Ce mardi 3 mars 2026, c'est devant les locaux de l'Agence régionale de santé que les salariés du privé de la santé se sont donnés rendez-vous. Un rendez-vous a été obtenu avec l'ARS, à la suite du courrier adressé à la Ministre de la Santé, évoquant des écarts de rémunération entre les personnels des établissements publics et ceux des cliniques privées. Pourtant, plusieurs mois après cette reconnaissance écrite de l’État, "les salariés du secteur privé de la santé ne constatent toujours aucune amélioration concrète sur le terrain", s'indigne le syndicat CFTC Santé Sociaux (Photo : sly/www.imazpress.com)
Dans cette réponse officielle reçue le 13 novembre 2025, la ministre reconnaît les écarts de rémunération persistants avec le secteur public.
Dans cette lettre, la ministre de la Santé, précise avoir "transmis à la direction générale de l'Agence régionale de santé de La Réunion, compétente en la matière, afin qu'elle en assure l'examen attentif et puisse vous tenir directement informé des suites qui pourront lui être réservées".
Pourtant, plusieurs mois après cette reconnaissance écrite de l’État, "les salariés du secteur privé de la santé ne constatent toujours aucune amélioration concrète sur le terrain", s'indignent les syndicats.
- Le syndicat du privé demandent à être traitéx à l'égal du public dans le secteur de la santé -
"Aujourd'hui nous avons demandé une réunion avec l'ARS suite à un courrier de la ministre pour demander une égalité de traitement entre le privé et le public", explique Rudolphe Dain, référent des cliniques privées - CFTC Réunion." Écoutez.
Les syndicats demandent à l'ARS de trouver des solutions urgentes. "C'est salaire égal, travail égal". Rudolphe Dain explique : "nous avons quand même 1.200 euros d'écart, ce n'est pas négligeable et l'on demande donc une revalorisation salariale".
Il poursuit : "on trouve que c'est légitime que les cliniques soient à égalité avec le public parce que rien ne va plus, il y a des turn-ouver, des dépressions".
"Les soignants du privé ne demandent pas de privilèges, mais l’égalité de traitement et la reconnaissance effective de leur engagement", pour une meilleure qualité des soins.
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