Alors que le conflit s'enlise entre planteurs et industriels, l'avenir de la filiÚre canne est sur toutes les lÚvres. Production historique et traditionnelle de l'ßle, la canne représente un patrimoine certain de La Réunion, que les planteurs sont décidés à protéger. Malgré les difficultés, ces derniers en sont persuadés : l'ßle peut atteindre l'autonomie alimentaire. Cela sans toucher aux 22.000 hectares dédiés à la culture de la canne, car s'il n'y a plus de canne, il n'y plus d'agriculture", affirme Dominique Clain président de l'UPNA (Photo : rb/www.ipreunion.com)
"1.800 hectares suffiraient pour atteindre lâautosuffisance alimentaire Ă La RĂ©union, et nous avons plus de 6.000 hectares en friche dans lâĂźle : pourquoi devrions-nous nous sĂ©parer des terres de la canne ?" sâinterroge Dominique Clain, prĂ©sident de lâUPNA.
Dans ce secteur qui emploie directement et indirectement 12.000 personnes, la transformation des champs de canne nâest pas envisagĂ©e. "Ces terres ne sont pas adaptĂ©es Ă une culture diffĂ©rente, ce dont nous avons besoin, câest de nouvelles friches pour produire en plus grande quantitĂ© les produits de nĂ©cessitĂ© " estime Dominique Clain.
Un avis partagĂ© par la Chambre dâagriculture, qui table de son cĂŽtĂ© sur 1.000 hectares nĂ©cessaires pour dĂ©velopper lâagriculture rĂ©unionnaise. "Lâautonomie alimentaire, ce nâest pas produire absolument tout ce que nous importons, mais rĂ©ussir Ă produire en quantitĂ© suffisante les produits essentiels" a dĂ©jĂ estimĂ© FrĂ©dĂ©ric Vienne, prĂ©sident de la Chambre dâagriculture, suite au dĂ©clenchement de la guerre en Ukraine.
- Climat tropical et facilité d'entretien -
Au-delĂ de lâattachement Ă la culture de la canne, les agriculteurs mettent aussi en avant le climat particulier de La RĂ©union, oĂč de nombreux micro-climats cohabitent. Cyclones, fortes pluies et sĂ©cheresses font aussi partie du paysage climatique de lâile. "Demain matin, si on a un cyclone, oĂč allons-nous prendre les produits abĂźmĂ©s par les pluies et le vent ? La canne est une culture sĂ»re, qui tient lâĂ©rosion, qui survit aux intempĂ©ries" souligne Dominique Clain.
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Il estime quâil nây a pas de culture qui puisse remplacer la canne aujourdâhui. "Câest un pilier Ă©conomique de La RĂ©union : sâil nây a plus de canne Ă La RĂ©union, il nây plus dâagriculture. Câest la filiĂšre canne qui apporte sa plus-value qui permet dâavoir dâautres cultures" assure-t-il.
"Il faut aussi savoir que la canne est la plus simple Ă cultiver : câest un produit qui est bien moins polluant, si on fait un bon traitement dâinsecticide lors de la coupe, on attend juste un mois pour la traiter de nouveau, contraient Ă dâautres fruits et lĂ©gumes quâil faut traiter trois ou quatre fois par mois" avance le prĂ©sident de lâUPNA, alors que la question Ă©cologique est dĂ©sormais un argument de poids en matiĂšre dâagriculture.
- Pour une revalorisation de la canne -
Comment sortir alors de lâimpasse dans laquelle semble se trouver la filiĂšre aujourdâhui ? Les agriculteurs rĂ©clament une revalorisation de la canne, de la bagasse et de la mĂ©lasse, afin dâamĂ©liorer la filiĂšre et garantir des revenus dĂ©cents aux planteurs. "Nous avons des sucres spĂ©ciaux, qui se vendent trĂšs bien en MĂ©tropole : il y a un travail Ă faire de ce cĂŽtĂ© pour monter en puissance. Il y a aussi la bagasse, que nous pouvons valoriser : au lieu dâimporter des copeaux de bois pour lâĂ©nergie, ce qui pollue, on pourrait faire la matiĂšre premiĂšre directement ici Ă La RĂ©union. On pourrait aussi travailler plus sĂ©rieusement sur le rhum" liste Dominique Clain.
De nombreuses pistes Ă explorer, donc, mais qui restent aujourdâhui en suspens tant quâaucun accord nâa Ă©tĂ© trouvĂ©. A quelques jours du lancement de la campagne sucriĂšre, les agriculteurs pressent les industriels de faire un pas vers eux, tandis que l'Etat a accordĂ© 14 millions d'euros de subvention. "On parle de subventions consĂ©quentes qui nous permettent de survivre, personnellement je ne dirais pas quâelles le sont vraiment. Nous nâavons dâailleurs pas de problĂšme particulier avec lâEtat, qui joue le jeu. Le problĂšme concerne les industriels, qui refusent dâaugmenter leur prix dâachat de la tonne de canne" indique Dominique Clain, alors que le prix nâa pas Ă©voluĂ© en 40 ans.
