau, puis on complĂšte avec l'eau qu'il manque pour la cuisson habituelle du riz.Â
Le plat principal : RĂŽti de rouelle de porc Ă 7 euros 50 le kilo.
On prépare les épices comme pour les grillades, ail sel poivre thym bien mélangés, que l'on va insérer dans les rouelles. On dépose les rouelles de porc dans une grande marmite bien chaude avec un fond d'huile. Une fois que la viande est bien dorée de chaque cÎté, on recouvre d'eau et on laisse cuire.
Ajoutez, des olives Ă tout moment ou des pommes de terres, en ce moment Ă 1 euro le kilo, en fin de cuisson, pour complĂ©ter votre plat.Â
- Le tout lĂ©gume -Â
Oui, on aime les gratins Ă la citrouille par exemple, qui est Ă 2 euros le kilo en ce moment, chouchou ou autre lĂ©gumes, câest toujours un dĂ©lice mais dans ce cas le nombre dâingrĂ©dients, le beurre, la farine, la crĂšme et le fromage font grimper les prix.
On garde ces légumes, chouchou ou courgettes coupés en lamelles, ont les fait sauter avec ail, sel et gingembre.
Dans les menus précÚdent, on enlÚve la viande et on la remplace pas des champignons de Paris frais, à moins de 10 euros le kilo. Les faire mariner, griller ou revenir à la casserole dans un peu d'huile, avec de l'ail et du piment vert frais.
En plat, des haricots blancs et chou-fleur massalé, un mélange qui peut sembler étonnant mais qui fonctionne.
Faire revenir les haricots blancs déjà cuits avec de l'huile, dans notre mélange d'épices traditionnel, y ajouter le chou-fleur nettoyé en fin de cuisson et laisser le tout mijoter ensemble.
Autre idĂ©e de plat sur le mĂȘme mode de cuisson : lentille corail et patate douce prĂ©parĂ©es avec de l'huile de coco cette fois-ci.Â
Ă servir avec du riz et des rogails.
- Le dessert -Â
Des fruits, des fruits et des fruits! Ăa y est, les lecthis sont Ă 2 euros le kilo, 1 euros 50 pour les plus chanceux. Les ananas entre 1,50 et 3 euros selon leur calibre, parfait pour une belle coupe de fruits.
Il est toujours possible, et mĂȘme recommandĂ© de les accompagner d'un peu de glace Ă la vanille, comptez 6 euros pour un bac d'un litre d'une marque locale.
Autre fruit Ă manger avec sa glace Ă la vanille, les pĂȘches pays pochĂ©es, le prix au kilo est un peu Ă©levĂ© entre 4 et 6 euros. Mais il est possible d'en prendre uniquement une poignĂ©e, les cuire et les dĂ©couper, les servir en toppings avec un assortiment dans lequel les invitĂ©s peuvent piocher pour crĂ©er un dessert unique.
Ăvidemment, il est possible de faire son propre pĂątĂ© crĂ©ole, ou notre bĂ»che locale : le chemin de fer, un gĂąteau patate et bien d'autres desserts, mais une glace en fin de repas ou une crĂšme Ă©paisse montĂ©e en chantilly, c'est quand mĂȘme trĂšs rafraĂźchissant. Â
Pour rĂ©sumer, il suffit d'un ingrĂ©dient inhabituel pour transformer un menu classique en repas spĂ©cial. L'objectif cette annĂ©e, avant l'arrivĂ©e du premier cyclone de la saison, c'est vraiment de profiter des petits prix des fruits et des lĂ©gumes qu'il est possible de trouver sur les marchĂ©s ou dans les bazars de quartiers.Â
On multiplie les petits accompagnements, rogails et daubes de légumes locaux, on mise sur des zantacs, zambrovate, woéme et autres produits typiques de l'ßle que l'on ne mange pas assez souvent. On prend de l'avance dans les préparations pour profiter un maximum le jour J.
Mais au final, peu importe ce qu'il y a sur la table, ce qui compte vraiment ce sont les personnes avec qui nous partageons ces moments privilĂ©giĂ©s ( mĂȘme s'il y aura bien une matante pour faire une petite remarque Ă un moment)
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