GĂ©rald Darmanin ne veut plus de matelas au sol pour pallier l'absence de place dans les prisons françaises. Le ministre de la Justice dit vouloir vaincre la surpopulation carcĂ©rale - plaie du systĂšme pĂ©nitentiaire français -, notamment en construisant des prisons mais en Ă©cartant toute rĂ©gulation du nombre de dĂ©tenus. Il entend "inscrire dans le projet de loi" quâil compte rapidement prĂ©senter au Parlement "une trajectoire nationale de maĂźtrise de la population carcĂ©rale", Ă©crit-il dans une lettre aux syndicats de son ministĂšre dont lâAFP a obtenu copie (Photo rb/www.imazpress.com)
à La Réunion, les établissements dépassent largement leurs capacités d'accueil de détenus. Le centre pénitentiaire de Domenjod, à Saint-Denis, abrite 950 détenus pour 575 places, soit une densité de 232%.
Le quartier femme du centre pénitentiaire de Saint-Denis compte 67 détenues pour 28 places, soit 5 ou 6 détenues par cellule. "Les femmes passent la journée assise sur leur lit. Elles y dorment, elles y mangent et lorsqu'elles doivent aller aux toilettes ou prendre une douche elles doivent enjamber leurs co-détenues. L'hygiÚne est catastrophique" témoignait une surveillante précédemment.
Ă la maison dâarrĂȘt de Saint-Pierre, 203 personnes sont incarcĂ©rĂ©es pour 110 places (131 %).
Une surpopulation carcérale qui "bat tous les records", s'inquiÚte l'Ufap Unsa Justice.
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- Objectif : zéro matelas au sol -
Pour pallier ce manque de places, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a assuré de sa volonté de vaincre la surpopulation carcérale, plaie du systÚme pénitentiaire français, notamment en construisant des prisons mais en écartant toute régulation du nombre de détenus.
Le premier objectif de GĂ©rald Darmanin est de proscrire "la prĂ©sence de matelas au sol" des cellules dans un dĂ©lai de 18 mois aprĂšs la promulgation de la loi. "Ă terme", il sâagirait de fixer "un seuil maximum propre" dâoccupation des prisons qui pourrait "sâarticuler autour de taux successifs de 150 % en 2030 puis 130 % en 2032", avec un accent particulier pour les maisons dâarrĂȘt.
Toutefois, il nâest pas question de mettre en place un dispositif de rĂ©gulation de la population carcĂ©rale tel que lâont mis en place plusieurs pays europĂ©ens comme lâAllemagne, auquel GĂ©rald Darmanin est hostile. Ce dispositif prĂ©voit, par dĂ©cision administrative automatique, de limiter les entrĂ©es ou de faciliter les sorties pour Ă©viter une surpopulation.
"Les sorties de prison ne peuvent plus ĂȘtre dictĂ©es par des raisons Ă©trangĂšres Ă la dĂ©cision judiciaire, ni rĂ©sulter de mĂ©canismes subis, automatiques ou purement gestionnaires", Ă©crit le garde des Sceaux.
- à La Réunion, une prison en préfabriqué au Port pour 2027 -
Lors de sa venue, le patron des prisons françaises a confirmé la création d'une prison en préfabriqué de 50 places.
Le communiquĂ© du ministĂšre de la Justice prĂ©cise que ces Ă©tablissements, "livrables en 18 mois contre 7 ans pour des Ă©tablissements classiques et pour un coĂ»t divisĂ© par deux (200.000 euros la place contre 400.000 euros pour des prisons classiques), garantissent les mĂȘmes standards de soliditĂ© (construction en bĂ©ton armĂ©) et de fonctionnement Ă lâusage que les constructions classiques".
En revanche, aucune annonce nâa Ă©tĂ© faite concernant la rĂ©habilitation de la prison de Saint-Pierre, pourtant jugĂ©e vĂ©tuste par la contrĂŽleure gĂ©nĂ©rale des prisons, ni sur la crĂ©ation dâune unitĂ© psychiatrique tant attendue. "Nous allons engager la discussion avec le ministĂšre de la SantĂ©", s'Ă©tait limitĂ© Ă indiquer SĂ©bastien Cauwel.
Des places en plus certes, mais toujours des effectifs en moins. 45 surveillants manquent Ă l'appel Ă La RĂ©union.Â
En dĂ©placement officiel sur lâĂźle, lâadministrateur national des prisons SĂ©bastien Cauwel a annoncĂ© la crĂ©ation de 36 postes dĂ©diĂ©s Ă la sĂ©curitĂ© pĂ©nitentiaire dans les trois Ă©tablissements rĂ©unionnais dâici deux ans. Vingt-cinq postes seront ouverts dĂšs 2026 et onze autres suivront dans les deux ans. Ces agents seront spĂ©cialisĂ©s dans la sĂ©curisation des Ă©tablissements, les extractions mĂ©dicales et la surveillance pĂ©rimĂ©trique.
La répartition est déjà connue : 17 postes à Saint-Denis (Domenjod), 16 au Port et 7 à Saint-Pierre.
Une enveloppe de deux millions dâeuros accompagnera ces mesures afin dâamĂ©liorer les conditions de travail des surveillants et de renforcer la sĂ©curitĂ© des Ă©tablissements.Â
www.imazpress.com avec AFP/[email protected]


Les matelas contre les murs, pour dormir debout!
Il a raison ! il faut d'ailleurs supprimer tous les lits et réintroduire les hamacs ! ce sera un gain de place important et on pourra doubler le nombre de détenus !
Pas de matelas et pas d'autre solution proposée , alors , on fait quoi? Ils dorment par terre les mecs!
Il pourait utiliser les anciennes mines du nord de la france pour y installer des lits superposés?
Le calcul des pourcentages pose question. Mais le niveau est tel en Mathématiques que cela ne me surprend pas.
met a zot en couple, dors Ă 2 dans le lit :-))
Le rĂ©dacteur de lâarticle, pourrait- il nous expliquer son calcul des pourcentages des densitĂ©s des populations carcĂ©rales rĂ©unionnaises ?
Merci !!
Et les matelas au sol pcq on a des logements trop petits, on s'en préoccupe. On s en fout des prisons. Les mecs ont m..., c est leur problÚme..on va pas nn plus pleurer sur leur sort.
Déclaration d'intention.
Propagande électorale.
Surtout pas lui comme president. Il est pire que Sarko.