La FSU (fédération syndicale unitaire) exige des mesures fermes aprÚs l'incident qui s'est déroulé au lycée hÎtelier de Plateau-Caillou. Pour rappel, selon le témoignage de professeurs, le 24 février dernier, une enseignante stagiaire en créole aurait été interrompue en plein cours et exclue de l'établissement.
Selon la FSU, "aprĂšs avoir reçu cette stagiaire, le chef d'Ă©tablissement a dĂ©cidĂ© tout Ă coup de l'exclure devant les Ă©lĂšves de la salle de classe puis de l'Ă©tablissement dans des conditions d'Ă©nervement et de colĂšre caractĂ©risĂ©s, au seul prĂ©texte que cette stagiaire aurait informĂ© son inspection des difficultĂ©s rencontrĂ©es lors de l'entretien d'installation".L'organisation syndicale souligne que la stagiaire, "meurtrie par ces prĂ©judices physiques et moraux" a obtenu un arrĂȘt de travail de huit jours, et a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©e par le rectorat dans un autre Ă©tablissement.
La FSU dénonce ainsi "l'abus de pouvoir caractérisé du chef d'établissement, se permettant à la fois de transgresser des textes officiels dans le déroulement d'un stage, et d'exclure de son établissement, sans justification légale, un personnel, qui plus est avec une violence caractérisée".
"De plus, ce chef d'établissement s'est permis de discriminer notre collÚgue tutrice par voie de presse en la citant nommément et en faisant état d'une personne "à fleur de peau". Celle-ci pourtant n'a aucune responsabilité dans l'incident dont nous parlons", poursuit la FSU, avant de s'indigner sur le fait qu'à ce jour, "seul le chef d'établissement a été entendu par le rectorat sur cette affaire et aucune suite n'a été donnée".
C'est pourquoi "la FSU demande solennellement que cette atteinte patente Ă l'enseignement d'une stagiaire et au simple droit au lycĂ©e hĂŽtelier soit sanctionnĂ©e comme il se doit. Cet incident est extrĂȘmement grave et son traitement doit ĂȘtre exemplaire et non traitĂ© par l'oubli et l'usure du temps".
Enfin, la FSU estime que "depuis plus de cinq ans, l'enseignement du créole au lycée hÎtelier est une réelle réussite", mais le syndicat regrette que "chaque année cette option est remise en cause".

C'est une attitude injuste et Ă revoir. Il y a des incidents graves en MĂ©trpole, mais pas pour ce genre de choses. Pour nous, le directeur doit s'expliquer ou au moins ĂȘtre mutĂ© ailleurs.