[Photos-Vidéos] Le Département annonce de grands chantiers pour optimiser la gestion de l'eau à La Réunion

  • Publié le 4 août 2026 à 17:03
  • Actualisé le 4 août 2026 à 19:10
Office de l'eau

La Réunion traverse une période de sécheresse depuis années. Cette situation, et plus globalement la gestion de la ressource hydrique à La Réunion, a été au cœur d'une conférence de presse organisée conjointement par le Département, l'Office de l'eau et la Saphir ce mardi 4 août 2026. De grands projets dont le coût est à un milliard d'euros sont annoncés (Photo Stéphan Laï-Yu/www.imazpress.com)

La Réunion traverse une période de sécheresse depuis des années. Cette situation, et plus globalement la gestion de la ressource hydrique à La Réunion, a été au cœur d'une conférence de presse organisée conjointement par le Département, l'Office de l'eau et la Saphir mardi 4 août 2026.

Au cours des derniers mois, La Réunion a enregistré un déficit pluviométrique de 45 %. En 2025-2026, la saison des pluies a été considérée comme "la plus sèche observée depuis plus d'un demi-siècle" selon le Département. L'hiver austral confirme cette tendance avec une carence en eau de -60 % en mai et de -30 % en juin.

Une situation de crise qui a amené la collectivité locale à demander une reconnaissance de calamité agricole et à "renforcer son accompagnement" des communes, selon les mots du dossier de presse. À l'heure actuelle, grâce aux infrastructures hydrauliques gérées par le Département, qui comprennent l'aménagement de basculement des eaux de l'Est vers l'Ouest, 13 communes peuvent "sécuriser leur approvisionnement en eau" et 85 millions de m3 d'eau sont distribués tous les ans. À cela, il faut rajouter les 17 500 hectares irrigués, soit 40 % de la surface agricole utile réunionnaise.

Les objectifs affichés par le Département en matière de gestion de l'eau sont clairs. Il s'agit "d'adapter les infrastructures aux effets du changement climatique, rééquilibrer les territoires, développer une gestion plus durable" et s'assurer que les besoins en eau potable et agricole soient assurés.

- Irrigation des Hauts de l'Ouest -

Des questions loin d'être anodines dans la mesure où la ressource hydrique devient un enjeu de taille à l'échelle de la planète. "Sur le plan national comme international, on sait que cette ressource pose problème pour les populations et les agriculteurs. C'est pour cela que le Département a choisi de s'emparer activement de ce sujet" lance Cyrille Melchior, président du Département. Regardez

Pour faire face aux défis du présent et de l'avenir, l'élu estime que de grands chantiers doivent être menés par la collectivité réunionnaise. "Nous devons amener de l'eau dans les microrégions de l'Est et du Nord, avec le projet MEREN, pour la mettre au service des intercommunalités et des agriculteurs." Autre chantier d'envergure, PRODEO, qui vise à irriguer les terres agricoles des Hauts de l'Ouest jusqu'à 1 000 mètres d'altitude contre 600 mètres actuellement. Deux projets dont le coût cumulé s'élève à 1 milliard d'euros. Regardez

Pour autant, ces projets, aussi ambitieux soient-ils, vont se heurter à une réalité. Celle que la ressource hydrique se raréfie sur l'île. Pour tenter d'en optimiser la gestion, le Département propose de faire évoluer la Saphir en Société Publique Locale (SPL). Cette structure permettrait alors à l'ensemble des intercommunalités de s'associer et de co-gérer le nouvel "or bleu". "Ensemble, je suis persuadé que nous serons plus forts pour traiter du sujet de l'eau" pose Cyrille Melchior. Regardez

Toutes les études techniques du projet Meren ont déjà été réalisées et le projet devrait commencer avec la réutilisation des eaux traitées du Prado dans le courant de l'année 2028. Regardez

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