Alors que le gouvernement poursuit les discussions sur le budget 2027, depuis ce 1er octobre 2026, il y en a déjà qui payent le prix fort des coupes budgétaires, les malades chroniques. Des femmes et des hommes qui, n'ont pas choisi de tomber malade mais qui vont devoir débourser plus cher pour un droit normalement acquis à tous en France… se soigner. Un double fardeau pour ces personnes, parfois précaires qui, en plus d'être malades, plongeront encore plus dans la pauvreté. À La Réunion, cette hausse concerne des dizaines de milliers de patients (Photo : Richard Bouhet/www.imazpress.com)
Le plafond annuel des franchises et participations forfaitaires passe de 100 euros à 140 euros. Ces participations forfaitaires constituent un reste à charge non compensé par les mutuelles et dont doivent même s’acquitter les personnes en affection longue durée (ALD).
En juillet, le gouvernement avait tenté d’imposer le doublement de cette limite avant de lâcher un peu de lest fin août.
Les personnes malades pourraient s'estimer chanceuses que le gouvernement ait renoncé au doublement des plafonds "dans l'immédiat", toutefois, la hausse est bien là.
Si cela peut paraitre être une somme dérisoire, pour les malades chroniques, c'est un poids supplémentaire à celui d'une pathologie qu'ils n'ont pas choisi.
À cela s'ajoute en plus la baisse de 3 à 1 an la durée maximale dérogatoire d’indemnisation des arrêts de travail pour les salariés atteints d’une affection longue durée (ALD) qui n’est pas prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie.
L'objectif pour le gouvernement est clair… faire des économies sur la santé de population, peu importe les conséquences sur les assurés.
la baisse de 3 à 1 an la durée maximale dérogatoire d’indemnisation des arrêts de travail pour les salariés atteints d’une affection longue durée (ALD) qui n’est pas prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie.
- Le "reste à vivre" autour de la maladie a un coût -
Pour Edwige Le Gac, présidente de l'association des diabétiques juniors de La Réunion (AJT974), "cette réforme peut être l’occasion de mettre en lumière une réalité moins visible : le coût du "reste à vivre" autour de la maladie".
Elle explique : "pour un jeune enfant diabétique, par exemple, le capteur peut être remboursé, mais son utilisation peut nécessiter un téléphone compatible, qui n’est pas nécessairement pris en charge. Certains enfants développent également des irritations ou des allergies liées aux adhésifs des dispositifs. Les familles doivent alors acheter des crèmes, des produits de protection cutanée ou des adhésifs spécifiques pour permettre à l’enfant de continuer à utiliser son matériel dans de bonnes conditions".
Pris individuellement, ces frais peuvent sembler modestes, mais lorsqu’ils s’accumulent au fil des mois et des années, ils peuvent représenter une charge importante pour les familles, à laquelle peuvent s’ajouter les dépassements d’honoraires, certains frais de transport ou les déplacements liés aux consultations spécialisées, notamment lorsque l’enfant présente plusieurs pathologies.
"C’est cette réalité qu’il me semble important de ne pas oublier. Pendre en charge une maladie à 100 % ne signifie pas nécessairement que tout ce qui est nécessaire pour vivre correctement avec la maladie est pris en charge", dit-elle.
L’enjeu est donc "de pouvoir continuer à rassurer les familles sur leurs traitements essentiels, tout en faisant entendre ces dépenses du quotidien qui peuvent créer des inégalités entre les enfants selon les ressources de leur famille", conclut Edwige Le Gac.
- Un risque de renoncement des soins pour les patients les plus précaires -
Valérie Fernez, représentante locale de France Assos Santé s'indigne : "cette mesure est un arbitrage financier au détriment de la santé".
"La consommation de soin continu du patient en ALD (Affection longue durée) explose déjà les plafonds", explique Valérie Fernez.
Elle le craint : "augmenter le reste à charge, même minime puisse-t-il paraître, entraîne deux risques majeurs : un surcoût pour les patients aux revenus fragiles et le risque de renoncement aux soins".
"Chaque acte étant soumis à franchises, les patients risquent de ne pas aller chercher leurs médicaments, ne plus faire leurs contrôles biologiques ou radiologiques", s'inquiète-t-elle.
D'autant que renoncer à ses soins "augmente le risque de complication et donc par conséquence d'hospitalisations en urgence, ce qui coûterai plus cher que le montant économisé par les franchises".
- Les montants prélevés ne changent pas -
Toutefois, cette hausse ne signifie pas que le coût retenu pour chaque soin augmente. En réalité, les montants appliqués individuellement restent identiques. La franchise est toujours fixée à 1 euro par boite de médicaments et par acte paramédical, et à 4 euros par transport sanitaire. Les plafonds journaliers, eux, restent également de 4 euros pour les actes paramédicaux et de 8 euros pour les transports.
Même principe pour la participation forfaitaire, 2 euros sont toujours retenus pour une consultation ou un acte réalisé par un médecin, ainsi que pour un examen radiologique ou encore un analyse de biologie. Il n’y a que la limite annuelle qui elle, augmente, de 50 à 70 euros.
Tous les assurés ne paieront donc pas forcément 140 euros. Cette hausse concerne surtout ceux dont les dépenses de santé les conduisent à atteindre les nouveaux plafonds durant l’année.
- 182.674 assurés bénéficiaires d’une ALD à La Réunion -
À La Réunion, cette hausse concerne 182.674 assurés bénéficiaires d’une ALD.
Comme l'explique la Caisse générale de sécurité sociale de La Réunion (CGSS), "toute personne assurée sociale (ou ayant droit) peut bénéficier d’une prise en charge au titre d’une affection de longue durée (ALD) lorsqu’elle souffre d’une maladie grave, chronique ou nécessitant des soins prolongés et particulièrement coûteux, répondant aux critères définis par la réglementation".
Des personnes atteintes de pathologies cardiaques, rénales, de diabète, des personnes frappées par des maladies chroniques.
Dans le département, 87.400 personnes sont prises en charge pour le diabète. Avec 13% des réunionnais concernés, La Réunion figure parmi les territoires les plus touchés en France.
Autre maladie chronique qui demande un suivi, l'obésité. À La Réunion, l’obésité concerne près d’un adulte sur cinq et d’un adolescent sur dix dans l'île.
La hausse des franchises médicales donc, une double peine pour les personnes malades, avec une hausse de leur reste à charge, qui fait craindre une santé à deux vitesses.
ma.m/www.imazpress.com/[email protected]

Je resterai toujours sidéré de voir que certains croient à l'argent magique. Si c'est pas le malade qui paie, c'est celui qui travaille et a un salaire ! Et qui fait attention à sa santé.
La France font des économies sur ses citoyens et redonne aux étrangers
Sauf que l’etat se trouve par le versement de certaines aides a sec
Sans reaction fini la secu fini la retraite et autres
Ca sera comme aux etats unis, marche ou creve