Le lundi 7 septembre 2026, Brigitte Adame, 2eme adjointe, a représenté la commune de Saint- Denis lors de la nouvelle étape de la grande cause régionale contre les drogues et stupéfiants impulsée par le préfet. Après la signature entre les pouvoirs publics du plan régional de mobilisation contre le narcotrafic, la dynamique s’élargit au monde économique. À l’initiative du club « Les entreprises s’engagent », s’est tenu un rassemblement au siège du Crédit Agricole réunissant monde économique et pouvoirs publics. Nous publions le communiqué de la Ville ci-dessous. (Photo d'illustration : Stephan Laï-Yu / www.imazpress.com)
Un rassemblement s'est déroulé au siège du Crédit Agricole réunissant le monde économique et les pouvoirs publics : des représentants de l’État, la ville de Saint-Denis, des entrepreneurs... Ils ont réaffirmé la nécessité d’agir ensemble face aux conséquences des drogues sur la société et le monde du travail.
- Tous concernés -
Leur mobilisation constitue une nouvelle étape : les drogues ne s’arrêtent ni aux frontières des quartiers, ni aux portes des entreprises, des administrations ou des collectivités. À l’action de sécurité et de terrain s’ajoute un autre volet indispensable : prévenir les consommations, repérer les conduites à risque, accompagner les personnes et savoir les orienter vers les
professionnels compétents.
Brigitte Adame a rappelé que depuis 2022, Saint-Denis structure une politique de prévention des conduites addictives, renforcée à partir de 2023 avec le soutien de la Mildeca. En 2025, 28 maraudes de prévention ont été réalisées, 78 commerces ont été sensibilisés et 300 personnes directement touchées. La Ville intervient également auprès des jeunes et des familles et développe l’aller-vers dans les quartiers et lors des manifestations. Le trafic de drogue est une menace pour chaque Réunionnais, mais aussi pour nos collègues, nos amis, nos enfants, nécessitant une approche globale contre ce défi pour La Réunion.
- Accompagner et prévenir -
La Ville agit aussi en tant qu’employeur. Signataire de la charte Esper, elle mène des actions de sensibilisation auprès de ses agents, forme au repérage des conduites addictives et a formalisé un protocole confidentiel d’accompagnement et d’orientation.
Une expérience que la collectivité souhaite partager avec les employeurs : prévenir avant que les situations ne se dégradent, libérer la parole sans stigmatiser et construire un réseau avec l’État, la médecine du travail, les professionnels de santé et les associations spécialisées. La Ville a réaffirmé son soutien aux chefs entreprises faisant face au quotidien aux difficultés liées au narcotrafic.
"Comme collectivité, nous avons la responsabilité de protéger notre population. Comme employeur, nous avons la responsabilité de protéger nos agents. Face aux drogues, personne ne peut agir seul. Notre réponse doit être collective, coordonnée et profondément humaine. Saint-Denis prendra toute sa part", déclare Brigitte Adame, 2e adjointe à la maire de Saint-Denis.
