Musique, littérature, cinéma et patrimoine : durant le mois d'octobre 2026, la culture réunionnaise s'est invitée en Inde et au Bangladesh. Pour sa deuxième édition, le Mois de la Culture Réunionnaise a réuni plusieurs artistes et intervenants de l'île autour d'une programmation destinée à faire découvrir la richesse de l'identité réunionnaise, tout en renforçant les liens historiques et culturels avec le sous-continent indien. (Photos DR - Alliance française de Pondichéry)
De Pondichéry à New Delhi, en passant par Goa, Pune ou encore Dhaka, au Bangladesh, La Réunion a fait voyager sa culture au-delà de l'océan Indien. Organisée par l'Alliance française de Pondichéry, la deuxième édition du Mois de la Culture Réunionnaise s'est déroulée tout au long du mois d'octobre.
Après une première édition en 2025, marquée par plus de 30 événements dans plusieurs villes indiennes, la manifestation a cette année élargi son périmètre au Bangladesh, avec des rendez-vous notamment organisés à Dhaka et Chittagong. L'objectif : faire découvrir une île "plurielle, métissée et ouverte sur le monde", à travers ses artistes, sa langue, son histoire et son patrimoine.
- Maya Kamaty, Joëlle Ecormier et Grégory Lucilly à la rencontre du public -
La programmation a fait la part belle à plusieurs disciplines artistiques. Sur scène, la chanteuse réunionnaise Maya Kamaty, accompagnée de ses musiciens, a partagé son univers musical mêlant sonorités contemporaines et héritages créoles. Une tournée qui a notamment permis de faire entendre la langue créole réunionnaise auprès des publics indiens et bangladais.
La littérature était également représentée par l'autrice Joëlle Ecormier. Cette dernière a animé plusieurs rencontres et ateliers de lecture auprès des apprenants de l'Alliance française et des élèves du Lycée français international de Pondichéry. Des échanges consacrés à l'écriture, à la littérature contemporaine et à la langue créole.
Le cinéma réunionnais a lui aussi trouvé sa place dans cette programmation avec la projection du film "Marmaille", en présence de son réalisateur Grégory Lucilly. Les séances ont été suivies de discussions avec les spectateurs autour des thématiques abordées dans le long-métrage.
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- Des liens historiques entre La Réunion et l'Inde -
Au-delà des représentations artistiques, cette deuxième édition a également permis de revenir sur les liens historiques qui unissent La Réunion et l'Inde.
L'historienne Sahara Cassim est notamment intervenue sur les migrations entre le Gujarat et La Réunion, mettant en lumière les échanges humains, commerciaux et culturels qui ont contribué à façonner l'identité réunionnaise. Un temps de commémoration a également été organisé le 20 octobre 2026 autour de la stèle des Engagés, en partenariat avec l'Université de Pondichéry. Une cérémonie destinée à rappeler l'histoire des travailleurs engagés venus d'Inde et à préserver la mémoire de ces migrations.
Pour les organisateurs, ces rencontres doivent permettre de dépasser la simple présentation artistique et de favoriser "une véritable dynamique de coopération et de connaissance mutuelle".
- Renforcer les échanges culturels entre La Réunion et l'Asie du Sud -
Soutenu notamment par la Région Réunion, le Département, l'Institut français en Inde et le Réseau des Alliances françaises en Inde, le Mois de la Culture Réunionnaise entend désormais s'inscrire dans la durée. L'Alliance française de Pondichéry souhaite poursuivre le développement de cette manifestation et encourager les collaborations entre artistes réunionnais et indiens.
"Faire découvrir La Réunion autrement, faire entendre sa langue, valoriser ses artistes et raconter son histoire", résume le communiqué de l'organisateur.
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