La mobilisation continue en tout cas, alors quâune nouvelle rĂ©union doit se tenir ce mardi avec les industriels. Et si aucun accord nâest trouvĂ©, les planteurs ne cachent pas leur intention de continuer la mobilisation. Avec dĂ©versement de canne Ă sucre devant la prĂ©fecture si nĂ©cessaire.
as/www.ipreunion.com

Je crois que ce Dominique CLAIN n'a pas compris que la canne Ă sucre rĂ©unionnaise n'est plus rentable aujourd'hui et qu'il faut arracher toute cette plantation et passer Ă autre chose aujourd'hui car la canne Ă sucre c'est de l'histoire ancienne, ce n'est plus une plantation pour le sol de la RĂUNION.Ils peuvent passer Ă l'agriculture des lĂ©gumes pour les besoins de la RĂUNION et ce n'est que par lĂ que la RĂUNION pourrait combler tous ces besoins alimentaires en lĂ©gumineuse.Je me demande bien quand est ce que les agriculteurs de canne Ă sucre vont comprendre qu'il faut arrĂȘter cette plantation et passer Ă autre chose.La canne Ă sucre n'a jamais vraiment Ă©tait dans le patrimoine rĂ©unionnais, la RĂUNION est une terre d'essai pour de nombreuse plantation, tel que le cafĂ©, le cacao qui Ă©taient sur le sol rĂ©unionnais bien avant la canne Ă sucre, mais jugĂ© non rentable ils furent arracher, comme le gĂ©ranium, le vĂ©tiver, l'ylang-ylang et bien d'autres.Il faut passer Ă ce stade rapidement avec la canne Ă sucre, mais je pense que ces planteurs de canne Ă sucre sont de trĂšs grands rĂȘveurs et ils aiment surtout les aides de l'Ă©tat et les anciennes aides europĂ©ennes qui eux Ă©tait plus intelligent et ils ont arrĂȘtĂ© ces aides pour cette bandes de paresseux rĂ©unionnais qui se sont adaptĂ©s Ă cette culture subventionnĂ©e Ă 100% de la plantation Ă la livraison Ă l'usine.Je ne comprends pas pourquoi on leur donne une prime pour la bagasse qui ne leur appartienne plus car l'industriel a dĂ©jĂ achetĂ© leur livraison de canne Ă sucre et que cette bagasse appartienne qu'Ă l'industrielle.Il faut qu'ils aillent visiter les terres agricoles plantĂ©es en canne sucre au BRĂSIL et ils vont retourner Ă la RĂUNION totalement avec un autre esprit d'agriculteur, cette culture est rentable que sur des trĂšs grandes surfaces et c'est pour cela le prix de la tonne de canne exorbitant de cette tonne de canne Ă sucre Ă la RĂUNION, je trouve que cela est un peu la HONTE pour eux et qu'ils ne sont pas un exemple Ă prendre pour les autres agriculteurs de la RĂUNION.Quand est ce que la FRANCE arrĂȘtera ces aides pour rien, car cette culture n'est pas une culture pour les sols de la RĂUNION.Plantez autre chose pour l'indĂ©pendance alimentaire de la RĂUNION et pour cela il faut que les rĂ©unionnais changent leur façon de se nourrir, que les rĂ©unionnais arrĂȘtent de manger du riz car ce n'est pas un aliment pour les rĂ©unionnais, il faut qu'ils passent vraiment Ă d'autres cĂ©rĂ©ales et d'autres lĂ©gumineuses comme en AFRIQUE et la canne Ă sucre fera parti des vieux souvenirs, comme toutes les autres cultures qui ont Ă©tĂ© lĂ bien avant elle sur le sol de la RĂUNION.
Et s'il n'y a plus de canne, l'agriculture existera encore, ( maraßchage, fruits, viande, etc )Je ne regrette pas de ne pas avoir voté Upna.
Euh, la canne Ă sucre c'est pour produire du sucre ;) Ă©tonnant hein et de l'alcool, c'est carrĂ©ment pas Ă manger ; continuez d'en faire un peu pour une autosuffisance en sucre et rhum et un peu pour l'apport aux usines thermiques d'Ă©lectricitĂ© ; mais l'alternative chanvre est bien meilleure en terme de productions variĂ©es !Quoiqu'il en soit il s'agit de produire Ă manger, donc des vĂ©gĂ©taux ; c'est l'unique façon d'atteindre l'autonomie alimentaire et les objectifs Ă©cologiques et climatiques ; c'est d'ailleurs le programme de l'ONU #ActNow afin de limiter les Ă©missions de chacun Ă maximum 2TCOÂČ/an, le français moyen est entre 9 et 14T !
Bien au contraire moins il y aura de canne plus il y aura d'agriculture maraĂźchĂšre et cela permettra peut-ĂȘtre de se rapprocher de l'autonomie alimentaire et de faire baisser les prix des fruits et lĂ©gumes.La canne n'a plus d'avenir depuis bien longtemps Ă la RĂ©union, elle ne vit que grĂące aux subventions depuis des annĂ©es. Et si ils n'y avaient pas ses subventions la transition aurait probablement Ă©tĂ© faite il y a bien longtemps.Alors pourquoi ne pas cesser le gaspillage de ses subventions et les utiliser pour la transition vers d'autres cultures qui profiteraient beaucoup plus aux habitants de notre Ăźle '
J'adhÚre sur toutes les possibilités de la canne : sucre, mélasse, bagasse, produits transformés. Ainsi que la résistance climatique. Je pense que ce serait le moment idéal pour aborder en commission le thÚme des friches, de l'autonomie alimentaire...et du bio, car l'histoire des 4 traitements par mois des fruits et légumes me fait sursauter !! Merci.
dan ban kan la zot i met roundup mosanto non ''''