Ces derniers jours ont été marqués par plusieurs incendies dans des plantations canniÚres, à divers endroits de l'ßle. Des incidents que les jeunes agriculteurs "dénoncent avec la plus grande fermeté", déplorant "de grosses pertes économiques". Ils estiment "nécessaire de développer un dispositif particulier des forces de l'ordre pour surveiller les parcelles et dissuader les pyromanes".
"Les jeunes agriculteurs ont demandĂ© aux services de la prĂ©fecture dâapporter une vigilance tout Ă fait particuliĂšre Ă la situation pendant cette pĂ©riode trĂšs sensible", indiquent-ils dans un communiquĂ©.
"Le sentiment dâimpuissance habite tous les planteurs qui font face Ă de grosses pertes Ă©conomiques et met la campagne sur les nerfs. Tout le monde peut ĂȘtre touchĂ© et tout le monde craint pour sa rĂ©colte", poursuivent les jeunes agriculteurs.
"Pour Ă©viter que lâagressivitĂ© gagne du terrain, il est nĂ©cessaire de dĂ©velopper un dispositif particulier des forces de lâordre pour surveiller les parcelles et dissuader les pyromanes", estiment-ils, appelant "Ă la responsabilitĂ© de chaque citoyen" et demandant aux agriculteurs "dâaccroĂźtre leur vigilance".
"VoilĂ trois annĂ©es consĂ©cutives que ma parcelle brule et chaque annĂ©e le feu prend de lâampleur. Jâai perdu 100 tonnes en 2012, puis 350 tonnes en 2013 et 500 tonnes hier matin", tĂ©moigne Olivier Bernard, jeune planteur Ă Saint-BenoĂźt qui estime sa perte 2014 "Ă plus de 40 000 euros de chiffre dâaffaires".
Pour le prĂ©sident des jeunes agriculteurs, Olivier Fontaine, "câest une situation grave qui entraĂźne des consĂ©quences Ă©conomiques dont lâimpact est immĂ©diat, des consĂ©quences Ă©cologiques sur la faune et la flore et sur la mise Ă nu des terrains qui fragilisent dĂ©jĂ les prochaines rĂ©coltes, et des consĂ©quences sociales avec risques dâaccidents automobiles Ă proximitĂ© des parcelles en feu, risques dâincendies et dâaccidents domestiques pour les habitations les plus proches des foyers, mise en danger des soldats du feuâŠ"
